jeudi 2 février 2023

Maxime Lucu (UBB) : « Je n’aurais jamais cru vivre un grand chelem ! »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Doublure de luxe d’Antoine Dupont, le demi de mêlée de l’UBB, Maxime Lucu savoure pleinement son aventure avec le XV de France.

Personnellement, qu’attendiez-vous de cette saison ?

Ce qui m’est arrivé l’année dernière, c’était extraordinaire pour moi. A 29 ans, de vivre des choses inoubliables, avec des premières sélections, à Bordeaux, chez moi, devant ma famille, un premier Grand Chelem, je n’aurais jamais cru pouvoir le vivre un jour ou seulement à travers les réseaux sociaux ou la télé. C’était fort. Je vais me servir de cela pour progresser. Je me sens mieux aujourd’hui comme homme.

Je suis quelqu’un de timide et réservé. J’ai essayé de vaincre cela grâce à l’équipe de France. Ça m’a permis de prendre aussi à Bordeaux ce leadership plus facilement. J’ai envie de progresser. On peut compter sur moi pour faire encore progresser l’équipe de France. Il y a de la concurrence à mon poste. Il y a un an, je n’étais pas là, puis j’ai vécu un Grand Chelem. Dans le rugby, on monte très lentement, mais on peut redescendre très vite. Il faut être performant en club pour essayer de continuer d’accrocher quelques maillots et peut-être accrocher l’objectif d’une vie et vivre une Coupe du monde.

Maxime Lucu vit un bonheur fou avec le XV de France

Pensez-vous que le destin vous régale aujourd’hui ?

Je m’accroche à ces petits signes. Je suis très famille. Je cible beaucoup de choses pour avancer. Comme le match des Blacks (40-25) en 2021 pour vivre une première sélection face à la Géorgie à Bordeaux (41-15) devant ma famille. C’était un signe du destin que je suis allé chercher. Ensuite, il y a ce match de l’Angleterre. Je m’étais dit pourquoi pas tout faire pour aller chercher un Grand Chelem. On l’a fait. Derrière, j’avais promis d’aller chercher le Stade de France pour le Top 14. Je l’ai fait avec l’équipe de France. J’ai maintenant promis les demi-finales à San Sebastian. Je vais tout donner pour.

Le plus beau est-il encore à écrire ?

On peut le dire. Avec Bordeaux, je n’ai encore rien vécu. Le plus beau est à écrire. Car après un Grand Chelem, on veut en vivre plus. Représenter son pays, à domicile, à l’occasion d’une Coupe du monde, c’est unique. Cela donne envie. J’ai envie de vivre d’autres choses aussi en club et de continuer à le faire grandir. Le plus beau est à écrire. L’année sera riche et compliquée. Il y aura des bas, mais j’espère qu’il y aura beaucoup de hauts.

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