lundi 26 février 2024

Michael Morkov (Astana-Qazaqstan) : « Je préfère être un bon coéquipier qu’un sprinteur moyen »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Le célèbre poisson-pilote, Michael Morkov quitte à 38 ans la Soudal-Quick Step pour rejoindre Mark Cavendish chez Astana.

Comment s’est faite votre arrivée chez Astana ?

Mark (Cavendish) m’a contacté après qu’il soit tombé sur le Tour de France. Il m’a dit qu’il voulait faire un an de plus et qu’il chassait vraiment cette étape sur le Tour de France. Il a obtenu toute la confiance de Vino (Vinokourov) ainsi que de toute l’équipe pour essayer d’atteindre ce but. Il a voulu que je rejoigne l’équipe afin de créer le train le plus fort possible autour de lui. Bien sûr j’ai été honoré par son appel. C’était une réelle opportunité pour moi.

D’autant plus à 38 ans ?

Evidemment. Mais tout au long de ma carrière j’ai couru dans de grandes équipes. J’ai également voulu le faire auprès de sprinteurs qui luttaient pour la victoire. Si vous êtes un poisson-pilote, mais que votre leader ne s’impose pas, alors vous n’êtes pas considéré comme un assez bon poisson-pilote. D’où l’importance de courir avec les meilleurs sprinteurs du monde.

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« J’ai toujours préféré être dans ce rôle d’équipier réputé plutôt que d’être un sprinteur moyen »

Justement, croyez-vous que Mark Cavendish peut atteindre son but ultime ?

Je le pense. Mais nous sommes beaucoup à se demander comment il va y arriver. Quand on voit la manière dont il s’est imposé dans le Giro sur sa victoire d’étape, il s’est vraiment battu avec les meilleurs. Sa 2ème place à Bordeaux sur le dernier Tour de France lui a donné aussi beaucoup de confiance et démontré que cela pouvait le faire.

Et personnellement quelle est votre ambition pour 2024 ?

De gagner beaucoup de courses avec Mark. Evidemment toute l’attention est centrée sur le Tour. Mais je suis un compétiteur. J’aimerais qu’on gagne déjà dès la première course qu’on disputera ensemble. A titre plus personnel, il y a aussi les Jeux Olympiques. J’aimerais pouvoir défendre ma médaille d’or (de l’américaine).

Vous demeurez toujours parmi les plus forts poissons-pilotes au monde. Ne nourrissez-vous toutefois pas certains regrets de ne pas avoir plus gagné (5 victoires) pour votre compte personnel en jouant un rôle plus individuel ?

Pas du tout ! Ces dernières années, j’ai reçu beaucoup de retours positifs sur ce que j’accomplissais. J’ai toujours préféré être dans ce rôle d’équipier réputé plutôt que d’être un sprinteur moyen. Plus jeune, je n’avais d’ailleurs pas prouvé non plus que j’étais un pur sprinteur. Donc je n’avais pas tant que cela à espérer dans ce registre-là. Par contre, je suis très fier de ce que j’ai réalisé. Quand je travaille et que je fais gagner mon sprinteur, je ressens toujours une immense joie.

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