mardi 4 octobre 2022

Jay Hindley se prépare à vivre la Vuelta dans la peau d’un favori

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Deux ans après avoir échoué sur le fil face à Geoghegan-Hart, le grimpeur australien Jay Hindley a pris sa revanche en dominant Carapaz dans les ultimes kilomètres du dernier Giro. A 26 ans, le successeur de Cadel Evans est au départ de la Vuelta et des championnats du monde, chez lui, à Wollongong, avec de grandes ambitions.

Vrai : en Pologne, son premier podium en World Tour

Si son succès dans le dernier Giro est effectivement son premier dans l’élite, il n’a pas attendu ses 26 ans pour monter sur un podium d’une épreuve Word Tour. Il n’avait en effet que 23 ans lorsqu’il finissait 2ème du Tour de Pologne, en 2019, sous les couleurs de Sunweb. C’est d’ailleurs lors de ce Tour qu’il se révélait vraiment, en même temps que le vainqueur, un certain Jonas Vingegaard…

Faux : Hindley a gagné une étape sur le Tour

Avec Sunweb d’abord, devenu DSM, puis Bora-hansgrohe depuis cette saison, il n’a jamais été programmé pour disputer le Tour de France. Après quatre participations au Giro, de 2019 à 2022, après une Vuelta en 2018, il devait enchaîner Italie-Espagne l’an passé avant qu’une blessure à la selle ne l’oblige à déclarer forfait. En 2023 peut-être…

Vrai : il est le premier australien vainqueur du Giro

Avant sa victoire cette année, jamais aucun Australien n’avait gagné le Tour d’Italie. Seul Cadel Evans, en 2013, avait réussi à monter sur le podium (3ème), et Jai Hindley lui-même avait fini 2ème en 2020. Il rejoint Cadel Evans, le premier Australien de l’histoire à avoir gagné un des trois grands Tours, le Tour de France en 2011.

Vrai : en 2020 il est a égalité de temps sur le chrono

C’est lors de son deuxième Giro, en 2020, après avoir terminé 35ème en 2019, qu’il endosse pour la première fois le maillot de leader. Après avoir remporté la 18ème étape et terminé 2ème de la 20ème, il se retrouve co-leader, à égalité de temps avec Geoghegan-Hart, le vainqueur de l’étape et futur vainqueur du Giro après le dernier contre-la-montre. Jamais pareil scénario ne s’était produit dans l’histoire du Tour d’Italie.

Faux : Hindley a largement dominé le Giro 2022

Avec, au final, seulement 1 minute et 18 secondes d’avance sur Carapaz, qui était leader depuis la 14ème étape, Hindley n’a pris le maillot rose de leader que la veille de la 21ème et dernière étape, le contre-la-montre de Vérone. C’est dans l’étape reine de ce Giro, entre Belluno et Marmolada, à travers les Dolomites, qu’il a fait la différence, mettant Carapaz à 1m30, juste assez pour le devancer et gérer le chrono du lendemain où il ne concéda que 4 secondes à l’Equatorien… Après avoir échoué en 2020 en perdant le maillot rose lors de l’avant-dernière étape, il a pris sa revanche au même moment deux ans après.

Vrai et faux : il n’a pas gagné de course sur le World Tour

2ème du Tour de Pologne en 2019, 7ème en 2021, 5ème de Tirreno Adriatico en 2022… il n’a encore aucune course majeure à son palmarès (hormis le Giro), n’ayant pas terminé Liège-Bastogne-Liège cette année, 26ème de la Flèche wallonne, 18ème des Strade Bianche. Spécialiste des courses à étapes, sa progression passe par une victoire de prestige dans une Classique où son expérience est très limitée puisqu’il n’a découvert les Ardennaises que cette année se concentrant jusqu’à présent sur les épreuves italiennew

Vrai : Hindley rêve du Tour de France

En privilégiant toujours Giro et Vuelta, cette année encore, il a remis à plus tard sa découverte de la

Grande Boucle. S’il estime être encore trop tendre pour espérer y jouer un rôle de premier plan, il n’envisage pas de ne jamais y participer :

« Mon plus grand objectif est maintenant de faire le Tour de France, déclarait-il après sa victoire dans le Giro. C’est ma cinquième année pro, et le faire au moins une fois serait un grand pas en avant. Je ne parle même pas de faire le classement général, mais juste de faire le Tour. Ce serait déjà super spécial. Je serai peut-être là l’année prochaine. » Comme une fin en soi… « Le gagner, c’est le rêve ultime, poursuivait-il, il ne faut jamais dire jamais. Il faut avoir des objectifs en tête et ne pas rester là à dire que c’est impossible. »

Faux : Bora-Hansgrohe misait sur lui

Au début de ce Giro, Hindley n’était pas le leader attitré de l’équipe allemande qui avait plutôt

misé sur Wilco Keldermann, avec un leader de rechange nommé Emanuel Buchmann fort de l’expérience de huit grands Tours déjà effectués. Dans la hiérarchie, l’Australien n’arrivait qu’en troisième position.

Vrai : il a été adopté par l’Italie à 18 ans

Né à Perth, en Australie, il a fait sa vie en Italie, à 13 000 km de là, où il est arrivé à l’âge de 18 ans, plus

précisément à Pescara, sur la côte adriatique, où il est accueilli par Umberto Di Giuseppe, responsable de l’équipe Aran Cucine Vejus, avec laquelle il a écumé le circuit italien des moins de 23 ans et se faire remarquer par Jayco AIS Academy, la réserve de Mitchelton Scott où il a obtenu ses premiers résultats en Conti avant de passer professionnel chez Sunweb.

Vrai : Hindley vit en Espagne

Comme beaucoup de coureurs australiens, il a posé ses valises du côté de Gérone, sur la côte méditerranéenne espagnole, non loin de Barcelone, où la météo et la topographie lui permettent de s’entraîner dans de bonnes conditions hors saison. Son choix s’est avéré particulièrement payant au moment de la pandémie et l’a confirmé dans sa volonté d’y rester pendant toute sa carrière.

Tom Boissy

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