mardi 18 juin 2024

L’énorme regret de Dragan Gajic (Limoges) à l’heure d’arrêter sa carrière

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

A bientôt 40 ans, le buteur slovène, Dragan Gajic vit ses dernières semaines de handballeur à Limoges avec l’ambition de laisser son dernier club le plus haut possible. L’ailier aux 151 sélections qui a dépassé la barre des 1500 buts en StarLigue, et qui détient le record de buts inscrits sur une saison en France (233 en 2020/2021) aura marqué son temps dans quatre pays différents. Entretien pour Handball Magazine et Le Quotidien Du Sport.

Comment vivez-vous la dernière saison de votre carrière ?

Comme toutes les autres avec peut-être un peu moins de pression donc un peu plus de plaisir aussi. J’ai maintenant hâte d’entamer ma nouvelle vie à partir du 1er juillet.

D’ici là, qu’espérez-vous de cette fin de saison avec Limoges ?

On ne va pas se mentir, nous avons une opportunité historique de terminer dans le top 5, ce qui serait une grande performance pour Limoges. En tant que capitaine, je vais tout faire pour atteindre cet objectif et participer ainsi à écrire l’histoire du club.

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Dragan Gajic évite la saison de trop

Arrêter à 39 ans (40 en juillet), est-ce le bon moment ?

Physiquement et mentalement, je pourrais continuer sans problème, mais je voulais aussi et surtout décider de par moi-même et avec ma femme. On s’était dit qu’on n’irait pas au-delà de 2024, je n’ai aucun regret, je suis juste heureux d’imaginer que je vais pouvoir passer davantage de temps en famille.

Dans lequel des quatre pays où avez joué et été champion (Slovénie avec Celje, Croatie avec Zagreb, France avec Montpellier et Hongrie avec Veszprem) avezvous été le plus épanoui ?

Si on ne regarde que les statistiques, c’est à Montpellier, et en France de façon plus générale que j’ai marqué le plus de buts. Mais j’ai aussi beaucoup appris et progressé tactiquement en Hongrie où nous avions énormément de pression à chaque match.

La quête du but a-t-elle toujours été une obsession pour vous ?

Avec l’âge, les priorités changent, mais tous les ailiers vous diront qu’un finisseur ne doit avoir qu’une seule idée en tête : marquer des buts ! Celui qui vous dit le contraire est un menteur. La seule différence, c’est qu’avec la maturité, on gagne aussi en régularité. Il ne sert à rien de mettre 15 buts sur un match, si on doit n’en mettre que 2 lors du suivant. A Veszprem, j’ai réussi à garder cette régularité dans la durée.

« Je regrette de ne jamais avoir pu participer à des JO »

Si vous n’aviez qu’un seul regret à formuler au moment de tourner la page, quel serait-il ?

Il y en a deux : notre défaite en finale de la Ligue des Champions avec Veszprem face à Vardar Skopje (24-27) en 2019, et de ne jamais avoir pu participer à des JO. On ne peut pas tout avoir dans la vie !

De quoi êtes-vous le plus fier ?

Je suis resté fidèle à mes valeurs. Ma femme sera la première à dire que je ne suis pas facile à vivre, parce que je suis un peu spécial, mais je n’ai jamais joué de rôle, j’ai toujours été moi-même. Surtout, j’ai respecté le handball en jouant tous les matches avec le même sérieux, que ce soit en D2 ou en coupe d’Europe. Mon fils joue aussi au handball et je veux lui transmettre ces valeurs. Je suis aussi très fier d’avoir fait partie des meilleurs joueurs du monde.

Où avez-vous été à votre sommet ?

A Montpellier certainement, et lors des championnats du monde de 2015 quand j’ai été élu meilleur ailier de la compétition (meilleur buteur avec 71 buts, Ndlr). A Veszprem aussi, mais dans un style différent, avec plus de constance dans les performances. Enfin, à Limoges j’ai peut-être produit le meilleur handball de ma vie, mais dans un contexte moins relevé.

Vous aimez tellement la France que vous allez y rester après votre carrière !

Avec ma femme, nous voulions vivre au bord de la mer et comme elle est tombée amoureuse de Montpellier, je n’ai pas vraiment eu le choix (rires) ! Les enfants sont aussi très bien intégrés, ce nouveau challenge familial me rend impatient.

L’info en plus sur Dragan Gajic

A partir du 1er juillet, c’est en revenant vivre sur Montpellier que Dragan Ga-
jic entamera sa reconversion en tant qu’agent sportif avec l’objectif d’utiliser son énorme réseau pour accompagner les jeunes joueurs d’une manière « différente que celle des agents classiques. J’espère que cette deuxième carrière sera à la hauteur de la première. »

Transferts 2024/2025

Arrivées : Faruk Yusuf (Granollers, Esp.), Jenilson Varela (Cangas, Esp.)

Départs : David Iglesias (Tremblay), Angel Fernandez (Torrelavega, Esp.), Jure Dolenec (?), Dragan Gajic (retraite)

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