mardi 27 septembre 2022

Lucas Da Silva (Brive) : « L’impression d’être au bon endroit, au bon moment »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Pour remplacer Narisia et Acquier, le CAB est allé chercher un jeune talonneur parisien. Lucas Da Silva formé au Stade Français, où il a débuté à 20 ans et qui, à 24 ans, arrive en Corrèze pour découvrir un autre contexte et prendre, éventuellement, une autre dimension. Entretien pour Le Quotidien Du Sport et Rugby Magazine.

Comment vivez-vous votre premier changement de club en carrière ?

Entre Paris et Brive, ça change ! Le cadre, les méthodes, le travail, l’approche, la météo (qu’estce qu’il fait chaud !) tout est forcément différent, mais sans remettre en cause la nature de la préparation, ni son intensité. Ici comme ailleurs, cette période est capitale, elle l’est évidemment encore davantage pour moi qui découvre un nouveau club pour la première fois. La première image qu’on laisse est toujours importante. Sinon, le cadre est familial, sympa, j’adore.

Etait-ce le moment pour vous de changer d’horizon après quatre saisons chez les pros ?

Après tant d’années au Stade, où j’ai vu beaucoup de choses, il devenait intéressant de changer de contexte pour essayer d’aller chercher plus de temps de jeu notamment, mais aussi pour découvrir de nouvelles façons de travailler. Je suis hyper heureux de tout ce que j’ai vécu en quatre ans au Stade Français (50 matches de Top 13, 11 matches européens, Ndlr). Les deux premières saisons, j’avais plutôt un rôle de second couteau parce que j’ai toujours été en concurrence avec des talonneurs de grande qualité. Il y en a ici aussi évidemment et il va falloir que chacun se fasse une place.

« Il n’y a pas de fatalité à seulement jouer le maintien »

Pour vous imposer, dans quels domaines devez-vous progresser en priorité ?

Dans le domaine physique, l’endurance, la vitesse, la puissance, l’explosivité. J’ai un profil de joueur sans gros points forts, ni gros points faibles, avec cette nécessité de progresser dans tous les domaines pour monter d’un cran. De manière générale, j’adore la conquête, je travaille beaucoup les mêlées, les touches, j’analyse pour être un maximum en premier soutien, disponible pour faire vivre le ballon. Je suis passé talonneur en passant pro, il y a quatre ans, j’ai donc encore énormément de choses à apprendre. Mais je suis content car pour ça j’ai l’impression de me retrouver au bon endroit, au bon moment.

Dans ce domaine, qu’avez-vous trouvé à Brive depuis votre arrivée en termes d’état d’esprit et d’ambiance ?

On sent tout de suite la différence, la ferveur des supporteurs qui sont très proches des joueurs, qui parlent avec nous, sont toujours là pour les entraînements, les matches… En ça, ça me change de Paris où on passait beaucoup plus inaperçu. Incognito. Et encore, j’imagine que pendant la saison, cette ferveur ne fera que monter. Pour avoir vécu l’ambiance du stade Domenech dans la peau des visiteurs, j’ai hâte de la découvrir du bon côté (rires) !

Lucas Da Silva a une lourde responsabilité à Brive

Quelles seront les ambitions du CAB cette saison ?

Le premier impératif sera de ne pas se prendre pour d’autres, rester humbles, mais sans manquer d’ambition pour autant. Jouer le maintien n’est pas une fatalité. Si l’alchimie prend, tout est envisageable car le rugby est aussi une affaire d’hommes et de relations humaines.

Redoutez-vous vos retrouvailles avec le Stade Français (8ème journée, 22 octobre, à Paris) ?

J’ai coché cette date. J’irai sans esprit de revanche, car tout s’est bien terminé, on s’est dit tout ce qu’on avait à se dire, mais j’aurai évidemment à coeur de montrer que j’ai progressé.

Comment voyez-vous votre avenir désormais ?

Sur mes deux ans de contrat ici, à Brive, j’aspire jouer le plus souvent possible en Top 14, y être bon et voir où ça peut m’amener. Jérémy (Davidson, le manager, Ndlr) m’avait déjà contacté dans le passé et lorsqu’il m’a appelé cette année, j’ai rapidement coupé court à toute autre destination. Leur approche humaine et sportive m’a beaucoup plu, j’ai tout de suite adhéré à leur discours. Pour moi, le côté humain est primordial et je pense ne pas m’être trompé en rejoignant le CAB et son esprit de famille.

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