samedi 2 mars 2024

L’OL 2024 n’a peur de rien et vise l’Europe !

PONTARLIER - OL (14H30)

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Julien Huët
Julien Huët
Journaliste

PONTARLIER (N3) – OL (14H30)

Après une année 2023 abominable, longtemps marquée par une terrible dernière place en Ligue 1, l’Olympique Lyonnais de Pierre Sage espère se rapprocher des sommets qui étaient les siens à une époque pas si lointaine.

Cela va vite dans le football. Très vite. On a beau le savoir, on est toujours surpris. Le 6 décembre, l’OL sombrait à Marseille (3 0) et s’enfonçait dans les basfonds du championnat. Lanterne rouge, l’OL voyait les flammes de l’enfer et le sceptre de la Ligue 2 se rapprocher de manière inéluctable.

« L’OL n’est pas un club de L2 », tentait alors de convaincre Dejan Lovren face à la presse. Le Croate jouait son rôle de cadre en montrant la marche à suivre : « Quand c’est difficile, on n’a pas le droit de baisser la tête. Je sers les dents, les bras dans les situations difficiles. Tu as besoin d’avoir de la méchanceté en toi. Je ne suis pas venu ici pour jouer en Ligue 2 et l’OL n’est pas une équipe et un club pour jouer dans cette division. »

Les statistiques le contredisaient : aucune équipe ne s’est encore sauvée en affichant, comme les Gones à cet instant, seulement 7 points après 14 journées. Dans l’environnement du club, ce n’était plus de l’inquiétude, mais du pessimisme.

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« Maintenant, on est une vraie équipe »

Seulement deux semaines plus tard, la même équipe partait en vacances de fin d’année le cœur léger après un succès face à Nantes (10) qui suivait ceux à Monaco (01) et face à Toulouse (30). Un spectaculaire 9/9 pour une équipe qui n’avait empoché que 7 points sur 42 lors des journées précédentes ! Il fallait d’ailleurs remonter à près de deux ans, janvier-février 2022, pour retrouver la trace de trois victoires d’afilée de l’Olympique Lyonnais en Ligue 1.

Grâce à cette série inespérée, l’OL avait pu passer les fêtes à la 15ème place, audessus de la zone rouge, ce qui ne lui était plus arrivé depuis la 2ème journée. « On est en train de sortir la tête de l’eau » disait alors Rayan Cherki.

Arrivé à Lyon l’été dernier, Duje Caleta-Car enchaînait : « Maintenant, on est vraiment une équipe. On part en vacances contents en espérant une meilleure seconde partie de saison. Maintenant, on défend comme une équipe et cela fait la différence. » Chacun à Lyon était néanmoins conscient que la route était encore longue et qu’il ne fallait pas considérer l’équipe déjà sauvée dans la course au maintien.

« Il manque encore 18 points », martelait ainsi l’entraîneur Pierre Sage. L’opinion populaire ne l’entendait pas exactement de cet avis. Pour beaucoup de supporteurs et d’observateurs, l’OL avait, fin décembre, réussi le plus dur en quittant enfin la zone de relégation. « C’est le danger de penser cela, estimait Pierre Sage. C’est un objectif qui se joue dans la durée. Sincèrement, je suis convaincu que l’équipe a encore besoin de 18 ou 19 points, soit environ six victoires et un match nul. Quand il reste 17 matches, cela veut dire qu’il ne faut pas perdre de temps non plus. »

L’OL s’est remis la tête à l’endroit sur le terrain au moment où son organigramme s’est enfin mis à fonctionner comme celui d’un grand club. Tout sauf un hasard. D’ailleurs, le nouveau directeur général Laurent Prud’homme afichait à la fin de l’année un bilan quasi parfait : 4 matches et 3 victoires.

Avec le directeur sportif David Friio, arrivé comme lui début décembre, et Mathieu Louis-Jean, à la tête du recrutement depuis l’été dernier, les trois hommes sont les nouvelles têtes pensantes de l’Olympique Lyonnais. Même si, bien sûr, une ombre plane : celle du big boss, l’incernable John Textor. Passionné de football, l’Américain est souvent insaisissable. Comme fin octobre lorsqu’il se marre quand une journaliste lui parle d’un objectif maintien pourtant sur toutes les bouches :

Un nouvel organigramme enfin digne d’un grand club

« Votre question est comique ». Comme quand il a déclaré être « béni » d’avoir choisi Fabio Grosso pour remplacer Laurent Blanc avant de jeter l’Italien sans un regard seulement 7 matches plus tard. Longtemps en conflit avec Jean-Michel Aulas avec qui il s’est rapproché, le patron d’Eagle Football apprend à connaître le fonctionnement du football français.

Propriétaire depuis un an de l’OL, mais seulement décideur à 100 % depuis l’éviction de JMA en mai, John Textor continue de nourrir de grandes ambitions pour le club du Rhône.

S’il n’a plus osé reparler de l’objectif initial, la Ligue des Champions, il nourrit sans aucun doute secrètement l’espoir de voir l’OL réussir une seconde partie de saison de folie. Cela peut-il être suffisant pour arracher une place européenne ? Avec 11 points de retard à mi-championnat et 9 équipes à remonter, l’affaire était encore difficile à entendre.

Mais il y a aussi la Coupe de France. C’est sans doute sur cette épreuve que l’OL misera gros pour espérer enfin retrouver l’Europe, que le club n’a plus connue depuis déjà bientôt deux ans et l’élimination face à West Ham (11, 03) en quarts de finale de la Ligue Europa 2022.

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