mardi 18 juin 2024

Jérôme Fernandez veut voir Karabatic gagner les Jeux !

À lire

Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

A quelques semaines du début des Jeux Olympiques, le double champion olympique de Pékin et de Londres, Jérôme Fernandez veut croire à un été doré pour nos handballeurs. Entretien pour Handball Magazine et Le Quotidien Du Sport.

Quand on est le sport référence au niveau de l’Olympisme, avec pas mal de titres et médailles, a-t-on un devoir de résultat à la maison ?

Jouer les Jeux et être candidat au titre, voire les gagner, c’est unique. Mais de les jouer à la maison, devant son public, ses amis et sa famille, c’est forcément un cran au-dessus. Nous avons beaucoup gagné avec notre génération et même avant les Barjots, ou les plus jeunes maintenant, mais on n’a pas eu cette chance d’évoluer à domicile.

On l’a touché du doigt à Londres. On avait un peu l’impression d’être en France, mais ce n’est pas pareil. Pour les joueurs, ça va être fantastique. Même Nikola (Karabatic), s’il fait ses 6èmes Jeux, le fait que ce soient les derniers à la maison ce sera particulier.

À LIRE AUSSI : toute l’actualité du hand dans votre mag

Evoluer devant 28 000 personnes, ça va booster les Joueurs

Que pensez-vous du montage de la compétition avec la phase de groupes à Paris puis la phase finale à Lille ?

Les athlètes étaient très déçus, au départ, de devoir faire la quinzaine complète à Lille. Ils savaient qu’ils ne vivraient pas la magie des Jeux, au Village Olympique. Il y a eu l’opportunité de récupérer le site du basket à Paris. Avec Philippe Bana, on a sauté sur l’occasion.

On s’est positionné tout de suite. On voulait que nos athlètes vivent pleinement cette Olympiade à domicile. Finalement, ce n’est pas plus mal cette configuration. La phase de poules est importante pour rentrer dans la compétition. On peut estimer que l’on va se qualifier en quarts de finale. Les joueurs vont pouvoir profiter du Village Olympique et monter en puissance.

A partir du moment où l’on vivra les matches couperets pour jouer le titre, on va pouvoir s’isoler dans un Village entre handballeurs. Quand on rentre dans la dernière semaine de compétition, de nombreux athlètes ont déjà terminé leurs compétitions. Il y a moins de choses qui nous empêchent d’être focus sur la fin du tournoi. Le fait de partir à Lille, c’est une bonne chose et jouer devant 28 000 personnes, ça va booster les athlètes.

« Un avantage d’être devant son public »

Est-ce un avantage de déjà connaître le stade Pierre-Mauroy ?

Ça nous avait beaucoup aidés lors des Mondiaux 2017 (pour le 6ème titre mondial de la France, Ndlr). On avait eu un quart et une demi-finale très difficiles. C’est un peu grâce à l’ambiance que l’équipe a su se sortir d’une situation délicate. C’est toujours mieux d’évoluer dans ce grand stade qu’à Paris, dans une ambiance plus sobre.

Que peut-on dire du Groupe B de l’équipe de France qui sera opposée au Danemark, à la Norvège, à la Hongrie, à l’Egypte et à l’Argentine ?

Avec les équipes qualifiées, on savait que ce seraient des Jeux très relevés. Le choix de Guillaume (Gille) a été pertinent et même réfléchi. Ils savent très bien que l’essentiel est d’être en quarts de finale, dans les meilleures conditions. A partir des quarts, on peut être éliminé par n’importe qui. On n’a aucune garantie sur notre place en phase de poules.

Aller avec le Danemark était un choix pertinent. On est sûr de ne pas les recroiser avant la finale. Le perdant risque de croiser avec la Suède dans l’autre poule. Mais on n’a aucune garantie sur l’adversaire. On doit se focaliser sur nous pour monter en puissance. Il faut éviter d’arriver avec de la fatigue.

La France est-elle l’équipe à battre ?

C’est un avantage d’évoluer devant son public. On a eu la chance et le bonheur de gagner plusieurs fois à domicile, les filles ou les garçons. Ça va peser sur nos adversaires.

À LIRE AUSSI : toute l’actu des Bleus dans votre mag

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Actu

spot_img
spot_img

À lire aussi