samedi 20 juillet 2024

Ligue 1 : pourquoi on a enfoncé le FC Nantes de Pierre Aristouy trop vite

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Pascal Auchet
Pascal Auchet
Journaliste

Après le début de saison très inquiétant du FC Nantes (2 points pris au cours des quatre premiers matchs), on prédisait le pire pour Pierre Aristouy. A tort.

Peu d’observateurs de la Ligue 1 donnaient une chance à celui qui a succédé à Antoine Kombouaré en fin de saison dernière, d’être encore là aujourd’hui. Depuis la 4ème journée, les Canaris ont prise 12 points en cinq matchs et pointent à une belle 7ème place, devancés à la différence de buts par le Stade Rennais (+3 contre +1).

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Avec au passages, des victoires très précieuses contre des équipes qui jouent dans la même catégorie : Lorient, Strasbourg et Montpellier. Des performances que l’on doit à l’ancien entraîneur des U19, au club depuis plus de six ans. Après avoir dû attendre l’intégration des recrues de l’été (parmi lesquelles le précieux défenseur central international suisse, Eray Cömert, arrivé de Valence), mais aussi Jean-Kevin Duverne (Brest), le Btésilien Douglas Augusto (acheté 5,5 millions au PAOK Salonik) ou encore les Brésiliens Marquinhos et Adson, le technicien nantais a fait des choix forts : se priver de Nicolas Pallois, désormais relégué sur le banc, s’appuyer sur le tandem Mohamed (après avoir levé l’option d’achat de 5,75 millions d’euros) – Simon en attaque, pour relancer la formation nantaise, passée tout proche de la relégation en juin dernier.  

« Le classement ce n’est pas grand-chose, les points, si »

« Le classement ce n’est pas grand-chose, les points, si », explique Pierre Aristouy. « C’est comme tout le monde. On croit tous aux dynamiques, qu’elles soient négatives ou positives. Enchaîner quatre victoires en cinq matches nous permet de bien travailler, sans pression, et d’envisager les prochaines échéances avec ambition ». Les points, Nantes en a 14 après 9 journées, c’est déjà 9 de plus que le premier relégable. 6 de plus que le barragiste.

Une des forces de l’entraîneur nantais est de faire confiance à tout le monde. Moutoussamy, Coco, ou Sissoko, par exemple, n’étaient pas titulaires en début de saison, il leur donne du temps de jeu. Comme Bamba, rarement titulaire mais décisif contre Montpellier après son entrée, à l’heure de jeu.  Mollet aussi alterne entre le onze de départ et le banc, tout comme Abline, prêté par Rennes et attaquant très prometteur. 

Capable de faire jouer son équipe à 4 derrière, mais aussi avec une défense à cinq (avec Merlin et Coco en pistons sur les côtés), Pierre Aristouy s’appuie sur le jeu pour avoir des résultats. Adepte du pressing haut, il pousse son équipe à garder ses valeurs quelques soient les conditions du match. C’est notamment ce qui a permis aux Nantais de revenir contre l’OM.

Corriger les fins de matchs, pour éviter la désillusion de Monaco (Nantes menait 3-1 avant de concéder le match nul, 3-3) : le technicien nantais a aussi beaucoup travaillé sur la conservation du ballon, tout en gardant un équilibre en défense. 

Bien armé, avant d’aller à Lens et de recevoir Reims, Nantes ira à Metz, avant la trêve internationale, avant de reprendre avec la réception du Havre et espérer terminer le mois de novembre dans la première moitié de tableau. Aujourd’hui, on ne doute plus.

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