samedi 13 avril 2024

Gauthier Ivah (Cherbourg) : « Ma progression montre que le travail paie »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Depuis deux ans, Gauthier Ivah démontre tout son talent en ProLigue avec Cherbourg. Recruté par Limoges, jusqu’en 2025, le champion du monde juniors 2019 fera tout pour s’imposer en StarLigue. Entretien pour Handball magazine et Le Quotidien Du Sport.

Comment vivez-vous vos derniers matches en ProLigue avec Cherbourg ?

Il va me rester beaucoup de souvenirs avec Cherbourg et beaucoup de choses sur le plan sportif cette saison. Au départ, on espérait aller chercher le plus haut possible. Finalement, on se retrouve à une place mitigée. Sur un plan personnel, c’était un peu plus compliqué, mais c’est le sport. Il y aura eu des satisfactions, quand même, sur cette saison.

Faut-il passer par de telles saisons pour grandir ?

Ça fait partie de la vie d’un sportif, savoir gérer les contre-performances pour continuer à aller plus haut.

A 24 ans, sentez-vous que votre progression est constante depuis vos années au PSG, puis votre premier contrat pro à Massy et Cherbourg, avant donc ce nouveau chapitre avec Limoges ?

Comme tout jeune du centre de formation, on a vocation à jouer en D1. J’ai pu y goûter en côtoyant les pros du PSG, mais je savais que la marche était encore haute pour le jeune du centre que j’étais. A l’époque, j’ai préféré aller en ProLigue avec Massy pour me montrer. J’ai rejoint ensuite Cherbourg pour viser une montée sportive et gagner en visibilité pour aller plus haut. Tout est allé vite, logiquement. C’était une belle progression. Ça montre que le travail paie.

« Limoges coche toutes les cases »

Estimez-vous être un joueur différent par rapport au joueur que vous étiez le premier jour en arrivant en ProLigue?

Si on m’avait dit en arrivant à Cherbourg que j’allais signer à Limoges au bout de deux ans, je pense que je ne l’aurais pas cru. Ce Gauthier est différent.

A-t-il encore plus faim ?

Aujourd’hui, je connais un peu plus les exigences du haut niveau. Je suis quelqu’un qui aime le challenge et qui aime travailler. J’ai encore plus envie de travailler pour réussir.

Limoges est-il le bon choix ?

C’est un club qui est bien structuré. Il a une belle progression sur les dernières années. C’est un beau projet. Il veut réunir et fédérer toute une ville autour du handball et du basket. C’est pour moi un défi de m’imposer dans ce contexte. Limoges coche toutes les cases pour ma progression.

N’avez-vous pas eu des regrets, notamment avec la finale perdue l’an passé face à Sélestat de ne pas monter avec Cherbourg ?

Forcément, j’en ai eus, mais c’est passé. Dans une finale, il y a des perdants et des gagnants. Sélestat a déjoué les pronostics. Cela aurait été incroyable de donner l’accession à Cherbourg. Pour les gens du club qui y travaillent. Pour toute une ville et une région. Ce club mérite de voir plus haut.

Meilleur gardien de ProLigue en 2022, arrivez-vous avec des certitudes en remplaçant notamment Yann Genty à Limoges ?

Ça me donne des certitudes et de la confiance, mais il ne faut pas se reposer là-dessus. Il faut continuer à travailler et aller de l’avant. Les titres individuels sont bien. Ça permet d’élargir le CV, mais il faut avancer et toujours se challenger. Je vais aller à mon rythme et saisir les opportunités. Mais il y a encore du boulot !

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