lundi 4 mars 2024

Jérôme Alonzo : « Collectivement, Nice est supérieur au PSG »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

L’ancien gardien, Jérôme Alonzo entre autres de l’OGC Nice et du PSG, analyse les chances de Nice de terminer en haut du classement en fin de saison. Entretien pour Football magazine et Le Quotidien Du Sport.

Cette équipe niçoise peutelle imiter Montpellier, Monaco ou Lille, les derniers à avoir contesté la suprématie du PSG ?

Je regarde quasiment tous les matches de l’OGCN, tous ceux du PSG, et même si Paris domine moins que d’habitude, je ne vois pas pour autant Nice champion de France. Certes, collectivement, les joueurs de Farioli sont supérieurs, mais ceux d’Enrique parviennent toujours à faire la différence grâce à leurs individualités. Quand ce n’est pas Mbappé, c’est Dembélé, ou Ramos, Barcola ou Asensio, même Zaïre-Emery.

Sans eux, jamais ils ne gagnent à Reims, à Nantes ou à Brest, jamais ils font le nul à Clermont alors qu’ils ne le méritent pas forcément. Malgré leurs lacunes collectives, ils s’en sortent toujours. Et, au final, je pense que si le PSG décide d’être champion, il le sera.

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Donc, quelles doivent être les ambitions de Nice ?

S’ils finissent 2èmes ou 3èmes, donc s’ils reviennent en Ligue des Champions la saison prochaine, ce sera déjà extraordinaire, un sublime renouveau avec un coach de 30 ans que personne ne connaissait et qui a tout changé, en révolutionnant le vestiaire et le style de jeu, en lançant Bulka notamment ! Ce qu’il a fait dans la première moitié de saison, c’est fantastique. Ne prendre que 9 buts d’août à décembre, ça n’arrive jamais, c’est unique en Europe.

« Ça manque de ce brin de folie qui avait boosté Montpellier et Monaco »

Pourquoi alors ne peuvent-ils pas rêver du titre ?

Ils sont au niveau de Monaco, de Marseille, de Lille et de Lens, pas audessus. En les regardant jouer de loin, on peut avoir l’impression qu’ils ont un jeu minimaliste. C’est l’inverse car Farioli propose une partie d’échecs à chaque match. A regarder, ce n’est pas toujours très drôle, à commenter, c’est très intéressant.

Mais pour jouer le titre, ça manque de ce brin de folie qui avait boosté le Montpellier de Giroud et Cabella ou le Monaco de FalcaoMbappé et Lemar. Si je suis entraîneur et que je veux contrer Nice, je ne bouge pas. Avant d’aller les défier avec l’OL, Laurent Blanc me l’avait dit :

« Contre eux, il ne faut pas bouger ! » Voilà leur limite, ces 00 qui vont certainement se reproduire et qui, au final, peuvent leur coûter le titre. Leurs limites se situent dans cette absence de jeu instinctif, cette obsession de tout calculer.

Le Nice de Farioli estil proche de celui de Galtier, qui avait terminé 5ème en 2021/2022 ?

On est effectivement un peu dans le même registre de la discipline, indispensable quand tu n’es pas l’équipe dominante. Je la comparerais plutôt au PSG 2003/2004 pour qui j’ai une tendresse particulière car j’en étais le gardien.

Nous avions gagné 10 à 14 reprises en faisant confiance à Pauleta qui avait marqué une vingtaine de buts. Dans la rigueur défensive, la sortie des ballons, la volonté de contrôler le jeu qui animait Vahid (Halilhodzic), je retrouve un peu du Nice cette saison. On avait fini 2ème derrière l’OL, qui dominait le championnat, à seulement trois points. Je souhaite le même sort au Gym.

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