vendredi 21 juin 2024

Nans Peters (AG2R) : « J’ai encore envie de lever les bras »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Nans Peters s’est fait un nom dans le peloton mondial. À l’aube de penser au Tour de France, le coureur d’AG2R Citroën veut continuer à réussir à marquer les esprits après sa victoire lors de la 8ème étape du Tour en 2020.

Comment jugez-vous votre début de saison ?

J’ai eu un coup de moins bien sur TirrenoAdriatico. Je suis tombé malade derrière. J’ai fait quelques courses depuis. Les sensations sont bonnes. Il m’a manqué des courses pour concrétiser. J’ai dû patienter avant d’enchaîner avec les Ardennaises et le Tour de Romandie.

Au moment de reprendre l’an passé, aviezvous réalisé le rythme de folie qui était le vôtre en 2020 avec notamment deux grands Tours ?

J’ai fait trois mois hyper intenses entre août et octobre. Je l’ai bien ressenti dans les jambes sur la Vuelta. J’ai traversé une semaine à 10 jours sans énergie. J’ai tenu à faire ces deux grands Tours avec le Tour de France. Ça m’a servi d’expérience. J’ai pu enchaîner des jours de courses et avoir une vraie saison. C’était un effort calculé. J’en avais besoin.

Avec un contrat allant jusqu’en 2023, cela vous permet-il d’aborder les prochaines échéances sereinement ?

J’ai une certaine sérénité au moment d’attaquer les prochaines étapes de ma saison et de ma carrière chez AG2R Citroën. Mais je ne suis pas du genre à me reposer sur mes lauriers. Je prends chaque course pour performer. Je n’attendrai pas ma dernière année pour aller faire des résultats. J’ai envie de gagner et de ne rien m’interdire. Je m’entraîne dur pour viser plus haut. C’est ma manière voir le vélo et le sport en général.

« Remporter une étape sur les trois grands Tours ! »

Avec l’arrivée d’un nouveau sponsor et le changement de leaders, l’équipe AG2R Citroën entame une nouvelle ère. Il y a eu un recrutement conséquent, surtout auprès des Classiques avec Van Avermaet ou encore Bob Jungels. Il y a eu pas mal de recrues. J

e pense que l’on a les arguments pour faire de belles choses. Pour l’instant, il n’y a qu’une victoire (Grand Prix Cycliste la Marseillaise avec Paret-Peintre, Ndlr), mais pas mal d’accessits. On a encore des automatismes à prendre. On apprend à se connaître. Petit à petit, ça prend forme. Je suis persuadé que l’on va réussir de grands résultats.

Après les victoires d’étapes sur le Giro 2019 et le Tour 2020, que peut-on attendre de vous en 2021 ?

(Sourire) J’ai envie de gagner des courses. Je n’ai pas envie de dire qu’il y a des petites courses. Je suis preneur de tout. A tous les niveaux. J’ai envie de lever les bras. Plus la course sera grosse, plus ce sera gratifiant. J’aime les courses par étapes. J’y ai goûté deux années de suite, j’y ai pris goût.

Nans Peters a envie de remporter une étape

Gagner sur le Tour de France change-t-il quelque chose ?

C’est valorisant. Ça revient souvent, mais je fais abstraction de cela. On a remis les compteurs à zéro en début de saison.

Les coureurs vous surveillent-ils plus ?

J’ai un peu plus la pancarte. C’est à moi de déjouer leurs plans et d’être fort.

L’idée de remporter une étape sur les trois grands Tours est-elle présente ?

C’est quelque chose qui va devenir un objectif à plus ou moins court terme. J’aimerais rentrer dans ce cercle fermé des vainqueurs d’étapes sur les trois grands Tours. C’est un objectif. Je ne peux pas le cacher. Même si la Vuelta n’est pas forcément prévue aujourd’hui.

Avez-vous déjà pu voir quelques étapes intéressantes pour le Tour ?

Il y a beaucoup d’arrivées en descente. Elles sont propices aux échappées contrairement aux montées. Même si les coureurs sont souvent réticents. Il y a quelque chose à faire.

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