La première convocation d’Estéban Lepaul avec les Bleus récompense une trajectoire pour le moins surprenante. L’attaquant du Stade Rennais, désormais appelé par Zinédine Zidane, était loin d’être considéré comme un futur international lorsqu’il évoluait encore à l’Olympique Lyonnais.
Passé par le centre de formation lyonnais, Lepaul n’avait finalement pas été conservé pour intégrer le groupe professionnel. Pourtant, ses qualités de finisseur avaient déjà marqué les éducateurs du club. Stéphane Roche, ancien directeur du centre de formation de l’OL, se souvient notamment d’un joueur au profil particulier, attachant et parfois sujet au doute.
« Estéban reste un joueur qui m’a marqué par son côté atypique, sa personnalité », explique-t-il à RMC. Son principal atout était alors sa présence dans la surface et sa capacité à enchaîner rapidement contrôle et frappe. Roche évoque même un joueur capable de déclencher ses tirs avec une vitesse impressionnante, au point de le comparer à Lucky Luke.
Un physique longtemps considéré comme un frein
Si Lepaul possédait déjà un véritable instinct de buteur, son développement physique représentait en revanche un obstacle. Selon Stéphane Roche, l’attaquant était particulièrement développé au niveau du bas du corps, mais manquait encore de puissance et de résistance dans le haut du corps.
À lireOM : Bruno Genesio pourrait écarter Angel Gomes contre le PSGCe retard pouvait être compensé chez les jeunes catégories, mais devenait davantage problématique en U19 et en Youth League. Son manque d’impact physique limitait notamment son influence dans le jeu de préparation, ce qui pouvait expliquer certaines décisions de ne pas le retenir.
Quelques années plus tard, le parcours de Lepaul apporte une réponse spectaculaire à ces interrogations. Désormais au Stade Rennais et appelé pour la première fois en équipe de France, l’attaquant a lui-même reconnu avoir beaucoup travaillé sur son physique ces derniers mois. Une évolution qui lui a permis de franchir les différents obstacles et d’atteindre finalement les portes des Bleus.

