vendredi 27 janvier 2023

La Coupe de France l’a confirmé : l’Olympique Lyonnais est en pleine dépression

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Après une victoire convaincante à Brest en Ligue 1, les Gones ont lourdement rechuté contre Clermont, et restent à 9 points de la 5ème place et 12 du podium. Alors que les supporters, à bout de souffle, promettent des actions, l’OL n’a plus le droit du tout à l’erreur. Car ce n’est pas la victoire face à Metz en Coupe de France, qui aura apaisé les tensions.

L’OL ne fait plus peur, l’OL ne fait plus le plein, l’OL n’attire plus. Depuis la fin de l’âge d’or des Gones en 2008, Lyon navigue entre espoirs et déceptions. Les deux dernières saisons de Ligue 1 en atteste, les Gones sont en retard sur le football moderne et sa huitième place au classement n’est pas anodine.

La défaite contre Clermont a réveillé des failles encore béantes que ni Sylvinho, ni Garcia, ni Bosz, et ni Blanc ne semblent en mesure de solutionner. En l’espace de 4 ans, Lyon a réalisé le plus gros turn-over sur son banc de touche.

C’est tout le problème d’un club qui n’avance plus. Alors que la promesse du nouveau stade et des infrastructures de pointe devaient permettre une nouvelle aventure sportive avec des moyens solides. C’est tout le contraire.

La faiblesse d’un mercato de l’OL sans imagination

Ce ne sera jamais le cas tant l’OL s’est inscrit dans une politique de trading qui a connu la fin de l’histoire cet été. En effet, la faiblesse du mercato lyonnais démontre une politique sportive sans imagination. Les maux sont tellement importants que la direction lyonnaise a plus donné de son temps pour la vente du club ; Plutôt que le sportif, où l’OL a navigué à vu.

Pour autant, les recrues Tolisso et Lacazette ressemblaient à une superbe histoire à réecrire. Mais quid de l’intérêt sportif pour l’un comme pour l’autre ? Lacazette et Tolisso restent sur deux aventures compliquées avec Arsenal et le Bayern Munich. Mais Lyon pensait avancer avec deux anciens pour remettre de l’ordre dans la maison et accompagner les jeunes, c’est raté.

Le départ précipité de Peter Bosz conclut une année et demi où la philosophie néerlandaise semblait parfaite. Mais a réalité a rattrapé le prédécesseur de Laurent Blanc. Plusieurs matchs de l’OL avec Peter Bosz ont été un échec sur le plan tactique et technique, avec surtout un manque de régularité. Dans les résultats, mais aussi dans les matchs eux-mêmes.

Juninho-Bosz, un duo qui parle le même football mais esseulé à l’OL

Si le coach lyonnais a une responsabilité, il n’en porte pas tout le poids. Avec Juninho au-dessus de lui, les deux hommes parlaient le même football, pas le vestiaire ni la direction du club. Trop esseulés, ils ont été fragilisés par un manque de temps et de résultats.

Sur le papier et le terrain, les deux hommes ont pourtant accordé très vite leurs violons. Juninho, débarrassé de Rudi Garcia pour qui il ne porte pas une grande estime, avait trouvé son coach de référence. Après Sylvinho avec qui l’OL a fait l’erreur du limogeage express, c’était la troisième chance de « Juni » de prouver à son poste.

On pensait la légende de l’OL au 44 coup-francs en pleine possession de ses moyens. En réalité, Ponsot d’un côté puis Cheyrou de l’autre ont été aussi des paramètres importants, oubliés par toute la galaxie OL.

Alors que ce concert de bonhommes doit permettre aux pensionnaires du Groupama Stadium de se refaire une santé, Lyon ne progresse pas. 2021 passe, l’OL est déjà au point mort. L’année 2022 promet la relance, mais c’est le même résultat.

Aiu milieu de tout ça, le paradoxe des années 2020 lyonnaise : la demi-finale de la Ligue des Champions au Portugal. Dans une configuration il est vrai inédite. Pourtant, le destin de l’OL aurait basculé si le poteau de Memphis avait fait poteau rentrant.

Juni parti, Bosz était le suivant sur la liste. Les deux hommes avaient tous les atouts pour mener l’OL là où il faut être mais le temps leur a manqué.

Bosz parti, Juni aussi, Cheyrou et Ponsot en sursis, Blanc en pompier de service…

L’arrivée de Laurent Blanc marque une rupture avec un manager à l’anglaise. Problème, Lyon n’a pas gommé… ses problèmes ! Les débuts de Laurent Blanc sont compliqués. Surtout pas meilleurs que ceux de Bosz. Il faut donc recentrer le débat : le problème n’est t-il pas cette institution OL qui a perdu ses valeurs ?

Laurent Blanc tente des choses, mais on se rend vite compte que le travail pour ramener l’OL vers les sommets est immense. « Le Président » ne cesse de demander à ses joueurs de jouer. Le football de Blanc est connu de tous. Il suffit de demander à Bordeaux et au PSG.

Problème, à l’OL, les joueurs sont les mêmes et les entraineurs passent à la machine à laver. Ce que Lyon n’arrive plus à faire, c’est d’inculquer cet esprit de la gagne, que Sidney Govou réclame. D’ailleurs, les anciens de la capitale des Gaules sont lucides, à défaut du board du Groupama Stadium.

Bruno Cheyrou et Vincent Ponsot se sont illustrés par leur conférence de presse plutôt froide mais en même temps borné par un objectif à atteindre. Les deux hommes sont sous la lumière mais encore plus sous pression.

Il faudra à l’OL un capitaine qui sache tenir son rôle de leader car les Gones sont de plus en plus inquiets vis à vis du standing de leur club.

John Textor, arrive, le vieux Lyon Jean-Michel Aulas en fin de règne, pour quel duo ?

C’est la nouvelle donne depuis la mi-décembre. Jean-Michel Aulas a passé la main à John Textor. Le nouveau propriétaire américain entame une nouvelle ère avec l’Olympique Lyonnais, mais avec quels moyens ? Les Lyonnais ont suivi les épisodes d’une vente qui a mis du temps à se décanter.

Rien de très rassurant pour l’avenir du club et les rêves d’un mercao hivernal luxuriant. Les fameux « 57 millions » destinés au recrutement semblent déjà bien loin.

Les Gones voient Jean-Michel Aulas passer la main. L’emblématique Président de l’OL sait qu’il est au bout du chemin. Lyon lui doit tout mais un Vieux Lyon doit savoir partir au bon moment. Toute la problématique est de savoir comment va se réaliser la passation de pouvoir sportivement, dans un contexte très compliqué. Sportivement et financièrement.

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