mardi 6 décembre 2022

Franck Maurice : « Dunkerque est une grande place du hand français »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Après huit années du côté de Nîmes (fin mars, après la défaite contre Montpellier, il a cédé sa place à son adjoint Yann Balmossière, Ndlr), Franck Maurice prendra la destinée de l’équipe de Dunkerque pour les trois prochaines saisons avec l’ambition de ramener le club nordiste vers les sommets.

Comment se passent ces moments d’attente avant de rejoindre Dunkerque ?

Il faut savoir prendre du recul et être en dehors de la pression, ainsi que de l’accélération de cette fin de saison. C’est aussi des moments importants personnellement. S’il n’y avait pas ce nouveau projet dunkerquois derrière, je l’aurais peut-être vécu différemment. Ça me permet de me régénérer et de préparer la suite avec calme et surtout du temps, et avec beaucoup d’enthousiasme.

Ce temps permet-il de se retourner sur sa carrière ?

C’est aussi le moment de se poser, regarder ce que l’on a pu faire même si je ne suis pas du genre à regretter. Ce qui a été fait ne peut pas être changé. C’est très enrichissant de voir ce que le temps nous a apporté. C’est passer le cap des instants difficiles. Le reste nous permet de préparer au mieux l’avenir.

Franck Maurice prêt pour un nouveau challenge

Comment décrieriez-vous votre histoire avec Nîmes ?

Je suis fier de ce que l’on a réalisé avec les personnes qui m’ont accompagné dans cette aventure, que ce soit le staff ou les joueurs. On a replacé Nîmes à un endroit qui est le sien et qu’il mérite. C’est un club historique qui a la capacité pour jouer avec les équipes qui comptent dans ce championnat de plus en plus difficile.

C’est un niveau élevé encore cette année. On a réussi en partant d’une équipe relégable, on a fait resurgir ce que sont les valeurs du club et qui nous ont porté jusqu’à la 3ème place et la Coupe d’Europe. Avec des accomplissements individuels, à l’intérieur de cette belle aventure, qui ont été forts. Mohamed Sanad a marqué son 1000ème but. Il y a eu des joueurs devenus internationaux comme Elohim Prandi.

D’autres sont de vrais symboles du club comme Julien Rebichon et Benjamin Gallego. Il y a l’émergence de Rémi Desbonnet. Ce n’est pas si souvent de voir un entraîneur passer huit ans au même endroit. J’ai eu la chance d’avoir la plus longue longévité à l’intérieur du club. J’ai un sentiment de devoir accompli quelle que soit la fin aujourd’hui.

« Je sais ce qu’il faut à une équipe pour gravir les marches de ce championnat »

Avez-vous l’envie de durer aussi longtemps à Dunkerque maintenant ?

J’arrive déjà avec beaucoup de respect pour le travail de Patrick (Cazal) et Arnaud (Calbry). Je passe derrière quelqu’un qui a eu un moment de vie très long avec le club. Il y a beaucoup d’admiration pour ce qui a été fait à Dunkerque. C’est l’envie de repartir comme cela a été le cas avec l’USAM, il y a huit ans. J’ai le même enthousiasme et une énergie plus forte, riche de mon expérience. Je sais ce qu’il faut à une équipe pour gravir les marches de ce championnat, même si elles sont plus hautes qu’il y a quelques années. Je connais aussi les dangers qui attendent ce genre de progression.

Quels sont les objectifs avec Dunkerque ?

Pour le club, pour le staff qui va arriver et les joueurs, il y a des éléments motivants et entraînants. On a envie de mettre en place de grandes choses. Dunkerque est un club historique et une grande place du handball français. Les gens sont contents pour moi et le projet. Dunkerque compte dans le paysage du hand français.

Il y a plein de grandes choses à faire. C’est un réel challenge. Il y a beaucoup de motivation de la part des dirigeants et des personnes en place. On veut continuer ce qui a été mis en place jusqu’à présent et lui donner une énergie et une forme différente. Je suis dans la même situation que Patrick (Cazal) aujourd’hui au moment de quitter Nîmes. Les dirigeants cherchent à donner une nouvelle dynamique. Je vais essayer d’apporter ça dès la prochaine saison.

Dunkerque prêt à bousculer la hiérarchie

Avez-vous des ambitions pour Dunkerque sur les prochaines années ?

Il faut respecter le travail actuel et laisser finir la saison. Ensuite, il faudra découvrir et prendre en mains les structures ainsi que les joueurs. On va chercher à mettre notre patte et trouver notre mode de fonctionnement au quotidien. On a envie de progresser dans la hiérarchie de notre championnat. Ça doit aller de manière progressive en mettant ce que l’on souhaite mettre en place. Il y a des habitudes de travail que l’on va vouloir inculper, tout en donnant une énergie positive à l’équipe.

On veut travailler dans un climat serein et propice à l’épanouissement de chacun. C’est valable à tous les étages du club et notamment à la formation. C’était notre force à l’USAM. Faire en sorte que les jeunes puissent s’identifier aux joueurs de l’équipe première. On a envie de donner cette énergie aux gamins du club. On connaît la mission qui est la nôtre. On veut refaire de Dunkerque une locomotive des Hauts-de-France.

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