jeudi 25 avril 2024

La dernière chance de Primoz Roglic (BORA-hansgrohe)

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Le team manager de la BORA-hansgrohe Ralph Denk se félicite de l’arrivée du champion slovène Primoz Roglic qui, à 34 ans, se voit offrir une dernière chance de remporter le Tour de France (2ème en 2020) après avoir déjà gagné la Vuelta (2019, 2020, 2021) et le Giro (2023). Entretien pour Cyclisme Magazine et Le Quotidien Du Sport.

Quelles sont les ambitions de la BORA-hansgrohe cette saison ?

Je suis très excité de voir ce que cela va donner. On s’apprête à vivre une saison palpitante. On va chercher à être le plus compétitif sur toutes les courses auxquelles on va prendre part. Mais notre principal objectif va se tourner vers le Tour de France. Un coureur de la qualité de Primoz Roglic nous a rejoints. Sur le Tour, on présentera l’équipe la plus compétitive possible. Mais, globalement, durant la saison, notre équipe cherchera à être le plus possible aux avants-postes.

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Comment s’est passée la trêve ?

Pour un manager, cette période de la saison calme, sportivement parlant, est au contraire toujours très intensive et chargée. Chez nous, il y a eu le transfert assez tardif de Primoz, mais aussi le départ de Cian (Uijtdebroeks chez Visma Lease a Bike, Ndlr). Mais je n’étais pas plus stressé que cela. J’aime beaucoup ce que je fais. Quand vous faîtes ce que vous aimez, le stress n’est pas vraiment là.

Comment avez-vous réussi à attirer Primoz Roglic ?

Vers la toute fin de la Vuelta, on est rentrés en contact avec son agent. La qualité de notre équipe a beaucoup aidé et impacté aussi pour que ce transfert soit rendu possible. J’étais également convaincu que j’arriverais à convaincre nos coureurs déjà en place de travailler pour Primoz en particulier dans la perspective du Tour de France. Notre travail, la qualité de notre structure, nos liens existants avec Red Bull, ont également séduit et conduit Primoz à s’engager avec nous.

« Primoz nous fait repousser nos limites »

Comment évaluez-vous les chances de Roglic dans le Tour alors qu’il y a des adversaires bien plus jeunes que lui comme Vingegaard, Evenepoel ou Pogacar ?

C’est vrai que Primoz est plus âgé. Mais on a beaucoup discuté avec lui avant qu’il ne s’engage avec nous. On verra si nos décisions ont été les bonnes ou pas. Toutefois, on ne pense pas que Primoz soit trop âgé.

N’oublions pas qu’il a commencé sa carrière tardivement (à 24 ans, Ndlr). Je retiens surtout que Primoz est excessivement déterminé et expérimenté. Cela joue en sa faveur. Il n’a de cesse de chercher à progresser et de faire avancer notre équipe.

En quoi vous surprend-il depuis qu’il vous a rejoint ?

On voit clairement que c’est un vrai leader. Il ne laisse absolument rien au hasard. Il nous fait repousser nos limites constamment. C’est une approche des choses qui me plaît beaucoup. J’ai reçu un bon feed back de toute l’équipe depuis son arrivée.

Pensez-vous avoir une équipe assez forte pour être au même niveau que INEOS, UAE ou Visma Lease a Bike en particulier sur le Tour de France ?

En termes de budget et de salaires, il est évident que nous ne sommes pas au niveau de ces équipes-là. Mais nous avons pour nous notre motivation. On répondra présents. Nos plans sont clairs et nous savons ce que nous voulons faire, à commencer par la manière dont on va se préparer pour cet événement. Primoz ne va pas beaucoup courir avant le Tour de France.

D’autres coureurs dans l’équipe auront l’occasion, eux, de se montrer avant comme Vlasov, Kamna… A un certain moment de la saison, il sera alors temps de définir quelle équipe sera alignée pour le Tour de France. Ce sera une question de bon équilibre à trouver.

Que va pouvoir apporter le partenariat avec Red Bull sur le long terme ?

D’un point de vue stratégique, c’est très important. Cela va nous permettre de grandir encore et d’atteindre nos objectifs dans le futur. Si on regarde ne serait-ce que les trois années en arrière, le cyclisme a énormément changé. Les pays du Moyen-Orient ont de plus en plus d’influence. De saison en saison, l’UCI présente des budgets sans cesse en croissance. Face à cela, on devait réagir. Mon ambition est d’avoir l’équipe la plus compétitive possible. L’arrivée de Red Bull en ce sens pourrait marquer une avancée significative pour nous.

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