jeudi 23 mars 2023

OL : Sidney Govou sort la sulfateuse sur la gestion de Jean-Michel Aulas

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Sidney Govou sort la mitraillette du verbe pour remettre en cause la gestion de Jean-Michel Aulas. Entre des paroles « exceptionnelles » et des actes minuscules ces dernières années, l’Olympique Lyonnais est devenu un club normal. Sidney Govou propose une franchise inédite sur l’actualité de son ancien club. Une ligne qu’il tient depuis plusieurs mois et qui pourrait influencer un certain JMA.

Sidney Govou a un regard très sévère sur son ancien club. L’ancien Lyonnais garde un oeil attentif sur l’OL, avec qui il a partagé les plus belles années de sa carrière de footballeur. Pour autant, le consultant Canal+ ne ménage pas sa langue pour tancer la direction rhodanienne, à juste titre. Cette expression de Sidney Govou rejoint une année chaotique du côté du Groupama Stadium.

Entre un organigramme défaillant et des choix douteux, l’ancien numéro 14 de l’OL appelle le club à revoir de fond en comble son organisation. Entre les lignes, à structurer le club pour y voir plus clair. il vaudrait mieux que Lyon écoute son ancien goléador, celui qui a offert la coupe de France en 2008 au peuple lyonnais.

Sidney Govou fustige un organigramme boiteux de l’OL

Sidney Govou ne ménage pas sa voix quand il s’agit de discuter de l’OL version Peter Bosz, saison 2021-2022. L’ancien international alerte depuis plusieurs années sur la méthode OL qui ne fonctionne plus. À commencer par la direction pilotée par Jean-Michel Aulas.

« L’OL est un des rares clubs en Europe où il est compliqué de savoir qui fait quoi dans l’aspect sportif. C’est un vrai problème, a souligné Sidney Govou dans les pages du Progrès. Je pense qu’il faut plus d’ordre. Il n’y a rien de pire qu’un club où personne ne parle de façon officielle, surtout quand ça va mal. Il faut une organisation structurée, avec une tête qui parle. »

Un message que semble avoir entendu Jean-Michel Aulas qui admettait des erreurs. Enfin, sur le papier. Il y a un mois, le patron des Gones a admis l’échec de la saison lyonnaise et des dysfonctionnements au sein du club. Presque un mea culpa pour l’homme fort des Gones.

Pas suffisant pour Sidney Govou, qui fustige la méthode de management lyonnaise depuis plusieurs années.

« Juni, ça restera un échec, dans la gestion de l’homme. Le président s’est trompé »

Si la direction lyonnaise est clairement sous le feu des critiques, Govou épargne Juni, son ancien coéquipiers. Au contraire, le n°14 met en cause le board de l’OL dans la gestion de Juni au poste de directeur sportif. Govou croit surtout que l’ancienne gloire lyonnaise n’est pas fait pour ce type de rôle.

« Juni, ça restera un échec, dans la gestion de l’homme. Le président s’est trompé, il n’était pas adapté pour l’instant à jouer ce rôle-là, a poursuivi l’ancien ailier lyonnais. Ça s’est vu dans sa gestion des émotions, dans sa gestion humaine d’un vestiaire, dans sa relation avec Vincent Ponsot. C’est quelqu’un de bien dans la vie, que j’apprécie. Il a des compétences mais pas forcément pour ce poste-là. »

L’ancien ailier de l’OL explique bien le problème de management au sein du club. Le manque de soutien et d’encadrement autour du Directeur sportif a participé à l’épuisement de la gloire brésilienne. Face à une organisation boiteuse où chacun bascule dans le périmètre de l’autre, Juni claquera la porte des Gones.

Excédé par le style Ponsot, le n°8 préfère a lâché JMA et tout un club pour rentrer au Brésil. Govou défend l’homme et implique directement le board des Gones, notamment Vincent Ponsot dont le rôle est très curieux.

« Ponsot n’a pas les compétences pour organiser une politique sportive d’un club de football »

Vincent Ponsot est un inconnu pour le grand public lyonnais. Pourtant en poste depuis 15 ans dans la direction lyonnais, l’administrateur lyonnais occupe une fonction qui concerne la stratégie sportive. Curieux pour un homme qui n’a pas « les compétences pour organiser une politique sportive d’un club de football ».

Précieux aux yeux de JMA dans le quotidien du club, Ponsot dirige plusieurs gros dossiers sur le plan administratif et comptable. En revanche, sa fonction bancale handicape clairement les Gones pour retrouver les sommets.

D’ailleurs, plusieurs contradictions entre Ponsot et JMA ont jeté le trouble sur la direction que souhaite prendre l’OL. En étant dans le flou permanent, le sextuple champion de France a créé un système unique en France. À sa tête, Jean-Michel Aulas qui a laissé Bruno Cheyrou prendre la suite de Juni.

L’organisation de l’OL : un système quasiment unique en son genre

La question Juninho est un dossier épineux à Décines. Si Govou défend son ami Juni, c’est avant tout à cause de son caractère. L’ancien capitaine de l’OL est un grand émotif qui ne colle pas avec un poste de Directeur sportif côté lyonnais.

Il faut dire que les déclarations lyonnaises de l’ancien directeur sportif prouve l’émotion et la qualité de son expression footballistique. Ce défaut « juninhesque » a pesé sur la mission du brésilien à un poste exposé comme celui-ci. Pour autant, Juninho n’aurait pas été pleinement impliqué dans son rôle de DS.

En interne, certains critiquaient la méthode et le peu de dialogue avec l’ancien milieu de terrain. De plus, Juni ne prêtait pas attention au centre de formation lyonnais. Tout le contraire de Peter Bosz.

Le départ surprise du directeur sportif de l’OL a plongé le club dans une crise institutionnelle inédite. L’OL est retombé dans son système qu’aucun club en Europe possède, sauf le Real Madrid. S’il en était besoin, Sydney Govou met plus que jamais le doigt dessus.

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