lundi 26 février 2024

Loïc Pérard : « Laval a retrouvé un esprit familial »

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Julien Huët
Julien Huët
Journaliste

Défenseur du Stade Lavallois dans les années 80, puis recruteur du club entre 2007 et 2012, Loïc Pérard, qui travaille aujourd’hui à l’AJ Auxerre, suit de près le parcours de son club de cœur.

Quel lien conservez-vous avec le Stade Lavallois ?

Je travaille comme recruteur pour l’AJ Auxerre. Je suis basé à Rennes et j’assiste à beaucoup de matches dans l’Ouest de la France. Donc forcément, je suis Laval de près. J’ai aussi gardé des attaches avec pas mal de personnes que j’ai connues lors de mes passages au club, comme Anthony Gonçalves.

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Au-delà de ce lien professionnel, on ressent une affection.

C’est différent pour moi car je suis un pur Mayennais. J’ai participé à la Coupe d’Europe avec Laval. Forcément, c’est un club dont je suis tous les résultats. A Laval, tout le monde parle du Stade Lavallois. En Mayenne, tout le monde aime le Stade Lavallois.

Qu’estce que cela représenterait pour vous de revoir Laval en Ligue 1 ?

Ma priorité est bien sûr la montée de l’AJ Auxerre. Maintenant, comme il y a au moins deux clubs qui vont monter, ce ne serait que du bonheur si Laval accédait aussi à la Ligue 1. Car mes racines sont lavalloises.

« La nouvelle génération doit écrire une Nouvelle histoire »

35 ans après, quel impact cela pourrait-il avoir sur la ville ?

Cela serait forcément accueilli très favorablement par les supporteurs et tout l’environnement. Un club en Ligue 1, cela profite à la ville, aux collectivités, aux commerces… Tu passes de 67000 personnes au stade à faire le plein contre le PSG, l’OM… Tout le monde serait ravi.

Quel regard portez-vous sur l’équipe actuelle ?

C’est une équipe généreuse qui tire une grande force de sa solidarité. Même quand il y a des moments difficiles, les joueurs travaillent les uns pour les autres et arrivent à s’accrocher. Ils jouent en 541, c’est un système pas simple à manier, ils laissent peu d’espace et encaissent peu de buts. Je trouve aussi que le club a retrouvé un esprit familial depuis l’arrivée du nouveau président. Cela avait un peu disparu.

Personnellement, à quelle fréquence vous parleton de l’exploit de 1983 contre le Dynamo Kiev ?

Mais c’est tout le temps ! Je viens souvent à Laval voir ma maman qui est en maison de retraite. Que ce soit là-bas ou dans les commerces, la première chose dont on me parle, c’est Kiev et l’épopée européenne ! C’est très plaisant et gratifiant, mais il faudrait qu’une autre aventure prenne le relais. Par exemple, on oubliera jamais les Bleus de 1998, mais c’est bien que ceux de 2018 soient aussi devenus champions du monde.

Le plus grand exploit de Laval, c’est d’avoir éliminé le Kiev de Blokhine. Les joueurs de cette époque, nous avons tous la soixantaine, ça date un peu… Les nouvelles générations ont envie que leur club écrive une nouvelle histoire. Pour le Stade Lavallois, ça peut passer par la Coupe de France ou par une remontée en Ligue 1.

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