mardi 27 février 2024

Kevin Durant, la faucheuse des Nets espère une troisième bague

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Le triple champion olympique Kevin Durant a vraiment passé la surmultipliée cette année. De quoi rêver d’une 3ème bague de champion après celles de 2017 et 2018 avec les Warriors.

Kevin Durant a vécu un été palpitant. En NBA, après avoir affiché des stats encore étincelantes lors de la saison régulière (26,9 points, 7,1 rebonds, 5,6 passes), il a été tout proche d’envoyer les Nets en finale de Conférence.

Sur l’ultime tir du temps réglementaire, le bout de sa chaussure a mordu la ligne à 3 points contre les Bucks ! Les Nets ont finalement été éliminés au terme d’un match 7 à très haute intensité.

Malgré la défaite, Durant en est sorti grandi. Il a marqué 48 points lors de cette rencontre épique. C’est le grand nombre de points inscrits par un joueur durant un match 7 dans l’histoire de la NBA. Lors des Jeux Olympiques à Tokyo quelques semaines plus tard, l’ancien joueur du Thunder est resté sur des bases très élevées. L’équipe de France l’a appris à ses dépens…

« J’apporte de la lumière aux gens »

L’Américain a été auteur d’un tournoi particulièrement impressionnant. Logiquement, il a été désigné meilleur joueur du tournoi olympique. Contre la France, en finale (87-82), il a été quasiment injouable en marquant 29 points.

En 6 matches, le MVP du tournoi olympique a tourné à 20,2 points de moyenne avec 53% de réussite aux tirs dont 42,4% à 3 points, 4,6 rebonds et 4 passes décisives. On a revu chez ce joueur hors norme ce qu’il sait faire de mieux : un shoot à mi-distance et à 3 points très efficace (il approche les 40% de réussite en carrière sur cet aspect du jeu), une grande facilité à pénétrer et à provoquer des fautes ainsi qu’une belle adresse aux lancers francs.

Cet ailier très tranchant demeure un excellent dribbleur, passeur et rebondeur. Bref, c’est un joueur complet qui n’a cessé de progresser au fil des saisons. Même dans son jeu défensif. Drafté en 2ème position en 2007 par les SuperSonics de Seattle, le natif de Washington n’a jamais cessé d’élever son niveau de jeu.

Avec son style très agressif, on lui a collé pas mal de surnoms. Certains plus flatteurs que d’autres. Si le « traître », le « lâche », « Monsieur pas fiable » (un sobriquet qui a fortement déplu à sa mère), « Durantula », « Green Room », « The Snake » (« le Serpent »), « KD », ont circulé ces dernières années, « Schoolbag Du » (« Du au Sac à dos ») était plutôt celui qui lui était attribué lors de ses premières saisons dans la Ligue. « Du » étant un diminutif de Durant.

Kevin Durant a toujours faim

L’ancien joueur des Warriors avait pour habitude de se présenter en conférence de presse avec un sac à dos. De retour à son meilleur niveau ces derniers mois, le « Slim Reaper » (la « faucheuse maigre ») est le surnom qui lui colle le plus à la peau.

Il fait référence à son physique et à son jeu assassin. Cependant, il y a encore cinq ans, l’ailier n’aimait pas l’image qui lui était associée :

« J’apporte de la lumière aux gens, du basket. Donc je ne veux pas être un symbole de mort. L’illustration est cool, mais je hais le nom » se défendait Durant. Changement de ton désormais.

Le joueur a récemment donné pleinement son approbation concernant ce surnom dans un podcast : « Ce n’était pas le bon moment avant, mais maintenant c’est bon. Avant, c’était un surnom trop lourd pour moi. J’étais trop jeune. Je préférais attendre quelques années. C’est cool d’avoir un surnom que les gens te donnent. Si tu te le donnes toi-même, c’est un peu curieux… ».

Une acceptation et une digestion qui démontrent aussi à quel point cet énorme joueur a progressé. Car, en toute objectivité, la « faucheuse » fauche comme personne ses adversaires par ses shoots meurtriers.

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