jeudi 29 septembre 2022

OL : des ambitions affichées, attention aux désillusions

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Alors que le recrutement est savoureux, la priorité de l’OL pour la saison à venir est clairement affichée : terminer sur le podium. A quoi va ressembler 2022/2023 ? Un début de réponse…

Quelle sera l’ambition en L1 ?

Il ne sert à rien de tourner autour du pot : l’OL a absolument besoin de retrouver l’Europe et même la Ligue des Champions. Le club a pris du retard sur ses principaux concurrents, l’Olympique de Marseille et l’AS Monaco. Sans coupe d’Europe, il y a moins de rentrées financières et moins d’attractivité.

Pour espérer rapidement pouvoir attirer et garder les meilleurs joueurs, Lyon doit de nouveau se qualifier pour la plus belle des coupes d’Europe. Or, la dernière qualification de l’OL pour la Ligue des Champions remonte à la saison 2018/2019. Pire, le club n’a plus terminé à la deuxième place depuis l’exercice 2015/2016. Ce qui signifie que l’OL n’a jamais été capable d’accrocher son objectif, la deuxième place, depuis qu’il a déménagé dans son grand stade !

Qui seront les concurrents ?

On ne s’était pas trompés la saison passée dans cette rubrique en citant Paris, Marseille et Monaco. On prend les mêmes et on recommence ? Pour le PSG, c’est évident, d’autant que le champion de France a réussi à conserver Kylian Mbappé. Pour Marseille et Monaco, cela dépendra de leur capacité à gérer la double vie championnat-Ligue des Champions, enfin si les Monégasques se qualifient car ils n’avaient pas franchi les barrages la saison passée.

Derrière figurent les mêmes outsiders que la saison passée à sa voir Rennes et Nice, même si le club azuréen semblait un peu dans l’expectative au début du mois de juin.

Quel sera l’objectif en Coupe de France ?

Dans sa jeunesse, l’Olympique Lyonnais a connu une belle histoire d’amour avec cette compétition : victorieux en 1964, 1967 et 1973, finaliste malheureux en 1963, 1971 et 1976. Il avait alors fallu patienter 32 ans pour revoir l’OL en finale, lors de sa victoire en 2008 face au PSG (1-0), suivi d’un cinquième triomphe dans cette compétition quatre ans plus tard, en 2012, face à Quevilly (1-0). Depuis, l’OL n’a pas fait mieux que demi-finaliste, échouant à chaque fois à do[1]micile, contre Rennes en 2019 (2-3) le PSG en 2020 (1-5).

Eliminé par des hooligans en 2022, l’OL espère bien prendre sa revanche en 2023. Ici aussi, la donne est claire : seule une élimination ou une défaite en finale contre le PSG ne serait pas un mauvais ré[1]sultat.

Quelle sera la tactique ?

Peter Bosz a beaucoup tâtonné cette saison : 4-2-3-1, 4-3-3, 3-5-2…Mais il semble que le schéma préférentiel du coach néerlandais soit bel et bien un 4-3-3. Cela tombe bien car c’est la tactique historique de l’OL. L’entraîneur devrait la remettre au goût du jour, mais cela dépend évidemment du Mercato. Le club va devoir dégraisser dans certains postes et trouver enfin absolument de véritables ailiers.

Qui sera le capitaine ?

Quand Peter Bosz reconnaît dans ce numéro (pages 20-23) qu’il a “commis des erreurs’’, il doit évidemment penser à son choix d’avoir confié le brassard de capitaine à Léo Dubois. Même si celui-ci excelle face aux médias, il n’a pas été capable d’assumer cette responsabilité, le brassard semblant attiser l’agressivité des fans à son égard. Surtout, le latéral droit a perdu sa place au profit de Malo Gusto et devrait prendre la direction de Galatasaray.

Capitaine remplaçant, Moussa Dembélé a joué son rôle sur la pelouse et en interne, mais manque sans doute de charisme auprès du public pour endosser ce rôle. Et surtout, il ne fait plus partie de titulaires indiscutables. Le capitaine de demain a des chances de se nommer Maxence Caqueret. Le club l’a laissé entendre. Mais dans cette même conférence de presse, il a aussi expliqué vouloir rapatrier Alexandre Lacazette. Or, avec le retour acté de ce dernier, on peut logiquement penser qu’il va récupérer le brassard.

Qui va frapper les penaltys ?

Tant que Moussa Dembélé est Lyonnais, il n’y aucune change que la hiérarchie ne bouge. L’avant-centre a réussi un sans-faute dans cet exercice la saison passée (7/7). Mais, avec l’arrivée d’Alexandre Lacazette, il pourrait être moins souvent sur le terrain. Du coup, Lacazette prendra ses responsabilités.

 Quels jeunes peuvent exploser ?

L’OL a tellement de talent au sein de son centre de formation qu’ils sont plusieurs à pouvoir espérer imiter les trajectoires de Castello Lukeba et Malo Gusto. En attaque, Bradley Barcola, apparu plusieurs fois dans le groupe et même titulaire à Marseille (0- 3), a des chances de gagner du temps de jeu. Mais l’OL espère surtout assister enfin à l’envol de Rayan Cherki. A condition que celui-ci reste entre Rhône et Saône puisqu’il n’avait plus qu’un an de contrat à la fin de l’exercice 2021/2022. La saison 2022/2023 devrait aussi offrir les premières apparitions en pro aux prometteurs offensifs Mohamed El-Arouch et Yannis Lagha.

L’OL s’évitera-t-il une crise ?

Depuis le début des années 2010, l’OL tombe systématiquement dans la crise : coach licencié (Hubert Fournier) ou critiqués de toute part (Bruno Genesio et Rudi Garcia), problèmes avec les supporteurs, résultats en berne… Ces dernières années, rien n’a été épargné à l’OL qui a pris la fâcheuse mauvaise habitude de rater son entame et de rapidement prendre du retard. Le club a-t-il enfin appris de ses erreurs ? Les premières journées de la saison apporteront un premier élément de réponse.

Quel match va remplacer le derby ?

Même si certains fans les plus ultras s’en réjouissent, la rétrogradation en Ligue 2 de l’AS Saint-Etienne n’est pas franchement une bonne nouvelle pour l’OL. Déjà privé de coupe d’Europe en 2022/2023, le Groupama Stadium se voit amputer d’une affiche de gala. Les derbys sont chaque saison des grands moments pour les joueurs et les fans.

Rien ne le remplacera. Surtout pas un match contre un autre membre de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le Clermont Foot, aucune rivalité n’existant entre les Auvergnats et les Lyonnais. Déjà très important, l’Olympico contre Marseille va sans doute franchir une marche supplémentaire en devenant le match le plus attendu de la saison.

Et les féminines ?

Sonia Bompastor a accompli l’objectif qui lui avait été assigné il y a un an en menant son équipe de nouveau sur le toit de l’Europe et du championnat de France. Jamais rassasiées, Wendie Renard et ses partenaires ont d’ores et déjà annoncé leur intention de tout gagner en 2022/2023. Car en 2021/2022, la Coupe de France leur a échappé…

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