jeudi 23 mai 2024

Inédit : Saint-Amand-Montrond, la ville du vélo

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Déjà ville d’arrivée en 2001, 2008 et 2013, la ville natale de Julian Alaphilippe prépare son quatrième rendez-vous avec le Tour, le 9 juillet pour la 10ème étape. Emmanuel Riotte, le maire de la ville, nous explique pourquoi sa commune est « la ville du vélo ». Entretien pour Cyclisme Magazine et Le Quotidien Du Sport.

Votre ville est une habituée du Tour depuis vingt ans, quel rapport entretenez-vous avec la Grande Boucle ?

Si l’histoire entre Saint-Amand et le cyclisme s’apparente à une grande histoire d’amour, la relation entre la ville et ASO n’est qu’une succession de preuves d’amour. Outre le Tour, nous avons reçu 8 fois Paris-Nice, 5 fois le Tour de l’Avenir, 3 fois le Tour de France femmes, 1 fois le Grand Prix de France international, 8 fois Paris-Corrèze (organisée par Fignon), nous avons été pendant 19 ans ville départ du Trophée d’Or féminin, 3 fois de la Ladies Berry Classique, sans oublier le Tour du Limousin qui est passé chez nous à une reprise ou le superbe critérium en août 2023 qui avait attiré plus de 5000 spectateurs.

D’où vient cette culture vélo ?

L’ancien maire (1983-2007), Serge Vinçon, était un passionné de vélo et a tout fait pour développer la pratique, notamment en devenant la seule commune française à financer un pôle espoir cycliste qui est dirigé par Franck Alaphilippe, et porte d’ailleurs le nom de Julian Alaphilippe, l’enfant du pays, notre ambassadeur. Par ailleurs, la ville a deux labels ; Ville à vélo du Tour de France et Territoire à vélo.

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Recevoir une étape du Tour est donc si intéressant que vous remettez ça une quatrième fois, onze ans après ?

Il en coûte environ 200 000 euros à la commune pour être ville d’arrivée, sachant que le département et la région participent au financement. L’agence du développement du territoire et du tourisme a fait une étude en 2013 pour connaitre les retombées d’un tel événement. Pour un euro investi par la ville, les commerces récupèrent 5,54 euros par jour. Les hôtels, les chambres d’hôtes, les gîtes sont pleins à 100 km à la ronde. Cette année, l’étape arrivant juste avant la journée de repos, les réservations ne concernent plus une, mais trois nuits, c’est donc encore plus intéressant. Au-delà de l’aspect économique, au niveau médiatique, une ville de 10 500 habitants ne pourrait pas se payer une campagne de communication équivalente en termes d’image à ce que représente la plus grande et la plus populaire course du monde.

Qu’espérez-vous sportivement de cette 10ème étape ?

A défaut de la voir gagnée par Julian (Alaphilippe) qui ne devrait pas être au départ de ce Tour, et c’est dommage car c’est toujours un plaisir de le voir chez nous, chaque fois qu’il vient, souvent avec Marion (Rousse), il est d’une disponibilité et d’une gentillesse exceptionnelles. Pour le reste, je vous renvoie à Christian Prudhomme qui a reconnu que la dernière étape de 2013, entre Tours et Saint-Amand était entrée dans les annales, les bordures ayant fait exploser le peloton (victoire de Cavendish en photo). Si cette édition pouvait marquer autant les esprits…

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