dimanche 21 avril 2024

Mathieu Van der Poel (Alpecin-Deceuninck) n’est plus seul…

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En permettant à la formation belge de franchir un palier et d’intégrer le World Tour, les 33 victoires de 2022 ont aussi montré qu’elle ne dépendait pas que de son leader, Mathieu Van der Poel. Car avec lui, avec les renforts de Kragh-Andersen, Hermans et Groves notamment, Vermeersch, Philipsen ou De Bondt, Oldani et Mareczko seront encore là en 2023 pour briller sur les Classiques.

Philip Roodhooft ne rêve pas. Il n’a pas dans son effectif un coureur capable de gagner un grand Tour. Le bilan de 2022 est suffisamment éloquent pour considérer que la priorité des Alpecin-Deceuninck en 2023 encore ne sera pas des courses de plusieurs semaines, autrement qu’en chasseur d’étapes, mais bien sur les grandes classiques.

Après Paris-Bourges (Philipsen), le Tour des Flandres et A Travers la Flandres (Van der Poel), deux étapes du Tour dont celles des Champs Elysées (Philipsen), deux étapes de la Vuelta (Vine), trois du Giro (Oldani, De Bondt et Van der Poel), le curseur est déjà placé assez haut pour une quinzième année d’existence que la formation belge abordera en World Tour avec le statut de promue, mais sans deux de ses leaders, le champion de Belgique sortant, Merlier (Soudal-Quick Step) et Vine (UAE Team Emirates), pour deux atouts de moins dans les sprints et en montagne.

Hermans, Groves, Kragh-Andersen : trois recrues, trois plus-values

Avec le renfort non négligeable de Soren Kragh Andersen (DSM), Groves (BikeExchange-Jayco), Hermans (Intermarché Circus Wanty) et les jeunes Ghys, Conci et Plowright, les frères Roodhooft espèrent néanmoins conserver leur compétitivité et être dignes de leur historique accession en D1, deux ans à peine après avoir intégré la D2.

Une fois la saison de cyclo-cross terminée, le Tour sera le morceau de choix en 2023 pour leur star, Mathieu Van der Poel, bien décidé à ne pas y faire qu’un passage après deux abandons en deux participations. Dans le même registre de puncheur, l’expérience de Kragh-Andersen offrira un supplément d’âme à un collectif qui s’appuiera sur Philipsen, sur De Bondt et deux autres recrues phares, Kaden Groves, sprinteur australien de 24 ans.

Déjà vainqueur d’une étape de la Vuelta cette année, pour faire oublier Tim Merlier, et Quinten Hermans, seulement devancé par Evenepoel en 2022 sur Liège-Bastogne-Liège. Ciblé, qualitatif, le recrutement est prometteur qui ne transformera pas l’adn d’une équipe qui n’a jamais voulu construire un bloc autour d’un grimpeur-leader, mais lui permettra d’être plus ambitieuse que jamais sur ses courses de prédilection, les Flandriennes et les Ardennaises, avec plusieurs priorités, accrocher enfin Liège-Bastogne-Liège, Paris-Roubaix ou (et) Flèche Wallonne à son palmarès. Chacun son truc.

Transferts

Arrivées : Conci (Alpecin Development), Ghys (Sport Vlaaderen), Groves (BikeExchangeJayco), Hermans (Intermarché Wanty Gobert), Andersen (DSM), Plowright (Groupama-FDJ Conti), Sinkeldam (Groupama FDJ)

Départs : Merlier (Soudal-Quick Step), Thwaites, Vermote, De Tier (Bingoal Pauwels Sauces), Vine (UAE Team Emirates), Bax (UAE Team Emirates), Anderson, Van Keirsbulck (Bingoal Pauwels Sauces)

La recrue : Soren Kragh Andersen à la relance

Il rêve de gagner, dans l’ordre, Milan-San Remo, le Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège. Avec DSM, en sept saisons professionnelles, il n’a réussi à accrocher que Paris-Tours en 2018 et deux étapes du Tour en 2020. Déçu de ne pas avoir été sélectionné pour un Tour qui partait de chez lui, au Danemark, le Danois de 28 ans relève le défi Alpecin-Deceuninck où il arrive pour réaliser ses rêves.

Tom Boissy

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