mardi 5 juillet 2022

Ja Morant : le petit phénomène de la NBA

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Drafté en 2ème position par les Grizzlies en 2019, Ja Morant n’a pas tardé à briller dans la Grande Ligue. Le meilleur rookie de la saison 2019/2020 a tourné à près de 18 points de moyenne, avec une poussée à 47 points contre Utah, le 26 mai 2021, en play-off, et 7,4 passes lors de l’exercice 2020/2021 !

Disposant d’un potentiel exceptionnel, Morant a attaqué cette troisième saison en visant une première sélection au All-Star Game. Ce qu’il a obtenue sans contestation aucune. Etre All-Star en si peu de temps ne peut faire occulter qu’on parle là d’une étoile, d’un joueur d’une autre dimension déjà ultra-dominant.

Pourtant, au poste de meneur, la concurrence battait son plein dans la Conférence Ouest avec Stephen Curry, Luka Doncic, Damian Lillard, Chris Paul ou Russell Westbrook. Très apprécié par son côté spectaculaire et son jump, le natif de Caroline du Sud a été très prolifique au scoring cette saison.

Avec 27,4 points de moyenne (5,7 rebonds et 6,7 passes), il s’est inscrit parmi les dix meilleurs scoreurs de la Ligue. Memphis a encore bousculé la hiérarchie cette saison. Morant n’y a évidemment pas été étranger :

« Ja, on le connaît. Il est exceptionnel. Il est un vrai leader de notre équipe » se réjouit son coéquipier Killian Tillie. L’autre Français des Grizzlies Yves Pons est tout aussi admiratif : « Ja, on ne le présente plus. Il est encore d’un autre niveau. C’est un des meilleurs meneurs de la Ligue et du monde. Ses qualités athlétiques sont hors-normes. Il fait des choses que j’ai rarement vues chez un joueur de cette taille et surtout aussi jeune. Il est excessivement talentueux ».

« Old School dans un style très moderne »

Touché au genou depuis le 18 mars, Morant a connu un léger coup d’arrêt. Pour mieux repartir en compilant 21 points et 9 passes décisives contre New Orleans (141-114) :

« C’est un beau et bon joueur. Il est très complet. Sa marge de progression reste ahurissante. Il fait partie de cette brillante vague avec Doncic, Trae Young. Ces gars ont pris les rênes de leurs équipes. Voir évoluer un joueur aussi athlétique que Morant, et si beau à voir jouer et si bon, c’est du bonheur. C’est cela la NBA ! Memphis demeure une équipe encore un peu jeune pour gagner le titre et manque un peu de vécu, mais elle va jouer les trouble-fêtes en play off. C’est l’équipe de demain ! A l’Ouest, je ne vois personne d’autre mieux en place que les Grizzlies » insiste Ian Mahinmi le consultant BeIN SPORTS dans l’émission Sunday Night Live chaque dimanche en Prime Time.

L’ancien scout Jacques Vandescure se montre tout aussi élogieux : « Ja Morant avait déjà explosé avant la draft. Il me fait penser un peu à Damian Lillard. Il vient d’une petite école, mais c’est dans les derniers mètres, dans la résilience et dans sa passion pour le basket, qu’il s’est élevé au-delà qu’on pouvait l’imaginer. Beaucoup d’assistants GM s’en sont mordus les doigts de ne pas l’avoir drafté. Ils ne l’avaient pas vu venir.

Ja Morant guide son équipe

Et pour ainsi dire personne. A l’instar de Lillard, c’est un All-Star, un franchise player qui se bat des deux côtés. Ce qui m’impressionne le plus chez lui, c’est son leadership. Il joue toujours à travers le rythme, le tempo offensif et les paramètres que son coach lui offre. On l’a d’ailleurs bien entouré avec de très bons joueurs. Cependant, il est capable de guider le reste de l’équipe. »

Il y a pourtant des joueurs plus âgés que lui, mais tout le monde le suit offensivement et défensivement. Il participe beaucoup en défense aussi. Il est déjà excessivement fort individuellement. Il fait tourner le ballon. Il trouve ses shoots sans forcer. Je le trouve old school, mais dans un style ultra moderne. Je n’aurais pas cru qu’il soit capable d’être aussi fort aussi vite avec un tel background basket. C’est étonnant et tout à son honneur. On le voit danser, s’amuser. Mais quand il entre sur le terrain, c’est un professionnel dans l’âme ».

Si Memphis a été la bonne surprise de la Conférence Ouest très dense cette saison avec 56 victoires pour 26 défaites derrière les Suns, elle le doit énormément à son jeune stratège de 22 ans. Son emprise sur le jeu risque de durer de très longues années.

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