dimanche 11 avril 2021

Erik Zabel : « Ackermann est mon digne successeur »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Vainqueur à six reprises du maillot vert sur le tour de france (1996, 1997, 1998, 1999, 2000 et 2001), l’allemand erik zabel, 146 victoires dont 12 sur le tour et 8 sur la vuelta, 9 classiques dans sa besace (Milan-San Remo 1997, 1998, 2000 et 2001, paris-tours 1994, 2003 et 2005, amstel gold race 2000, hew cyclassics 2001), aujourd’hui manager chez canyon pro sport, nous apporte son regard sur les sprinteurs 2021.

Qui est selon vous le meilleur sprinteur aujourd’hui ?

Question difficile (sourire) ! Mais je pense à deux coureurs en particulier : Sam Bennett et Caleb Ewan. Ils n’ont pas du tout le même profil. Sam Bennett a remporté le maillot vert lors du dernier Tour de France. Il a démontré qu’il était le plus constant. Mais Caleb Ewan est malgré tout le plus rapide à mon sens. Il s’est imposé aussi sur quelques étapes (à Sisteron et Poitiers, Ndlr) avec ses propres caractéristiques.

Mais attention il y a aussi une nouvelle étoile montante en Allemagne qui s’appelle Pascal Ackermann. Il va falloir s’en méfier de plus en plus. Derrière, il y a aussi de jeunes spécialistes qui poussent fort en Allemagne. Max Walscheid a également remporté des courses importantes ces dernières saisons.

Erik Zabel : « Un trio Bennett, Ewan, Ackermann se dégage »

Et qu’avez-vous pensé du net recul de Peter Sagan qui a battu votre record de maillots verts sur le Tour ?

Cela n’a pas été une année commode pour Peter, effectivement. Quand la crise sanitaire a éclaté, il était confiné à Monaco. Ce n’était évidemment pas l’idéal pour s’entraîner normalement. La situation demeurait peut-être un peu plus simple dans d’autres pays européens comme en Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas… Mais moins pour travailler dans des conditions plus normales, pour des coureurs européens du sud comme en Italie, Espagne…

Voyez-vous quelques surprises émerger ou Ewan et Bennett confirmeront-ils leur statut en 2021 ?

Avec Pascal Ackermann, je m’attends à une confirmation de leur part. Car, après leur crash dans le Tour de Pologne, Dylan Groenewegen et Fabio Jakobsen ne sont toujours pas revenus dans le coup. De ce fait, Bennett, Ewan et Ackermann composent le trio qui se dégage vraiment au sprint. Ces trois-là devraient être encore à leur avantage cette année.

« Arnaud (Démare) est aussi un sprinteur de classe mondiale »

Arnaud Démare, coureur qui a le plus gagné en 2020 (14 victoires), ne fait donc pas partie de vos choix…

Je ne l’ai pas mentionné immédiatement. C’est probablement une erreur de ma part (sourire). Arnaud est aussi un sprinteur de classe mondiale. Il a été magnifique lors du dernier Giro. Après le confinement, il a aligné les victoires. Je me souviens notamment de son splendide succès lors du championnat de France. Il a vraiment été impressionnant. Il fait partie des meilleurs.

En 2020, il a franchi un nouveau cap. Il se bonifie avec le temps. Mais il n’était pas au départ du dernier Tour de France, et quand cela arrive, on a tendance à vous oublier. Mais je suis heureux d’avoir appris qu’il en sera cette fois cette année.

Ackermann est-il le nouveau Erik Zabel ?

Chacun est différent. Il est en train d’écrire sa propre histoire. Il a prouvé qu’il était capable de remporter un classement général par points sur un grand Tour. Alors pourquoi pas…

Qu’est-ce qui a le plus changé chez les sprinteurs par rapport à votre époque ?

Pas mal de choses. La manière de s’entraîner a notamment beaucoup évolué. Les gars s’entraînent de façon beaucoup plus efficace. La manière de courir a beaucoup changé aussi. Quasiment systématiquement on voit des coureurs attaquer très fort quelques kilomètres après le début d’une course.

Dans l’emballage final, c’est très rude aussi. A mon époque, le scénario était différent. Le départ se déroulait davantage en douceur avec un final par contre bien enlevé. Sans oublier que la vitesse au sprint est bien plus rapide de nos jours.

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