mardi 23 juillet 2024

Julian Alaphilippe (avant le Tour de France) : « Je suis super motivé »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Après deux ans d’absence, Julian Alaphilippe retrouve le Tour de France. Le coureur de la Soudal-Quick Step aura à cœur de donner le meilleur de lui-même pour renouer avec le succès, mais surtout le plaisir de courir devant son public. Entretien pour Cyclisme magazine et Le Quotidien Du Sport.

Comment avez-vous abordé ces semaines avant le début du Tour de France ?
On se prépare de la meilleure des façons. On prend les jours les uns après les autres. Déjà sur le Dauphiné, on avait pu se jauger sur une course difficile. J’ai voulu reprendre en prenant du plaisir tout simplement et en donnant

le meilleur de moi. J’ai pris du plaisir et cela m’a fait du bien après ne pas avoir couru depuis longtemps. J’ai voulu profiter de la course ; J’ai retrouvé l’envie de courir. Je suis super motivé. J’espère que les jambes seront bonnes pour prendre du plaisir et faire de bons résultats.

Qu’avez-vous fait durant vos six semaines entre Liège-Bastogne-Liège et le Dauphiné ?

J’ai pris un peu de jours de repos pour récupérer de la première partie de la saison. J’ai profité de quelques jours à la maison avant de partir en camp d’entraînement en altitude avec l’équipe, à la Sierra Nevada. On a bien travaillé. Après ce camp, j’ai fait des reconnaissances de quelques étapes du Tour et notamment du départ au Pays basque avec mon coéquipier Rémi Cavagna. On a ensuite pu basculer sur les courses qui nous attendaient avant de penser au Tour de France.

« J’adore cette période de la saison »

Comment avez-vous accueilli le fait de renouer avec la victoire sur les routes du Dauphiné ?

J’étais super content. Ça confirmait que j’étais bien au fil des jours. Ce n’était pas facile de remporter la victoire, mais ça fait du bien de l’avoir fait. Ces deux derniers mois n’ont pas été faciles, mais j’ai gardé ma passion et j’ai travaillé dur ces dernières semaines, et maintenant je suis ravi de pouvoir ressentir à nouveau le goût de gagner. En entrant dans la course, mon objectif était d’obtenir une victoire, et en y parvenant, ça m’a motivé pour le reste de la semaine, car je veux donner le meilleur de moimême à chaque course.

Que voulait dire le geste au moment de franchir la ligne d’arrivée (avec les mains, il signifiait calme, Ndlr) ?

(Sourire) Mon geste en franchissant la ligne consistait à rester calme. Quand ça va bien, ça va bien. Quand cela ne se produit pas, vous devez continuer à travailler dur, ce que j’ai fait.

Le Tour de France sera un grand objectif de votre saison. Comment vous sentez-vous au moment de revenir sur la Grande Boucle ?

Le Dauphiné était une semaine importante. Ça marquait le début d’un bel enchaînement avec les championnats de France, le Tour et les Mondiaux. C’est une période que j’affectionne dans la saison. Je me sens frais et bien physiquement. J’ai très envie de courir. Je suis super motivé.

Vous avez eu de la malchance ces dernières années. Comment avez-vous vécu le Giro de Remco Evenepoel et son abandon ?

Bien évidemment, on a suivi le Giro pendant le camp à la Sierra Nevada. Malheureusement, c’était un Giro compliqué avec le mauvais temps. C’était difficile pour tout le monde. On a perdu Remco et de nombreux coureurs malades. Je pense que toute le monde a eu de la malchance. Pas seulement moi. On a pu le voir.

Au moment de prendre le départ du Dauphiné, dans quel état physique étiez-vous ?

On sortait tous d’une longue période d’entraînement, sans course. J’ai eu la chute sur le Tour des Flandres. J’ai pu participer à Liège-Bastogne-Liège, mais la condition n’était pas la meilleure. Après, il y a eu du repos et de l’entraînement. Physiquement, je me sens bien. J’ai pu travailler dans de bonnes conditions. J’en ai profité pour faire quelques reconnaissances du parcours du Tour de France. J’en ai fait aussi après le Dauphiné. J’ai vraiment envie de courir et c’est bon signe. Je me sens frais au moment d’attaquer cette période de la saison. Je suis content.

Les mesures anti-Covid sont de retour dans le peloton et notamment autour du Tour de France. Comment voyez-vous cela ?

J’ai le sentiment qu’il faut rester prudent. Surtout quand on repense à ce qui s’est passé sur le Giro. Je ne veux pas dire que ça fait peur, mais il faut rester vigilant. Personnellement, je fais attention. J’étais l’un des seuls qui avaient le masque dans l’avion en arrivant sur le Dauphiné. Je fais attention pour ne pas manquer le Tour. Si on peut éviter de rester à la maison en juillet, il faut rester dans sa bulle. Dans le vélo, on contrôle énormément. Ça gâche peut-être un peu tout ça, mais il faut faire avec.

Est-ce la période la plus importante de votre carrière après avoir connu des difficultés ces dernières années ?

C’est une période dans la saison que j’affectionne. Je ne vais pas dire que c’est la plus importante de ma carrière, mais elle me donne beaucoup de motivation. J’espère ne plus revivre de ralentissements que ce soit par les chutes ou les blessures, j’en ai marre de parler de malchance. Je suis focus sur mon travail. C’est une période importante avec des courses difficiles. Il faudra être prêt et frais. Je suis motivé pour réussir, tout en prenant du plaisir.

« J’en ai marre de parler de malchance »

Qu’attendez-vous des premières étapes du Tour ?

Ça va être dur (sourire). Un parcours typique du Pays basque. Ça va être spectaculaire. Il y aura de la tension et de la nervosité dans le peloton avec pas mal de petites routes. C’est vraiment deux jours explosifs. Ça va être chouette de démarrer le Tour.

Avez-vous pu découvrir le Puy de Dôme ?

J’ai surtout échangé avec Rémi (Cavagna) qui est le local de l’étape (sourire). Il m’a dit que c’était une montée régulière. Mais ce sera dur avant. Il n’y aura pas beaucoup de coureurs au pied. J’ai hâte d’y être. Ça promet !

Avec Vingegaard et Pogacar, comment voyez-vous la course des favoris ?

On connaît le nom des favoris. Je suis d’abord là pour faire ma course et donner mon maximum. Je ne vais pas calquer ma course sur celle des favoris. Tout le monde a pu voir sur le Dauphiné que c’était la répétition avant le début du Tour. C’était une semaine importante. Elle a donné quelques indications sur le niveau de certains avant le Tour de France. Cela faisait longtemps que je ne me sentais pas aussi bien. Ça fait plaisir de revenir petit à petit à mon meilleur niveau.

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