lundi 26 février 2024

Interview : la nouvelle vie de Victor Lafay (Decathlon AG2R La Mondiale)

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Révélation du dernier Tour de France, Victor Lafay a décidé de quitter Cofidis pour Decathlon AG2R La Mondiale, avec l’envie de continuer à repousser ses limites en 2024.

Qu’est-ce qui vous a décidé à accepter le challenge de Decathlon AG2R La Mondiale ?

Je suis venu chercher l’excellence que ce soit dans le matériel ou l’accompagnement, sur les courses ou la direction. On a tous les outils pour performer. A nous de les utiliser et de donner le meilleur pour réussir. Ils ont mis les moyens. Ça montre tous les investissements que Decathlon a mis pour préparer cette saison 2024. Avec nos deux co-sponsors, Decathlon et AG2R La Mondiale, on est vraiment entre de bonnes mains. Notre but est déjà d’être la première équipe française. On a tout pour y arriver.

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Avez-vous une idée de votre programme cet-te saison ?

J’espère faire encore le Tour de France. Ça prend une place énorme dans le cyclisme sur une saison et surtout pour les sponsors. En ayant bien figuré l’année dernière, j’espère y être encore en 2024.

Quand on a gagné une étape du Tour, on ambitionne quoi l’année suivante ?

De regagner encore une fois ! (sourire) Déjà j’espère retrouver le public du Tour de France. C’est une expérience à part. Il y a toutes les autres courses et il y a le Tour de France. J’ai hâte d’y être. J’ai l’ambition de pouvoir y regagner. Déjà si j’arrive à regagner encore làbas, ce sera une belle victoire.

« Voir jusqu’où je peux aller »

Vous étiez aussi ciblé par des équipes étrangères. Pourquoi avoir choisi de continuer avec une équipe française ?

J’avais besoin de changements et envie de voir autre chose. Je voulais voir une autre manière de travailler. Ça faisait six ans que j’étais chez Cofidis. J’étais bien là-bas, mais je sentais que c’était le bon moment pour partir. Je ne voulais pas rester dans ma zone de confort. Je voulais continuer à progresser tout en allant chercher le meilleur. J’ai été vraiment séduit par le projet avec un bon matériel. C’est un tournant que l’équipe a pris. Je voulais l’accompagner. C’était le bon moment. Je voulais continuer à progresser et voir jusqu’où je peux aller.

Cofidis a pourtant tout fait pour vous garder avec une belle proposition, même supérieure à celle de Decathlon AG2R La Mondiale…

(Il coupe) C’est sûr que Cofidis m’a également fait une belle proposition. A peine supérieure à Decathlon-AG2R La Mondiale. Mais j’ai préféré faire le choix de la performance et je pense que je ne serai pas déçu.

Qu’est-ce que Vincent Lavenu vous a dit pour vous convaincre de venir ?

Vincent a vu mon évolution au sein de la Cofidis. D’année en année, je progresse et je deviens acteur sur des courses importantes. Il a vu aussi ma victoire d’étape sur le Tour de France. Il a envie que je refasse les mêmes choses. Même encore plus. Ça va être important que je sois acteur sur des courses importantes comme Liège-Bastogne-Liège ou la Flèche Wallonne. Avec pourquoi pas un podium comme objectif cette année. J’ai aussi envie de progresser dans le contre-la-montre pour pouvoir viser des classements généraux sur des courses d’une semaine. Ça va être une option.

Ressentez-vous une pression supplémentaire depuis votre victoire sur le Tour ?

Forcément, il y a plus de pression. La pression du résultat, ça donne envie de donner le meilleur et de se dépasser. Il ne faut pas oublier que je performe aussi quand je prends du plaisir sur mon vélo. Je veux le garder ; Je ne veux pas me faire bouffer par la pression. Je veux garder le positif et retrouver une bonne énergie dans le groupe pour être encore plus performant. Et y chercher tous les outils pour progresser et continuer à courir à l’instinct. Je serai encore un électron libre pour avoir le droit de montrer ce que je sais faire.

Victor Lafay veut participer aux Jeux Olympiques

Vous avez démarré chez Chambéry Cyclisme, est-ce une manière de boucler la boucle ?

C’est un beau clin d’œil, mais ce n’est pas la même structure. On n’avait quasiment aucun contact avec les professionnels. Je suis content de retourner dans la région. Ça facilite plein de choses. Avec Cofidis, il fallait remonter à Lille pour pas mal de choses. Maintenant, si j’ai un problème avec mon vélo, je peux venir moi-même. Il y a plein de choses qui seront plus faciles. Il y aura aussi une salle de sport, sur site, avec un médecin, un préparateur physique ou un kiné. Ce sera plus simple pour la performance.

A quel niveau pensez-vous pouvoir encore progresser ?

Je ne veux pas me fixer de limites. Ça se trouve, je suis déjà à mon top et je n’irai pas plus haut. Peut-être je vais encore décoller. Je ne sais pas. Il faut essayer d’optimiser la performance et de nouveaux détails. Je veux travailler mieux pour progresser. On verra où ça me mènera.

Croyez-vous en vos chances de participer aux JO de Paris ?

J’aimerais bien découvrir les Jeux Olympiques, notamment à Paris. Ce serait incroyable. Mais les places sont chères. Il va falloir travailler dur pour y arriver. Je le garde dans un coin de ma tête.

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