lundi 26 février 2024

Ihor Turchenko (Limoges) : « Je vise les sommets »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

L’arrière gauche ukrainien de 22 ans s’est engagé avec Limoges jusqu’en 2025 en provenance du club ukrainien du Motor Zaporozhye et il ne cache pas son ambition.

Pourquoi avez-vous décidé de vous engager avec Limoges pour deux saisons ?

Ce club représente un très beau projet pour moi. Je suis un jeune joueur. Ici, il y a un très bon coach (Alberto Entrerrios, Ndlr). On a pas mal échangé avant ma signature. Je ne regrette pas mon choix. Je suis bien ici et je peux évoluer dans un grand championnat. J’avais la garantie d’avoir pas mal de temps de jeu. C’est important à mes yeux.

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Mais comment s’est vraiment concrétisée votre arrivée ?

Les contacts se sont vraiment noués en novembre, décembre. Mes représentants m’ont parlé de cet intérêt. J’ai réfléchi. J’avais d’autres propositions. Mais celle-là était la meilleure. Je voulais jouer en France.

Comment se passe votre nouvelle vie en France et votre adaptation au club ?

Les premiers temps quand je suis arrivé ce n’était pas facile. Je ne parle pas français. Mais, dans l’équipe, pas mal de mes équipiers parlent anglais. Cela m’a facilité la tâche. Avec Alberto, je peux échanger en anglais aussi. Au départ, ce n’était pas évident quand il donnait des consignes en français à l’entraînement. Désormais, c’est mieux car je comprends davantage, mais je ne peux pas répondre (sourire). Je prends des cours de français.

Je me retrouve dans un groupe où des joueurs de basket, de rugby, de hand sont mélangés. Il y a des enseignants d’Ukraine. On peut même travailler en vidéo avec Zoom et Whatsapp. Sinon, Limoges n’est pas une très grande ville, mais elle me convient bien. Il y a tout ce qu’il faut, supermarchés, parcs…

Comment trouvez-vous les résultats de l’équipe depuis le début du championnat jusqu’à présent ?

Ils sont corrects. Mais on a malheureusement perdu récemment deux matches (contre Toulouse et Aix, Ndlr). Si on avait gagné, on ne serait pas 9ème, mais aux alentours de la 5ème, 6ème place. Contre Aix, il est vraiment dommage qu’on ait perdu. On avait de l’avance (jusqu’à 7 buts, Ndlr), mais on s’est finalement incliné de 3 (32-35, Ndlr). Je n’ai pas aimé car je déteste perdre.

« Je déteste perdre »

Limoges peut-il espérer finir dans le top 5 ?

On a une très bonne équipe entraînée par un très bon coach. On peut compter sur pas mal de joueurs expérimentés. Alors pourquoi pas. On va jouer le coup à fond.

Vous découvrez le championnat de France. Qu’est-ce qui vous marque le plus dans cette compétition ?

Qu’on joue le premier du classement ou la dixième équipe, le handball pratiqué reste très intense. Quel que soit l’adversaire, il se bat lors de chaque match. Pour un jeune joueur comme moi c’est important car je veux franchir une nouvelle étape dans ma carrière. Jouer contre des équipes de très haut niveau comme Paris ou Montpellier, c’est beaucoup d’expérience de gagnée. Je peux apprendre de ce genre d’adversaires de très haut niveau. Et le très haut niveau est ce que je vise.

Quels adversaires contre lesquels vous avez joués vous ont notamment impressionné le plus ?

Bien entendu il y a Nikola Karabatic. Malgré les années qui passent, cela ne l’impacte pas. Il reste très fort. Steins est également un joueur de top niveau. J’aime beaucoup aussi Hesham (le demi-centre de Montpellier, Ndlr).

Comment définiriez-vous vos qualités en tant que joueur ?

Je suis un joueur qui aime en particulier tirer de loin. Je pense aussi pouvoir apporter mon envie et mon enthousiasme.

Avez-vous un plan de carrière ?

Je ne sais pas dans quel club cela pourrait se faire, mais je veux viser les sommets. Je recherche le top niveau. J’aimerais tout gagner.

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