samedi 13 avril 2024

Formation à l’OM : Boubacar Kamara, l’arbre qui cache le désert

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Jérémy Kinot
Jérémy Kinot
Journaliste

Si les supporters ne cessent de répéter que « l’OM est le plus grand club français », c’est très loin d’être vrai au niveau de la formation. C’est même tout le contraire.

Dans l’ensemble de son histoire, les Phocéens ont vu très peu joueurs formés au club s’imposer au plus haut niveau. Si Boubacar Kamara peut avoir une très belle carrière (il a déjà 3 sélections chez les Bleus), il reste le seul depuis une quinzaine d’années dans ce cas. En dehors peut-être de Maxime Lopez, bradé à Sassuolo en 2020 (contre 2 millions d’euros), à l’âge de 22 ans, et qui aujourd’hui est valorisé à hauteur de 15 millions d’euros.

Depuis Mathieu Flaminini, Samir Nasri et les frères      Ayew, seul Gary Bocaly a  laissé une trace au plus haut niveau, en gagnant deux titres de champion (2010 avec l’OM, 2012 avec Montpellier).

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Au cours des cinq dernières années, le Isaac Lihadji a fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, c’est un échec. Après un transfert controversé à Lille (contre 300 000 euros), le prometteur ailier de 21 ans (il les aura le 10 avril) est aujourd’hui en Championship, à Sunderland, qu’il a rejoint en janvier, sous la forme d’un prêt, sans avoir joué la moindre minute dans le nord cette saison (13 apparitions la saison dernière).

Pablo Longoria a pris les choses en main

Aujourd’hui, certains jeunes du centre pointent le bout de leur nez sur le banc de l’OM, mais sans grand espoir de se faire une place dans le onze d’Igor Tudor.  Les jeunes les plus proches de l’équipe première, comme le Camerounais François Régis Mughe (18 ans, auteur du but de l’égalisation dans les arrêts de jeu contre Annecy, en Coupe de France) ou le Turc Bartug Elmaz (20 ans) n’ont pas été formés à Marseille,  mais arrivent de l’étranger (l’école de football des brasseries du Cameroun, à Douala et Galatasaray).

En début de saison, ce manque cruel de joueurs formés au club a nuit à l’équipe première. Les Marseillais n’ont pu compter que sur 20 joueurs dans la liste A en Ligue des Champions, alors qu’il aurait pu en disposer de 23, avec les places destinées à des éléments issus de la formation interne. Or, dans l’effectif professionnel actuel, aucun joueur ne répondait à ce critère.

Devant ce constat criant, Pablo Longoria a décidé de prendre les choses en main, avec une refonte du Centre de formation, à travers l’arrivée de Marco Otero, en provenance de Valence. « J’ai souhaité hausser le niveau d’exigence (…) C’est pour cela que nous sommes allés chercher Marco Otero, » expliquait le patron de l’OM, en septembre dernier, chez nos confrères de La Marseillaise. « Il a fait un travail extraordinaire à Valence. ». L’idée générale « n’est pas la Nationale 3, ni d’aller gagner la Youth League. Non, l’idée, tient en un mot : la formation ! »

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