mercredi 22 mai 2024

Le Top 50 de la Coupe du Monde : Neymar, De Bruyne, Modric, la der des n°10 trentenaire

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De 20 à 11, les joueurs de la Coupe du Monde sont nombreux et les surprises de sélections plus modestes ont quelques qualités à revendiquer. Neymar portera le Brésil, De Bruyne la Belgique et Modric la Croatie.

Maya Yoshida (Japon)

A 34 ans, sa carrière est un modèle de réussite. Le capitaine des Samourai Blue est passé par de très grands clubs européens. Quand il a quitté Nagoya en 2009, il est passé par les Pays-Bas (Venlo), l’Angleterre (Southampton), l’Italie (Sampdoria), l’Allemagne (Schalke 04 depuis cette saison). En plus de douze ans, il a remporté quelques titres importants avec la sélection japonaise comme la Coupe d’Asie des nations en 2011 ou a atteint une place de finaliste huit ans plus tard. Avec 120 capes au compteur (12 buts), le natif de Nagasaki, finaliste de la Coupe de la Ligue anglaise en 2017 avec les Saints, demeure un leader absolu. Celui qu’on suit et qu’on écoute.

Joel Campbell (Costa-Rica)

A 30 ans, cet attaquant a bourlingué. Il est passé par Arsenal, a multiplié des prêts dans de nombreux autres clubs européens (Lorient, Real Betis, Olympiakos, Villarreal, Sporting, Frosinone…). Le natif de San José n’a peut-être pas toujours confirmé toutes les attentes et son potentiel lors de ses multiples expériences mais, avec le Costa Rica, il demeure l’homme des buts importants. Au Brésil, en 2014, il a été celui qui a marqué le premier but de cette campagne contre l’Uruguay. Lors des qualifications pour cette Coupe du monde, il a été l’auteur de trois buts importants, notamment celui inscrit contre la Nouvelle-Zélande. Le Costa Rica a pu se qualifier pour un troisième tournoi de rang. Si Campbell n’a plus autant de force en un contre un qu’avant, il a par contre gagné en maturité et intuition tactique. Sa polyvalence (il peut aussi jouer ailier) est un atout supplémentaire. Mais c’est désormais au poste d’avant-centre (son poste de prédilection) où il excelle le plus. Blessé au genou lors du dernier Mondial, le fer de lance du Costa Rica (25 buts en 117 sélections) espère répondre aux attentes. Mais avec les deux monstres ; l’Allemagne et l’Espagne, il faudra multiplier les exploits.

Kévin De Bruyne (Belgique)

L’international belge a déjà 31 ans, mais il est toujours aussi précieux avec les Diables Rouges qu’avec les Citizens. La saison passée, il a battu son record de buts (15) en Premier League (avec en plus 8 passes décisives). Le natif de Tronchiennes a décroché son quatrième titre de champion d’Angleterre et a été élu logiquement dans l’équipe type de la saison. Roberto Martinez, le sélectionneur belge, le considère le plus logiquement du monde comme un des joueurs indispensables des Diables Rouges. « KDB » approche les 100 sélections avec la Belgique (93 pour 25 buts). Il espère emmener (enfin) son pays vers les sommets lors de l’édition au Qatar.

Romelu Lukaku (Belgique)

Il ne faut surtout pas retenir sa dernière expérience à Chelsea où son rendement n’a pas été optimal (seulement 17 titularisations). Le meilleur buteur de l’histoire de la Belgique (68 buts) a préféré retourner à l’Inter où les tifosi nerazzurri le vénèrent. Le champion d’Italie 2021 devrait arriver en pleine confiance au Qatar. Depuis septembre 2021, Lukaku (29 ans) est rentré dans le cercle très fermé des joueurs belges ayant obtenu au moins 100 capes (Vertonghen, Hazard, Mertens, Witsel, Alderweireld). Avec lui, les Diables Rouges pourraient frapper un grand coup et aller enfin au bout.

Kamal Miller (Canada)

Après des décennies de piètres performances, l’équipe masculine du Canada suscite enfin la curiosité et les attentes. La progression des Canucks est telle que cette sélection a été une de celles qui a le plus progressé au classement l’an dernier. Kamal Miller symbolise bien cette renaissance. Le natif de Scarborough de 25 ans brille au sein de la défense. Il fait partie de cette jeune génération talentueuse qui redessine les attentes canadiennes. Le vainqueur du championnat canadien 2021 rassure énormément par ses interventions. Il est devenu un pilier dans le dispositif mis en place par le sélectionneur John Herdman. Il met à profit son expérience tirée notamment en MLS à Orlando en 2019/2020. Mais le plus dur se profile pour les Canucks avec la Belgique, le Maroc et la Croatie dans leur phase de poule.

