mardi 6 décembre 2022

Mercato OM : Pablo Longoria face aux limites du modèle marseillais

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À l’OM, le départ de Jorge Sampaoli a rapidement été évacué par la direction. Pablo Longoria sentait que la fin était proche, et avait déjà un plan B. Mais le départ de l’entraîneur argentin a mis en lumière toutes les limites du modèle olympien.

À Marseille, Igor Tudor travaille dans un environnement loin d’être évident. Rien de vraiment nouveau pour autant. Les Marseillais connaissent parfaitement le contexte financier et sportif de leur club depuis longtemps. Mais à force de bricoler chaque année, c’est tout une stratégie qui tient sur une béquille. Pour l’instant, Pablo Longoria s’est contenté de reboucher la brèche Sampaoli avec ce talent que l’on connaît. Le Président, ancien directeur sportif connait les ficelles du mercato par coeur.

C’est à se demander si Tudor et l’OM n’étaient pas déjà en rapport depuis plusieurs jours avant la signature. En 24 heurs, Sampaoli appartenait au passé de l’OM. Reste à savoir si les motifs de sa démission se confirment sur le terrain dès le mois d’août. Et plus encore, en septembre.

Car le technicien argentin avait été très clair depuis plusieurs semaines. Il ne voulait pas être ridicule en Ligue des Champions. La campagne 2020 de Villas-Boas est encore dans toutes les têtes.

Un mercato très calme à cause des options d’achat

A quelques petites semaines de la reprise des compétitions officielles, les supporters s’impatientent face au calme qui règne sur le mercato. Les Olympiens ont enregistré deux arrivées avec Samuel Gigot et Issak Touré. mais le club a eu des dépenses avec les options d’achat de Lopez, Guendouzi, Under ou encore Milik (45 millions, achat de Touré compris).

Le club de la Canebière n’a aucune marge de manœuvre pour réaliser un joli coup. Plus on s’approche de la Ligue des Champions, plus on peut craindre que Tudor devra composer avec un effectif restreint. C’est tout le problème.

Sampaoli avait alerté sur le manque de profondeur de son effectif, Tudor devra composer tous les trois jours avec un gros calendrier. À cause de la Coupe du Monde, les Phocéens jouent la phase de poule de la Ligue des Champions sur deux mois entre septembre et Novembre. Après le mondial, les Marseillais enchaînent avec le « Boxing day » français. Une première pour la Ligue 1 qui le fait par nécessité.

À l’OM, un cap sportif difficile à définir

Si la Ligue des Champions fait du bien aux finances marseillaises, le niveau de la dette préoccupe MCCourt. D’ailleurs, l’actionnaire américain a signifié à Mandanda que l’OM serait en gestion sur le mercato. Que l’équilibre financier serait plus important. De quoi susciter l’incompréhension pour ne pas dire la colère de Sampaoli. Une équation que Longoria connaît depuis qu’il est à l’OM.

En effet, depuis 2017, les finances de l’OM sont très serrées. Il faut rappeler que la Ligue des Champions ne résout pas tout. Une grande partie des retombées ont déjà été dépensées dans la levée des options d’achats obligatoires.

C’est pourquoi l’OM est condamné à trouver des « pan B ». Jeunes espoirs inexpérimentés (ce qui ne va pas dire sans talent), joueurs prêtés, joueurs libres (comme le défenseur international congolais Chancel Mbemba, arrivé en fin de contrat à Porto)… Et pendant ce temps-là, Mohamed Ali-Cho est parti à la Real Sociedad, quand Axel Witsel a signé à l’Atético de Madrid.

C’est un fait : à Marseille, la santé financière fragile du club phocéen handicape sérieusement Pablo Longoria. Avec le recrutement de Tudor, on a même l’impression que le standing du club descend d’un cran.

Mais parfois il y a de belles surprises. Tudor devra s’adapter au plus vite pour donner à l’OM l’occasion de rêver. Car le calendrier ne pardonne rien et pour retrouver plus de poids sportivement, Marseille n’a que cette option.

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