lundi 27 mai 2024

L’OL en quête de sérénité pour préparer le changement

Lyon - Nantes (21h)

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l’OL ne sera pas en Coupe d’Europe. Et pour la deuxième fois en trois ans, les joueurs allumeront leur télévision le mardi, mercredi et jeudi. De quoi interpeler un club qui connait la pire saison sportive de son histoire du 21ème siècle. Symbole d’un modèle à la Lyonnaise à bout de souffle ? Contre le récent vainqueur de la Coupe de France, les Gones ont au moins un objectif, devant les 57 000 supporters du Groupama Stadium : sauver l’honneur.

Pour cette dernière à domicile, les supporters, les dirigeants et le gratin lyonnais ont les yeux rivés sur le rectangle vert. Nous serons loin de l’ambiance de 2016 contre Monaco. À l’époque, la bande à Lacazette atomisait les représentants du rocher 6-1 pour décrocher la qualification en Ligue des Champions. Six ans plus tard, le Président Jean-Michel Aulas a constaté l’échec d’une saison ratée, sur tous les plans, dans une lettre ouverte.

Le Président Lyonnais a enchainé avec une conférence de presse et confirmé les prolongations de Caqueret et Renard ; au moins une bonne nouvelle sous l’orage rhodanien.

« On n’a pas été à la hauteur cette saison avec l’équipe masculine. C’est une saison particulière. On a fait des erreurs. Certains sont un peu durs avec nous, car l’institution au global se porte plutôt pas mal. Il y a eu des résultats en dents de scie. Il y a eu aussi des affaires extra-sportives. On réfléchit à comment on peut se relancer rapidement. Il y a des très bons résultats chez les jeunes, à l’image de la Gambardella. Revenons à nos basiques, il faut revenir à ce qu’on sait faire à l’OL. On a gagné 67 titres depuis mon arrivée. Cela n’occulte pas notre volonté d’aller chercher les prochains. Il faut privilégier l’ADN OL. Certains de nos jeunes formés au club ont confirmé. » (© ol.fr).

Limiter les dégâts contre Nantes pour l’OL

C’est une saison sans titre, une de plus pour les Gones. Le cauchemar à tous les étages pour un club de référence derrière le PSG. L’OL est devenu un Lion inoffensif, une bête qui ne domine plus son sujet. Lyon ne joue plus que pour une chose lors de sa dernière rencontre à la maison : La victoire. Ben entendu, obligatoire.

Dans son jardin, Lyon a une mission avec un objectif prioritaire : les 3 points. Mais pas seulement. Le spectacle, pour la dernière d’Houssem Aouar ou d’autres comme Léo Dubois sera déterminant.

Dans son propos, le Président Lyonnais a bien entendu ouvert la porte à des départs. Déçu par ses joueurs et qu’il souhaite ne plus voir rester. Houssem Aouar en tête de pont. Le Lyonnais a été mis à l’écart pour un problème de comportement ; en plus de ses performances sportives piteuses.

L’OL n’a pas de solution alternative que le succès. Car si la fête ne veut pas virer au désastre de West-Ham, les Gones ont tout intérêt à finir sur une bonne note. D’abord pour les supporters, courageux, qui ont soutenu leur équipe. Ensuite, pour l’ensemble d’un groupe plus que jamais fragilisé et dans une guerre des clans qui ne dit pas son nom. Puis pour la direction, l’OL doit au moins ça à son Président.

Une victoire qui ne changerait rien

Sur le rectangle vert, Peter Bosz espère offrir un dernier succès à son public. Le Néerlandais encore très populaire, malgré les résultats, sait que l’enjeu sera grand. En effet, le technicien de 58 ans entend proposer une belle rencontre avec du jeu et des principes respectés. Pour le coach lyonnais, c’est un enjeu vital. Il doit donner un aperçu de ce que fera l’OL la saison prochaine.

Même privé d’Europe, l’envie est aussi de terminer le plus haut (ou le moins bas possible) au classement. Parce que la place de l’OL au classement détermine le pactole des droits TV. C’est pourquoi, les lyonnais ont l’obligation de réaliser un 6 sur 6. En l’occurrence, si Nice perd ses deux dernières rencontres, Lyon pourrait terminer à la 6ème place. Sur un bilan, ça fait un peu plus honorable.

Au-delà du bilan comptable, les joueurs ont encore une motivation supplémentaire avant que le mercato estival ne débute. Pour eux, il s’agit de convaincre l’OL ou les clubs, potentiels acheteurs, de les approcher pour débuter un nouveau chapitre de leur carrière.

Malgré tout, le mal est fait entre joueurs et supporters. Une victoire contre Nantes ne changerait rien au véritable bilan : Lyon jouera un match par semaine en 2022.

Les anciens Lyonnais ont influencé Aulas dans le bons sens

Lorsque un couple divorce, c’est souvent douloureux. Entre l’OL et les supporters, la rupture a eu lieu contre West-Ham. La suffisance et la nonchalance ont convaincu les supporters de cette déconnexion des joueurs. Les nombreuses déclarations qui ont suivi témoignent d’un divorce consumé.

Après l’état des lieux, place au ménage du côté lyonnais, il s’annonce très long et technique. Car le passage de la serpillère pour certains joueurs, désormais inéluctable, permettrait de tourner la page d’un fiasco sans précédent.

À l’OL et chez Jean-Michel Aulas, on prépare l’après. Si le boss rhodanien n’a pas donné plus de détails, il oriente clairement la politique lyonnaise dans les prochains mois. Avec des nouveaux partenaires qui vont remplacer Pathé et IDG. C’est annoncé : le groupe professionnel va évoluer. Dans son contenu et dans la méthode.

Aulas a fait savoir que la communication du club, les méthodes qui ont fait le succès de Lyon reviennent. Comme si le Sextuple champion de France a depuis trop longtemps dormi sur son oreiller.

Le match des héros a encore intensifié les appels à du changement. De Govou à Malouda en passant par les plus anciens comme Anderson, tous ont distillé leurs messages. De quoi influencer les mots de JMA lors de la conférence de presse de jeudi. Un choix assumé par la direction lyonnaise, qui a besoin d’une victoire ce soir pour mieux préparer le changement.

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