lundi 4 mars 2024

L’Euro comme vous ne le verrez jamais (Groupe B) : Gagner l’Euro sans être qualifié, bravo le Danemark !

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On connaît tous les grandes histoires des 24 équipes qui participent à l’Euro. Mais aujourd’hui, le Quotidien du Sport vous fait découvrir les petites histoires des pays, à travers des anecdotes. Des anecdotes sur un joueur ou bien sur l’équipe elle-même. Le groupe B : Danemark, Finlande, Belgique et Russie.

Danemark (10ème au classement FIFA) : victoire en 1992 sans être qualifié !

Pour l’Euro 1992, le Danemark a échoué à se qualifier. Mais c’est pourtant aujourd’hui le titre au palmarès de la sélection danoise. 2e de son groupe derrière la Yougoslavie, le Danemark ne devait pas décoller pour la Suède.

Mais l’éclatement de la guerre civile en Bosnie pousse l’ONU à prendre des sanctions contre la Yougoslavie. De ce fait, l’UEFA exclue l’équipe de Yougoslavie. C’est donc le Danemark qui est repêché, et qui est l’invité de dernière minute.

2e de son groupe derrière le pays hôte, le Danemark arrive jusqu’en finale et bat les favoris allemands 2 buts à 0. Le pays nordique réalise lors de cet Euro une performance qui n’a pas été revue depuis. Ils ont réussi à battre les trois derniers vainqueurs de la compétition : la France, les Pays-Bas et l’Allemagne.

Pourtant privés de leur star Michael Laudrup, en froid avec le sélectionneur, les Danois font preuve d’une extrême solidarité tout au long du tournoi. Décomplexés, les coéquipiers de Peter Schmeichel entrent définitivement dans l’histoire face à l’Allemagne.

Finlande (54ème) : l’Euro, c’est tout nouveau !

2e de son groupe de qualifications derrière l’Italie, la Finlande est un peu l’invité surprise de cet Euro 2021. En effet, cette qualification est la 1e pour une compétition internationale pour ce pays de 5,5 millions d’habitants. Mais malgré ce statut d’invité surprise, les Finlandais peuvent se vanter d’avoir battu l’équipe de France au Stade de France à la fin de l’année 2020. Pas un mince exploit de battre les champions du monde chez eux…

A part Teemu Pukki, le buteur de Norwich très connu des adeptes du championnat anglais, aucun joueur ne crève l’écran dans cette équipe. On pourrait donc leur prédire un destin compliqué. Mais rappelez-vous de l’Islande en 2016. L’Euro était leur première compétition, et ils ont impressionné grand nombre d’observateurs.

Belgique (1er) : il faut penser au football Eden !

La Belgique est l’un des pays favoris pour cet Euro. Avec sa génération dorée, ils ne peuvent espérer autre chose que la victoire. Cependant, ils devront probablement faire avec un Eden Hazard en méforme, rongé par les blessures.

L’histoire remonte à quelques années, lorsque l’attaquant belge évoluait encore du côté de Chelsea. C’est son ancien coéquipier Filipe Luis qui raconte cette anecdote au Daily Mail. Selon le brésilien, Eden Hazard est l’un des joueurs les plus talentueux qu’il a côtoyés. Mais aussi l’un des plus désinvoltes. Avant les matchs, Eden Hazard « ne s’entraînait pas bien, il jouait à Mario Kart » témoigne le défenseur. Etait-ce un manque d’ambition ou de motivation ?

On connaît l’aptitude d’Eden Hazard à se surpasser lorsqu’il joue avec les Diables Rouges, mais on doute cette année de son niveau. La Belgique devra tout de même compter sur lui, son maître à jouer Kevin De Bruyne étant forfait pour le 1er match face à la Russie.

Russie (38ème) : 12 ans de goulag pour le meilleur joueur russe en 58 !

En 1958, Edouard Strelstov est le meilleur buteur soviétique de l’époque. Pourtant, sa carrière s’est stoppée nette. Cette année-là, il refuse de se marier avec la fille d’un protégée de Nikita Khrouchtchev, nouveau maître de l’URSS. Quelques jours avant d’embarquer avec la sélection, il est arrêté et accusé de viol. Il aurait violé la fille d’un haut dignitaire communiste. Il est condamné à 12 ans de camp disciplinaire (le goulag).

A 21 ans, c’est un violent coup d’arrêt. Il est libéré après plus de 4 ans d’enfermement et retrouve son club. Mais il ne défendra plus jamais les couleurs de son pays lors des compétitions internationales, ayant fait de la prison. Il met fin à sa carrière en 1970, alors qu’il a réussi à encore être meilleur joueur d’URSS en 1967 et 1968. Preuve de son talent irréfutable, il est toujours considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs joueurs soviétiques de l’histoire.

Après la chute de l’URSS, il est révélé que cette affaire de viol était un complot fomenté par le régime. Un bien triste destin que celui d’Edouard Strelstov.

Lire aussi les anecdotes du groupe A

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