mercredi 5 octobre 2022

L’OL en coupe d’Europe, un géant français depuis 25 ans

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Julien Huët
Julien Huët
Journaliste

L’OL et l’Europe, c’est une grande histoire d’amour : le club va participer à sa 36ème campagne européenne en 2021/2022. Depuis les années 2000, le club est un champion français en coupe d’Europe.

L’OL n’a pas encore gagné de coupe d’Europe. Rectification : l’équipe masculine de l’OL n’a pas encore gagné de coupe d’Europe. Car les féminines ont déjà soulevé à sept reprises le trophée de clubs le plus convoité de la planète football. Chez les hommes, en revanche, l’aventure a souvent été belle, mais s’est arrêtée à cinq reprises en demi-finales.

La première épopée remonte à 1964. L’OL de Marcel Aubour, Aimé Mignot, Jean Djorkaeff, Nestor Combin et Fleury Di Nallo cède aux portes de la finale de la défunte Coupe des Coupes contre le Sporting Lisbonne.

L’histoire est cruelle car Lyon aurait dû se qualifier au bénéfice du but marqué à l’extérieur (0-0 à Gerland, 1-1 à Lisbonne), mais cette règle n’existait pas encore à l’époque.

Du coup, c’est un match d’appui disputé à Madrid qui a été fatal aux Gones (1-0). Quatre ans plus tard, parce qu’il n’y a pas encore de prolongation, c’est encore un match d’appui qui scelle le sort de l’OL défait par Hambourg en quarts de finale de cette même Coupe des Coupes (2-0, 0-2, 0-2).

Il faut attendre le milieu des années 90 pour revoir l’OL briller à l’échelle européenne. En 1995, le petit Poucet lyonnais, emmené par Florian Maurice et Ludovic Giuly, crée la sensation en éliminant l’un des ogres italiens de l’époque, la Lazio Rome (2-1, 0-2), en 16èmes de finale de la Coupe de l’UEFA. Malheureusement, au tour suivant, les Gones butent contre Nottingham Forest (1-0, 0-0).

Les années 2000, la domination de légende de l’OL

En 1997, au même stade de la compétition, Alain Caveglia guide les siens vers un succès historique sur le terrain de l’Inter Milan (1-2), mais la bande à Ronaldo et Youri Djorkaeff se redresse à Gerland (1-3). En 1999, dans un stade de Gerland incandescent, l’OL échoue tout près de la remontée contre Bologne (3-0, 2-0) en quarts de finale de la Coupe de l’UEFA (ex-Ligue Europa).

Les années 2000 propulsent l’OL dans le grand bain de la Ligue des Champions. Avec deux regrets éternels : le penalty non sifflé sur Nilmar (le fameux « y’avait peno sur Nilmar ») liée à la défaite en quarts de finale aux tirs au but contre le PSV Eindhoven en 2005 (1-1, 1-1, 4 t.a.b à 2) et les deux minutes de trop sur la pelouse de l’AC Milan l’année suivante, toujours en quarts de finale (0-0, 3-1).

Avec la même sensation ces deux saisons-là que cet OL était taillé pour aller au bout. « C’est terrible, mais c’était écrit comme ça », se remémore aujourd’hui Paul Le Guen, alors à la tête de l’OL contre le PSV Eindhoven.

Curieusement, l’échec en demi-finale de la Ligue des Champions 2010 contre le Bayern Munich (1-0, 0-3) a laissé beaucoup moins de traces dans la mémoire collective. Peut-être car l’OL de Claude Puel avait été battu deux fois et même été surclassé au retour par des Bavarois surpuissants ?

Cette saison-là, en revanche, la victoire en huitièmes de finale contre le Real Madrid de José Mourinho et de Cristiano Ronaldo (1-0, 1-1) constitue l’un des plus beaux exploits européens de l’histoire du club. Le but de Jean II Makoun à l’aller et celui de Miralem Pjanic au retour appartiennent à la légende.

Aulas : « Gagner une Coupe d’Europe avant de terminer »

Les années 2010 ont aussi apporté leur lot d’émotions. En 2014, la jeune équipe de Rémi Garde sort la tête haute contre la Juventus Turin en quarts de finale de la Ligue Europa (0-1, 1-2).

En 2017, la formation de Bruno Genesio effectue un parcours mémorable en Ligue Europa : une qualification de folie en huitièmes de finale contre l’AS Roma (4-2, 0-1), une victoire au bout du suspense en quarts de finale face au Besiktas Istanbul (2-1, 1-2, 7 t.a.b à 6) et une élimination d’un rien en demi-finale contre l’Ajax Amsterdam (4-1, 3-1) avec une balle de prolongation manquée pour quelques centimètres par Maxwel Cornet dans les dernières secondes…

Enfin, dans un format inédit à cause de la crise sanitaire, l’OL écrit en 2020 l’une de ses plus belles pages européennes en éliminant coup sur coup deux favoris, la Juventus en huitièmes de finale (1-0, 2-1) puis Manchester City en quarts de finale (3-1) avant de s’incliner contre le futur vainqueur, le Bayern Munich (3-0) en demi-finale.

Pas de quoi abattre définitivement les ambitions de Jean-Michel Aulas : « L’idée est de gagner une Coupe d’Europe avec les garçons. C’est ce que j’aimerais avant de terminer. »

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