Achraf Hakimi (Maroc)

Il n’a pas encore 24 ans (il les fêtera le 4 novembre), mais le latéral du Paris Saint-Germain a déjà une forte expérience. Ce joueur né à Madrid de parents marocains a été formé au Real. Il a déjà dépassé les 50 sélections avec les Lions de l’Atlas. Hervé Renard a été le premier à lui donner sa chance à l’âge de 17 ans, 11 mois et sept jours, ce qui lui a valu la distinction de deuxième plus jeune joueur de l’histoire de la sélection du Maroc derrière Hachim Mastour. A la grande différence que ce dernier n’a plus jamais porté le maillot de la sélection par la suite. Quand il a été en manque de temps de jeu au Real, Hakimi a décidé de migrer pour Dortmund et donc de quitter l’Espagne sous forme de prêt. Par la suite, il est devenu le défenseur le plus cher de l’histoire de la Ligue 1 (acheté 60 millions d’euros et 11 millions de bonus par le PSG). Il est un élément clé de l’équipe du Maroc.

Luka Modric (Croatie)

A 37 ans, avec Suker et Vukas, le natif de Zadar est considéré comme un des plus grands joueurs de l’histoire de son pays. Il obtient la consécration suprême individuelle en remportant le Ballon d’Or en 2018. En mars 2021, contre Chypre, le Madrilène est devenu le joueur le plus capé de l’histoire de la sélection avec 135 capes. Depuis, il a dépassé les 150. Même si les années passent et que Modric n’a plus ses jambes de 20 ans, ses qualités de passeur et de récupérateur restent intactes.

Neymar (Brésil)

L’international brésilien âgé de 30 ans devrait être une des grandes attractions de ce Mondial. Depuis qu’il a rejoint le PSG en 2017, l’ancien attaquant du FC Barcelone a certes connu des hauts et des bas. Pour autant, il reste ce dépositaire, cette grande référence technique du club de la capitale. Il en va de même avec la Seleçao. Au vu de son début de championnat, on sent bien que l’ancien attaquant du FC Santos veut arriver fin prêt au Qatar. Contrairement aux saisons précédentes, il apparaît comme affûté physiquement comme jamais. Lors des huit premiers matches de championnat, il avait déjà inscrit 8 buts et délivré 7 passes décisives.

Véritable électron libre dans cette sélection du Brésil, le natif de Mogi das Cruzes peut se déplacer avec grande liberté, mais aussi se muer en grand créateur de jeu avec un époustouflant bagage technique. Ce Brésil truffé de vedettes sera compliqué à faire déjouer avec un Neymar soit à la baguette soit en finisseur clinique au milieu d’une attaque jeune et fougueuse. Avec 74 buts (120 sélections), Neymar n’est plus qu’à trois unités du roi Pelé…

Vinicius Junior (Brésil)

Il représente l’avenir du Brésil au poste d’ailier gauche. A 22 ans, le natif de Sao Gonçalo devrait faire étalage de ses plus beaux mouvements au Qatar. Quand il s’est présenté au Real en juillet 2018 pour 45 millions d’euros, il était clair que les Madrilènes avaient fait signer un très grand joueur en devenir. En l’espace de quatre saisons, l’ancien buteur de Flamengo est monté d’un cran. Ses 17 buts inscrits la saison passée en Liga (et 10 passes décisives) en témoignent. On aime déjà le comparer à Neymar (son idole selon son propre aveu). Très à l’aise sur l’aile gauche, il peut néanmoins occuper tout le front de l’attaque. Habileté, vitesse supersonique, explosivité sont ses qualités premières. Et si au Qatar il venait aussi à éblouir en tant que finisseur et passeur (certaines lacunes qu’on lui reconnaît encore), il deviendrait alors quasiment injouable.

Marquinhos (Brésil)

Même s’il apparaît un peu plus en difficulté avec le PSG, Marquinhos reste « un élément important » dixit Christophe Galtier. Le défenseur de 28 ans en a vu d’autres. L’ancien arrière de l’AS Rome n’a cessé de prendre du galon à Paris depuis dix ans. Il jouit d’une très forte expérience. Il faut y ajouter chez lui des qualités athlétiques qui restent intactes. Elles lui permettent notamment de couvrir énormément de terrain grâce également à une très bonne lecture du jeu. Sa qualité de relance est également excellente. Il est un taulier de la Seleçao depuis novembre 2013 et un match contre le Honduras. Il va aisément dépasser les 70 capes au Qatar.

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