lundi 26 février 2024

Jonas Vingegaard : « Avec Pogacar, on est différents  »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Double vainqueur du Tour de France, Jonas Vingegaard repart en quête de succès sur la Grande Boucle. Le leader de la Visma | Lease a Bike veut confirmer qu’il est encore capable de repousser ses limites pour continuer d’écrire sa légende.

Comment abordez-vous cette saison dans la peau d’unique leader de la Visma | Lease a Bike après le départ de Primoz Roglic ?

Ça va me faire bizarre en début d’année. J’ai toujours appris à courir avec lui à mes côtés. Je sais qu’il reste un coureur exceptionnel ; Je pense que ça me fera encore plus bizarre de courir contre lui et de tout faire pour le battre. Je sais que ce sera difficile de l’avoir comme concurrent.

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Avant de basculer sur 2024, qu’avez-vous pensé de la saison 2023 ?

Pour être honnête, c’est presque la saison parfaite pour moi. J’ai eu quelques courses que je n’ai pas gagnées et j’aimerais toujours faire plus, et j’espère faire encore mieux en 2024.

Comment voyez-vous cette nouvelle saison ?

Il faudra être prêt, avec l’envie de réussir de belles courses, notamment le Tour de France qui sera très dur. Après, on aura le temps d’évoquer la saison dans son ensemble au fur et à mesure, mais l’ambition reste la même.

Comment jugez-vous le parcours du Tour 2024 ?

Je pense que c’est un beau parcours. Il a bien été dessiné. Il a l’air de cumuler pas mal de difficultés. C’est un parcours qui possède toutes les qualités pour me convenir. A condition de bien faire les choses et d’y aller avec sérieux et envie. C’est le cas. J’ai envie clairement d’être une nouvelle fois sur le Tour de France cette année. Je vais me préparer pour.

« Bizarre de courir contre Primoz Roglic »

Pensez-vous qu’il pourrait être plus dur que ce Tour 2023 ?

Je pense que oui. Les trois semaines me semblent plus difficiles que les trois semaines de ce dernier Tour. Dès le départ, il faudra être attentif. On pourrait voir des différences dès la première semaine. Je sais que ça pourrait me permettre de monter en puissance. Je suis généralement mieux en fin de grand Tour.

Où peut se jouer la victoire sur la prochaine Grande Boucle selon vous ?

Il y a pas mal d’étapes à surveiller. Je pense notamment à la journée de Gravel que l’on aura, mais aussi les contre-la-montre. Tout ne se jouera pas sur le dernier, mais il faudra être vigilant. Les étapes de montagne seront très dures avec beaucoup d’ascensions en fin de Tour. Tout devra se préparer minutieusement. On aura de longues semaines de préparation durant les mois qui viennent.

Que pensez-vous des montées qui dépasseront souvent les 2000 mètres sur cette édition 2024 ?

Je sais que je peux réussir de belles choses en altitude. Ça ne me fait pas peur. Cependant, je n’ai jamais enchaîné autant de montées en aussi peu de temps. Ce sera une nouvelle expérience pour moi. Je vais m’entraîner et me préparer pour réussir ce défi qui m’attend.

Jonas Vingegaard pourrait s’aligner sur l’Espagne

Le Tour d’Espagne peut-il être à votre programme cette année ?

Peut-être. On verra. Ce n’est pas encore décidé. Il faut qu’on en parle avec l’équipe avant de se décider. Tout se fera en temps voulu.

L’expérience de l’an passé et l’enchaînement Tour et Vuelta a-t-elle été concluante pour vous ?

Evidemment. J’était content d’y être et d’essayer cette expérience. C’était une superbe course. C’est dommage d’avoir été malade au départ. Ça arrive. J’ai réussi à prendre plaisir pour la suite. Ce ne sera pas la dernière fois que je tenterai cette expérience.

Rêvez-vous d’un Tour de France avec Pogacar, Evenepoel et Roglic face à vous ?

Ça pourrait être top. Avoir trois des meilleurs coureurs au monde sur le Tour, ça pourrait permettre une belle bataille.

Pensez-vous que Pogacar peut changer ses plans pour se focaliser sur le Tour de France uniquement ?

Je ne sais pas. C’est un coureur à part. On est différents. Je ne peux pas penser à sa place. Je sais juste qu’il fera tout pour être en forme le Jour J.

« Ce n’est pas parce que je prends plus de temps avant de remonter sur mon vélo que c’est du temps perdu »

Le Tour peut-il être plus compliqué pour Remco Evenepoel qui s’apprête à le découvrir ?

J’ai déjà vu Remco Evenepoel sur une course. Le niveau est plus fort sur le Tour de France. Je sais qu’il aura l’occasion de montrer ce qu’il sait faire.

Avant de reprendre l’entraînement pour préparer l’année 2024, vous avez pris le temps de vous reposer. Etait-ce une obligation ?

Après la Vuelta, j’ai décidé de me permettre d’avoir le temps nécessaire pour récupérer. J’ai coupé tout simplement pour profiter de ma famille et me reposer à la maison. Tranquillement. Ce n’est pas parce que je prends plus de temps avant de remonter sur mon vélo que c’est du temps perdu. Je fais en sorte de ressentir ce besoin d’y retourner. Quand les signaux positifs sont de retour, je fais en sorte de repartir à l’entraînement. Je trouve cela sympa de fonctionner comme cela.

Est-ce pesant de focaliser toutes les attentes comme vainqueur du Tour de France ?

C’est la plus grande victoire que l’on peut remporter dans une carrière de cycliste. C’est très important d’avoir l’exigence et la volonté de bien se préparer pour être performant quand on est l’un des meilleurs cyclistes au monde. Je suis vraiment fier d’être arrivé à ce niveau aujourd’hui.

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