mardi 18 juin 2024

Dragan Mladenovic : « À Dunkerque des souvenirs éternels »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Très proche dans le suivi de la carrière de joueuse de tennis de sa fille, Kristina, Dragan Mladenovic, l’ancien gardien de Dunkerque (1992-2004, élu meilleur gardien du championnat en 1998), Pontault (2004-2006) et Dijon (2006-2008), revient sur les grandes émotions de son parcours (à l’âge de 45 ans). Lui qui avait l’habitude de faire le show.

Que devenez-vous ?

Dragan Mladenovic : ma principale occupation est de travailler auprès de ma fille Kristina. Quand j’ai stoppé ma carrière de joueur de handball, je suis allé dans cette direction. Je m’implique beaucoup dans sa préparation physique.

Quelles sont les ambitions de Kristina pour 2021 ?
Comme chaque année, on se prépare et on espère qu’elle aura les meilleurs résultats possibles.

« Il existait dans ce club une grande solidarité entre nous tous »

Votre carrière de handballeur s’est grandement faite à Dunkerque. Quels souvenirs conservez-vous de cette ville et de ce club quand vous êtes venu de Yougoslavie ?

Mes souvenirs sont éternels là-bas. De grands et beaux souvenirs. Pour être sincère, j’ai eu de bonnes vibrations dans ce club dès le premier jour. Il n’avait pas grand-chose à voir avec maintenant. Quand je suis arrivé dans ce club, il était en pleine construction.

Le président Nicolas Bernard était une personne exceptionnelle. Il n’y avait pas beaucoup de moyens avec un budget assez limité par rapport à d’autres. Cependant, il existait dans ce club une grande solidarité entre nous tous. C’était une grande force.

Progressivement, le club était monté de niveau. On avait disputé plusieurs fois la Coupe d’Europe. Malheureusement, on a perdu quelques fois en finale, en Coupe de France (2000), en Coupe de la Ligue (2002).

Cependant, au départ il y avait à tout casser 500 personnes qui assistaient aux matches. On avait fini à guichets fermés. La ville de Dunkerque reste aussi chère à mon cœur. Mes enfants sont nés là-bas. J’y ai gardé des amis. Les Dunkerquois sont des gens chaleureux.

Dragan Mladenovic « J’ai été un joueur professionnel qui a respecté son travail »

Avez-vous des regrets dans votre carrière ?

Pas spécialement. J’ai été un joueur professionnel qui a respecté son travail partout où je suis passé.

Suivez-vous toujours l’USDK ?

Beaucoup moins. Je voyage énormément. Avec le tennis, c’est comme cela que cela se passe. Finalement, je suis assez peu en France.

Qu’est-ce qui fait la différence entre les grands gardiens actuels et ceux de votre époque ?

On ne peut pas comparer. Il en va de même sur la personnalité des gardiens. Ils peuvent être différents. Cela dépend aussi de leurs défenses et de la stratégie. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte. Mais quand on est gardien cela se travaille. C’est un poste particulier.

Quel regard portez-vous sur la carrière réalisée par un Thierry Omeyer ?

Chapeau ! Un gardien exceptionnel. Son palmarès parle pour lui. Il a été parmi les meilleurs du monde si ce n’est le meilleur à son poste. Cela a été une chance d’avoir pu jouer contre un gardien de cette dimension.

Vous aviez marqué les esprits en Coupe d’Europe en marquant un but. Ce n’est plus possible maintenant…

C’est bien dommage ! Les règlements ont beaucoup changé. Conclure une telle action de la sorte est une bonne chose pour le spectacle. Toute personne qui se rend dans une salle ne peut que se réjouir de voir un gardien aller marquer. On pouvait aller tirer les penaltys, faire des contre-attaques. On faisait plaisir au public qui ne peut plus vraiment être témoin de ce genre de choses. Cela m’attriste un peu.

Propos recueillis par Jean-Marc Azzola

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