jeudi 23 mai 2024

La saison de NBA vue par Chris Singleton : « Boston contre le reste du monde !»

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Consultant beIN SPORTS, diffuseur de la NBA, Chris Singleton analyse la saison 2023/2024. Son coup de coeur est pour un joueur, Jalen Brunson.

SES COUPS DE CŒUR  – La sensation OKC

« A l’Ouest, OKC, personne n’attendait cette franchise à un tel niveau ! (1ère, 57 victoires, 25 défaites) Par contre, que Denver (2ème de la Conférence Ouest, Ndlr) soit de retour au top niveau, on pouvait l’anticiper davantage. OKC aura finalement été la grande surprise. En fonction des résultats de cette année, le coach de OKC doit recevoir un maximum de suffrages. Il a à juste titre été nommé coach de l’année et c’est Mark Daigneault. Il a fait vraiment progresser cette équipe au style de jeu très intéressant. On prend tous plaisir à les regarder jouer. C’est une belle réussite ».

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Dallas a fait taire les septiques

« Dallas a fait taire pas mal de sceptiques. Quand Kyrie Irving a débarqué aux Mavericks, beaucoup doutaient du rendement à venir de cette équipe. Mais depuis qu’ils ont fait le trade pour Gafford, ils ont une raquette plus conséquente avec leur rookie Dereck Lively et PJ Washington. Finalement, Dallas a aujourd’hui une équipe beaucoup plus complète. C’est une des meilleures équipes de cette deuxième partie de saison ».

Les Knicks derrière les terrifiants Celtics

« A l’Est, Boston a dominé outrageusement. Les observateurs imaginaient les Bucks encore plus forts avec Lillard et Giannis. Cela n’a pas été vraiment le cas. Et ce même si Milwaukee a terminé dans le top 4 de sa Conférence (3ème, mais sorti au 1er tour 4-2 par Indiana, Ndlr). Dans cette même Conférence, les Knicks (2èmes avec 50 victoires pour 32 défaites, Ndlr) incarnent la plus grosse sensation. Jalen Brunson n’a pas été assez cité dans la course au titre MVP. Finalement, sur ces play-offs, cela va être Boston contre le monde. On s’attend à ce que les Celtics aillent en finale. Mais la dernière étape à franchir pour Tatum et ses équipiers, consistera à gagner un titre (leur dernier remonte à 2008, Ndlr) ».

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Des Rockets en progrès

« Les Rockets m’ont surpris dans leur degré de performance. Ils sont parvenus à un ratio revenu à l’équilibre (41 victoires pour 41 défaites, Ndlr). Le coaching a notamment été très bon. Ils sont en pleine progression ».

Brunson, le joueur le plus marquant

« A l’image de son équipe, le joueur qui m’a le plus marqué a été Jalen Brunson des Knicks. On ne lui a pas assez donné de crédit dans le succès de cette équipe. C’est un formidable joueur, offensivement et dans l’état d’esprit. C’est un vrai New-Yorkais. Il incarne le visage de cette équipe. Il a beaucoup contribué aux bons résultats de cette franchise ».

Lakers-Boston, quel match !

« Il y a un match qui m’a vraiment marqué. Les Lakers contre Boston. LeBron James et Anthony Davis n’avaient pas joué. C’était à Boston. Les Lakers s’étaient imposés (114 à 105, Ndlr) à l’issue d’un match formidable sans leurs deux stars. Cela démontre au passage que la NBA est truffée de très bons joueurs. Et qu’un soir tout le monde est capable de faire un exploit ».

SES DÉCEPTIONS

Les Lakers déçoivent encore

« Forcément, les Lakers demeurent une immense déception. Avec ce roster-là, cette équipe devait finir en bas du classement pour le play-in (8ème de la Conférence Ouest avec 47 victoires pour 35 défaites, Ndlr). La saison dernière, cela s’est déroulé exactement de la même manière (7ème de la Conférence, Ndlr).

Ils avaient toutefois un effectif plus étoffé que celui de l’an dernier. Mais ils ont dû aussi déplorer des blessures-clés comme celle de Jarred Vanderbilt. C’est pourtant le meilleur défenseur qu’ils pouvaient mettre sur le terrain. La défense, une des grandes lacunes des Lakers (sortis au 1er tour 4-1 par Denver, Ndlr) ».

La fin d’un cycle pour les Warriors

« Les Lakers constituent une des plus grosses déceptions de la saison avec les Warriors. Pour Golden State (10ème à l’Ouest, Ndlr), cela sent la fin d’un cycle. Déjà la saison passée, cela toussait pas mal. Ils devraient prendre du recul et les bonnes décisions. Ils doivent reconstruire et arrêter de vivre sur l’équipe triomphante (de 2022, Ndlr). Le Klay Thompson n’est plus celui d’il y a trois ou quatre ans. Draymond Green, lui, est comme un virus qu’il faut éradiquer (sic). Steph Curry reste le visage de la franchise. Il faudra reconstruire autour de lui. Cela prendra peut-être quelques années, mais ils ont les moyens et le savoir-faire ».

La désillusion Sacramento

« Cette franchise a été une autre grosse déception (9ème contre 3ème la saison passée, Ndlr). On s’attendait à bien mieux notamment de la part de De’Aaron Fox avec son leadership, sa capacité à porter son équipe vers le haut. Cette année, cela n’a pas du tout été le cas ».

L’énigme Tyrese Haliburton

« Il est capable de faire des choses phénoménales. Je veux surtout retenir de lui sa première partie de saison superbe avec Indiana. On l’a beaucoup vu. Ensuite, cela a été beaucoup plus calme. Il a pu montrer certaines limites. On l’a monté très vite. Il reste quand même parmi les 20 meilleurs joueurs NBA aujourd’hui. Cependant, il doit vraiment passer un cap ».

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