jeudi 29 septembre 2022

Guirado, Picamoles, Trinh-Duc, Ouedraogo, Maestri la génération 2010 et 2011 raccrochent le ballon ovale

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Avec la retraite des Médard, Ouedraogo, Trinh-Duc, Guirado ou Picamoles, ce sont aussi les derniers vestiges du Grand Chelem de 2010 et de la Coupe du Monde 2011 qui disparaissent.

Ils ont entre 34 et 36 ans, et après avoir connu leur sommet dans les années 2010, avoir prolongé, pour certains, le plaisir avec les Bleus jusqu’en 2019, ils ont tous décidé d’arrêter les frais. Avec leur retraite, ce n’est pas moins de 540 sélections qui disparaissent du paysage du rugby français. Et parmi eux pas moins de quatre anciens capitaines ; Guirado (32 fois), Maestri (2), Picamoles (1) (et Bastareaud qui s’interrogeait), avec plus ou moins de réussite certes, et surtout le sentiment, en les voyant arrêter, qu’une page se tourne vraiment au moment où le XV de France redevient une des meilleures nations du monde.

Car ces quatre capitaines là représentent quand même les années de galère des Bleus, les périodes Novès et Brunel, entre 2016 et 2019. D’ailleurs, parmi tous ceux qui raccrochent cette année, aucun n’a été appelé par Fabien Galthié depuis le début de son mandat de sélectionneur en 2020.

Parra, le dernier des Mohicans

En rajoutant à cette liste franco-française d’autres futurs retraités internationaux étrangers (au choix, le pilier Moldave de l’UBB, Vadim Cobilas, les 3èmes lignes samoan et néo-zélandais de Toulouse et de La Rochelle, Joe Tekori et Victor Vito), c’est une équipe entière qui quitte le Top 14, la génération (née au quidam des années 80) qui a eu tant de mal à assurer la transition après le dernier Grand Chelem de 2010 et la finale de Coupe du Monde 2011. Bastareaud, Médard, Ouedraogo et Trinh-Duc, Guirado et Picamoles en étaient. De ce Tournoi 2010 et de cette finale perdue face aux Blacks, il ne reste que Morgan Parra (33 ans) encore en activité.

Le dernier des Mohicans a décidé de faire de la résistance du côté du Stade Français et laisser à ses aînés le soin de tourner une page essentielle de l’histoire d’un XV de France qu’ils ont presque tous marqué de leur empreinte. En 82 capes, Picamoles n’a jamais réussi à accrocher un Tournoi, mais avec trois Coupes du monde (une finale, deux quarts de finale), il aura souvent été un des principaux arguments offensifs des Bleus, à l’instar d’un Guirado qui présente le même parcours, entre 2008 et 2019, lui aussi passé entre les mailles du filet lors du Grand Chelem 2010.

Des bleus qui jouent avec le feu

Dans la même période, Trinh-Duc (10 Tournois, 1 Coupe du monde), Médard (7 Tournois, 2 Coupes du monde) et Bastareaud (7 Tournois, 1 Coupe du monde) ont été les plus performants face à Maestri (5 Tournois, 1 Coupe du monde) et Ouedraogo (4 Tournois, 2 Coupes du monde) alors que Beauxis est le seul de la bande à avoir participé à la Coupe du Monde 2007 (demi-finaliste).

Toutes ces figures du rugby français de la décennie 2010-2020 ont pour la plupart depuis quelques années déjà transmis le témoin dans leur club à d’autres internationaux prêts à prendre la relève, Médard à Jaminet au Stade Toulousain, Trinh-Duc à Jalibert à l’UBB, Maestri à Azagoh au Stade Français, Bastareaud à Crétin au LOU et Picamoles à Woki à l’UBB. A eux désormais d’écrire leur propre histoire…

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