samedi 26 novembre 2022

Lucas Vanegue (Istres) : « Pour arracher des points, c’est la guerre ! »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Elu meilleur joueur de ProLigue la saison passée avec Cherbourg, le demi-centre de 26 ans aux 203 buts (6,77 par match), Lucas Vanegue a rejoint Istres où il découvre la StarLigue avec l’ambition d’aider le club à vivre une cinquième saison d’affilée dans l’élite. Pas simple. Entretien réalisé pour Handball Magazine et Le Quotidien du Sport..

En fin de saison, alors qu’Istres n’avait pas encore assuré sa place en StarLigue et que Cherbourg luttait encore pour monter, vous doutiez de votre choix… qu’en est-il aujourd’hui ?

C’est vrai, je me posais des questions car, en signant à Istres, je voulais découvrir l’élite. Finalement, je suis content, mon objectif est atteint et tous les week-ends je joue en StarLigue.

Ça change beaucoup de choses ?

Oui, quand même, je joue contre des équipes et des joueurs que je regardais à la télé depuis longtemps. Cela fait bizarre de les jouer dans des salles que je découvre aussi.

Comment vivez-vous cette promotion ?
Bien, super bien, il faut juste que je ne me focalise pas trop sur tout ça, que je continue à jouer mon jeu, sinon ça ne peut pas marcher.

Lucas Vanegue heureux de sa promotion en StarLigue

Qu’est-ce qui vous semble le plus difficile à appréhender ?

Le fait qu’il n’y ait pas de petits matches, d’équipes plus abordables. Tous les week-ends, on joue face à des équipes et des joueurs qui sont en StarLigue depuis longtemps, qui ont une expérience de fou. Ça oblige à hausser son niveau d’exigence, surtout pour une équipe comme la nôtre qui vise le maintien. Pour arracher des points, c’est la guerre !

Comment avez-vous vécu votre début de saison, vos six défaites d’affilée ?

Nous savions que notre calendrier était particulièrement difficile en septembre-octobre avec Montpellier (26-29), Aix (35-26), Paris (28-35) et Nîmes (34-37)… Malgré tout, on aurait aimé récupérer quelques points. Ces six défaites de suite n’étaient pas révélatrices de notre niveau. Elles nous obligeaient simplement à ne pas nous manquer face à des équipes qui luttent comme nous pour le maintien. On sait que ça va être dur, qu’il va falloir sa battre toute la saison, il ne faudra pas se louper face aux équipes plus abordables. Et, à la fin, si on le mérite, on se maintiendra.

 « J’ai découvert les taureaux, les courses camarguaises »

Vos prestations sont-elles à la hauteur de vos attentes ?

J’ai fait un premier bon match face à Montpellier avant de me blesser à Aix et de revenir face à Cesson-Rennes. Eu égard à mon absence pendant quatre matches sur six, je suis content de mon niveau, j’espère continuer comme ça et monter en puissance pour répondre présent dans les matches à fort enjeu.

Comment avez-vous géré ce changement de vie, de Cherbourg à Istres ?

Le changement a été d’ordre sportif, assez important je vous l’ai dit, mais aussi d’ordre privé et familial. J’ai déménagé en juillet et je ne devais revoir ma famille qu’à Noël. C’est difficile, mais je gère car je sais pourquoi je suis là. En plus, le climat est quand même super agréable et la région me plait beaucoup. J’ai notamment découvert les courses camarguaises et les taureaux, c’est marrant !

Vous avez signé trois ans, comment imaginez-vous votre avenir ?

Je vais d’abord tout faire pour aider Istres à se maintenir. Et ensuite, on verra. Mon ambition était de jouer en StarLigue, c’est fait. Désormais, elle est d’accrocher une équipe qui évolue au niveau européen. A Istres ou ailleurs…

Avez-vous eu d’autres propositions la saison passée ?

J’avais des pistes, mais qui ne se sont pas concrétisées car j’ai rapidement donné mon accord à Istres. Je ne voulais pas manquer le coche donc j’ai sauté sur la première proposition. Et je ne le regrette pas.

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