dimanche 11 avril 2021

Jean Paul Ollivier : « Alaphilippe court à l’ancienne »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Retraité depuis 2014, à 76 ans, l’ancien journaliste de france télévisions, Jean Paul Ollivier, 40 tours au compteur, suit toujours l’actualité de la petite reine avec passion.

Quel regard portez-vous sur le cyclisme actuel ?

Le cyclisme n’a pas dévié de sa route. Ce sont toujours de belles performances. Cela reste un très beau sport. On vit avec son temps. Je vis avec le mien, avec le vélo d’aujourd’hui. Je l’aime toujours autant.

Peut-on comparer Tadej Pogacar, le vainqueur du Tour 2020, avec un grand coureur du passé ?

Je n’aime pas les comparaisons, mais on pourrait peut-être comparer Pogacar à Laurent Fignon. Il avait connu de belles saisons dont deux de rêve quand il a gagné le Tour (en 1983 et 1984, Ndlr). Leur même âge respectif permettrait peut-être d’établir ce lien.

Avec une relève si talentueuse, ne vit-on pas un tournant ?
C’est une relève qui s’explique surtout par le fait que le cyclisme est sorti des frontières traditionnelles. Beaucoup de pays de l’Est sont désormais concernés.

Jean Paul Ollivier : « Pogacar me fait penser à Fignon »

Demeurez-vous surpris de ne pas voir encore de successeur français à Bernard Hinault dans la Grande Boucle depuis 1985 ?

Le cyclisme est devenu très international. On est davantage cantonné dans notre petite Europe du marché commun. Tout cela s’est modifié avec le temps. On se retrouve désormais dans un environnement où il est difficile de sortir.

La crise économique ne facilite pas les choses non plus. On éprouve plus de difficultés à sortir maintenant qu’auparavant. Avant, le vélo se réduisait à quelques nations. On assiste maintenant à l’émergence de coureurs de nations qu’on ne soupçonnait pas.

Qui reste notre meilleure chance tricolore sur le Tour de France ?

On voit surtout des jeunes qui pointent le bout de leur nez comme David Gaudu. On y croit beaucoup. C’est un très bon coureur. Valentin Madouas est également un élément de valeur. Je crains par contre que Warren Barguil ait un peu sa carrière derrière lui.

Il risque d’avoir du mal à ressurgir. Il avait connu un moment très fort quand il avait gagné à l’Izoard (en 2017) et qu’il avait été meilleur grimpeur. Ensuite, il a un peu plafonné. Pinot a-t-il manqué le coche ? Je ne le souhaite pas pour lui, mais je le crois.

Et Julian Alaphilippe dans tout ça ?

Il court bien et à l’ancienne. Il a du tempérament. Alaphilippe est sanguin. Il n’hésite pas à attaquer. C’est un superbe coureur. Je suis bluffé par ce qu’il produit.

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