jeudi 25 avril 2024

Fernando Barbeito : « Je retrouve la philosophie de Barcelone à Créteil »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Arrivé cet été aux commandes de l’équipe cristolienne, Fernando Barbeito a rapidement pris ses marques. Après une expérience riche, notamment à Barcelone, l’entraîneur espagnol ne cache pas sa satisfaction de voir Créteil répondre à ses exigences dès cette saison. Entretien pour Le Quotidien du Sport et Handball magazine.

Comment jugez-vous la saison jusqu’à présent ?

Je suis plutôt content de la première partie. C’est le résultat de notre travail. On a commencé une préparation très dure. C’était normal. Il y avait pas mal de changements, notamment un nouvel entraîneur, une nouvelle façon de jouer. On avait besoin de temps pour que tout se mette en place, pas seulement pour les joueurs, mais aussi pour moi. Je voulais voir s’ils étaient réceptifs à mes principes de jeu. Et je peux dire que je suis heureux. Dès les matches amicaux on a pu voir des choses intéressantes.

On a connu trois, quatre semaines de baisse de rendement, notamment en octobre, mais, à contrario, on a récupérés certains points grâce à de belles victoires comme Limoges. Nous avons pris des points contre Toulouse et Nîmes, deux Européens. On a fait de bons matches contre Nantes, Montpellier, le PSG et Aix. A la fin de la phase aller, on a fini avec 11 points alors que le maintien s’est joué avec 18 points l’an passé.

Il faut garder notre état d’esprit et continuer d’être sérieux pour atteindre notre objectif premier ; le maintien. Après, on verra si on peut finir le plus haut possible. On est sur le bon chemin. Tout n’est pas fait. Tous les matches sont difficiles. La Starligue démontre qu’elle est très compétitive.

En tant qu’ancien de Barcelone, êtesvous surpris par l’implication mise à Créteil pour grandir encore ?

Pour être honnête, j’ai été agréablement surpris par tout le club, dans son ensemble. Je le connaissais pour son histoire et pour y avoir joué, la Ligue des Champions, dans ce même Palais des Sports. C’était en 1990. En Espagne, on sait que la France avait un championnat très professionnel, mais j’ai été surpris par la réalité. La réalité est que c’est encore plus professionnel. Les clubs, l’organisation et bien évidemment les joueurs.

Toutes les équipes ont une exigence de haut niveau. On ne peut pas nier les différences entre un club comme Barcelone et Créteil. Barcelone est l’un des trois meilleurs clubs au monde. Et pour moi, c’est le meilleur (sourire). On ne peut pas faire de comparaison. A la limite, le PSG oui. Au niveau du travail, je suis heureux de ce que j’ai entre les mains. On va continuer à travailler maintenant. Je suis très content à Créteil.

« Consolider le club en Starligue »  

Qu’est-ce qui vous a séduit pour venir à Créteil ?

C’est un club historique du championnat de France. J’avais au moins cinq bonnes raisons de venir ici. Déjà, il y a une proximité avec Paris. La facilité de venir ici. La liaison directe entre Barcelone et Paris pour retrouver de temps en temps ma famille. C’était important. Ensuite, sportivement, c’est un vrai défi. Créteil est un club avec une vraie histoire dans le handball français. Il a démontré qu’il a fait des choses intéressantes ces dernières années. Je me retrouve aussi dans sa philosophie.

Ces dernières années, il est vrai qu’il a manqué de stabilité avec des aller-retours entre Proligue et Starligue. Mais il est important de consolider le club en première division. Sans pour autant dénaturer sa philosophie et sa vocation à faire émerger des jeunes joueurs de son centre de formation. C’est une référence avec des joueurs comme Remili, Descat ou Kervadec.

Aujourd’hui, on peut penser à Sissoko qui sont des joueurs de niveau international. C’est important de vouloir d’abord compter sur sa formation avant de regarder ailleurs. C’est un peu la philosophie de Barcelone. J’aime travailler avec de jeunes joueurs. On fera en sorte de continuer dans cette voie. Je ne pouvais qu’accepter la proposition de Créteil. Je ne regrette rien. On a encore beaucoup de travail devant nous.

Fernando Barbeito vise la coupe d’Europe

Imaginez-vous un jour ramener Créteil en Coupe d’Europe ?

(Sourire) On en est encore loin. Aujourd’hui, ce n’est pas l’objectif du club, ni le mien. On doit d’abord consolider la place de Créteil en première division avec des joueurs de la maison. On veut encore grandir et faire grandir nos jeunes sur les deux-trois ans qui viennent. Il y a plusieurs voies de travail. Avec les pros et avec les jeunes. On sent qu’il y a belle génération qui arrive.

Espérez-vous continuer longtemps à Créteil ?

Je m’étais promis de parler français en arrivant. C’est le cas depuis le premier jour. Je fais les entraînements en français. J’ai un contrat de trois ans (2+1). J’aime les projets. Je trouve que celui de Créteil l’est totalement, je suis très fier d’en faire partie. Je ne vais pas cacher que j’aimerais vraiment m’inscrire sur du long terme ici. On a une bonne structure. On a l’envie de bien faire. Je suis bien entouré. Je veux continuer encore longtemps à Créteil. Une ville importante du handball français avec la Maison du Handball.

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