jeudi 25 avril 2024

Jeux Olympiques : Julian Alaphilippe peut-il vraiment gagner à Paris ?

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Dans une saison particulière, les Jeux Olympiques seront un rendez-vous important pour Julian Alaphilippe qui aura l’occasion de briller à domicile histoire de montrer, à ceux qui en doutaient, qu’il en a encore sous la pédale.

Et si la ville des amoureux permettait à Julian Alaphilippe de reconquérir les cœurs ? Dans une année décisive pour l’avenir du coureur français de Soudal Quick-Step, il est évident que toute la France comptera sur l’un de ses chouchous pour briller à Paris et permettre à l’équipe de France de Thomas Voeckler d’aller décrocher une médaille sur un parcours qui pourrait faire des dégâts et une sélection.

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Un parcours atypique

C’est l’avis du sélectionneur français qui avait par le passé déjà donné son avis au moment de l’annonce du tracé qui partira du Trocadéro avant d’aller à l’Ouest de Paris dans le 92 et le 78 en passant par Versailles, le Vélodrome de Saint-Quentin, la Vallée de Chevreuse, Montmartre et une arrivée au pied de la Tour Eiffel.

« Ce parcours est très particulier, expliquait-il sur Eurosport. Il va être complètement atypique. Il est difficile de le lire. On ne sait pas comment ça va se passer. Cela peut être différent des autres courses d’un jour. » En le regardant dans le détail, il est évident que le nom de Julian Alaphilippe revient clairement comme l’un des coureurs capables de profiter de ses qualités pour faire la différence. Mais de l’aveu du consultant Steve Chainel, « je ne suis pas sûr qu’il ait conscience qu’il a un parcours qui est fait pour lui. »

Au moment de démarrer sa saison, Julian Alaphilippe devait surtout composer avec les critiques de son propre patron, Patrick Lefevere. En fin de contrat chez Soudal Quick-Step, le Français n’est plus dans les petits papiers de son manager général qui ne cesse de le critiquer dans les médias, mettant toujours en avant son salaire. Pourtant, Julian Alaphilippe a déjà démontré sa capacité à rebondir comme sur le Critérium du Dauphiné l’an passé avec un Top 10 dans l’épreuve française.

« Un parcours fait pour lui »

Cette année, il n’a pas encore la réussite avec lui et les chutes l’ont privé d’un possible résultat comme sur les Strade Bianche ou le Circuit Het Nieuwsblad. Mais Alaphilippe ne perd pas espoir et le fait de retourner en Australie cette saison était comme le début d’un renouveau. « Je suis heureux de revenir en Australie après une décennie. Je me souviens encore de l’émotion et de la joie que j’ai ressenties en épinglant un numéro pour ma première course avec l’équipe là-bas en 2014. Le but, retrouver du plaisir. Je sais que si je le suis. Je sais que je peux revenir à mon meilleur. »

Les Jeux Olympiques seront clairement dans un coin de sa tête. D’autant plus que le Tour de France ne sera pas à son programme et pourrait lui offrir une belle période pour se préparer à la course en ligne des JO de Paris 2024.

« On est sur un circuit qui correspond aux critères et qualités de Julian, affirme l’ancien coureur et consultant sur Eurosport, Steve Chainel, qui a déjà repéré le parcours. Au-delà de la montée de Montmartre qui me paraît compliquée, la descente est superbe, technique. Tout le monde aura les yeux rivés sur les favoris comme Pogacar, Van Aert ou Van der Poel. Je suis persuadé que Julian Alaphilippe est capable d’être champion olympique. »

Alaphilippe motivé pour les JO 2024

« En plus, le fait de ne pas être sur le Tour de France, ça peut être une bonne option. Il aura fait le Giro et bien récupéré derrière. Il faut toujours voir le verre à moitié plein et non à moitié vide. Ok, c’est dommage de ne pas le voir sur le Tour, mais s’il nous fait la même course qu’à Rio et qu’il est récompensé d’un titre en prenant le meilleur sur Van der Poel et Pogacar, j’espère pour lui qu’il aura encore des opportunités à l’avenir. »

Et même s’il sera très attendu, Chainel fait confiance à Julian Alaphilippe pour donner le meilleur de lui-même le samedi 3 août 2024. « Il va être surveillé, observé, analysé, compté, coté… Je suis super optimiste. Je ne vois pas comment il ne peut pas marcher. » Julian Alaphilippe peut désormais avancer sereinement.

Il sait que le Giro marquera un passage important pour préparer les prochains Jeux Olympiques. A la fin du Tour d’Italie, il aura tout le mois de juin pour récupérer et préparer les JO. A Rio, il avait vécu énormément d’émotions et il sait ce que représente les Jeux Olympiques pour un coureur. Et après avoir été double champion du monde, pourquoi ne pas réussir à décrocher l’or.

Surtout que la France attend un successeur à José Beyaert, dernier vainqueur français sur la course en ligne des JO, en 1948. Et réussir 100 ans après, Armand Blanchonnet, vainqueur en 1924 à Paris et premier médaillé d’or français en cyclisme sur route, ce serait bien plus qu’une revanche, mais un symbole incroyable pour Julian Alaphilippe. On y croit. Impossible n’est pas Julian !

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