mercredi 17 juillet 2024

Pierre Latour (Total Energies) : « J’ai envie d’être offensif ! »

À lire

Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Frustré par un début de saison largement perturbé par pas mal de petits pépins physiques, le leader Pierre Latour, de TotalEnergies espère retrouver, à 26 ans, pour son sixième Tour de France, les jambes qui lui avaient permis de remporter le maillot blanc en 2018. Entretien pour Cyclisme magazine et Le Quotidien Du Sport.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ce Tour 2023 ?

Un état d’esprit offensif car j’ai vraiment envie d’essayer d’attaquer, d’être devant, de prendre les bonnes échappées pour aller chercher une  victoire. Sur trois semaines, le général me parait moins accessible donc je vais tout miser sur les étapes.

Que vous inspire le parcours ?

Le départ va faire mal dans le Pays basque, c’est une certitude, d’autant que la suite s’annonce quand même très montagneuse. Le dernier chrono dans la côte de Domancy s’annonce aussi très excitant. Il me plait bien. Avec les étapes dans le Pays basque, sans être de la très haute montagne, de vraies bosses typiques, son profil correspond aux efforts, plus courts et intenses, où je peux m’exprimer le mieux.

Comment avez-vous vécu ce début de saison ?

C’était bien parti avec un podium sur l’Etoile de Bessèges, un Paris-Nice correct avant d’enchaîner les galères (abandons sur le Grand Prix Indurain, dans le Tour du Pays basque, la Classic Grand Besançon et le Tour du Jura, Ndlr). Rien de grave et aucune fracture, mais toutes ces chutes ont brisé ma dynamique. Heureusement, le stage en altitude s’est bien passé et j’espère retrouver de bonnes sensations sur le Dauphiné et lors des championnats de France sur route et en c-l-m. entre Brest et Landerneau quand j’ai longtemps été le seul à suivre Julian (Alaphilippe) avant de me faire reprendre sur la fin.

Cette étape m’avait fait du bien. J’étais revenu dans la bagarre. L’an dernier, de retour d’une fracture du radius, mon Tour avait été plus neutre (56ème, Ndlr).

« J’ai retrouvé mon poids de 2018 »

Entre le Pierre Latour qui ame- nait le maillot blanc du meilleur jeune à Paris en 2018 et celui qui abandonnait en 2020, où vous si- tuez-vous aujourd’hui ?

Je ne me situe pas par rapport à celui que j’étais, et que j’espère redevenir. Je remercie seulement mon équipe pour la confiance qu’elle m’ac- corde. Cela m’impose de tout faire pour l’aider à obtenir les meilleurs résultats possibles. Nous avons une équipe complète avec la possibilité d’exister sur tous les terrains, des baroudeurs, des grimpeurs, des sprinteurs… Si les planètes s’alignent, il y a de belles choses à faire.

A quand remonte votre dernière grosse émotion sur le Tour ?

Sur la première étape en 2021, entre Brest et Landerneau quand j’ai longtemps été le seul à suivre Ju- lian (Alaphilippe) avant de me faire reprendre sur la fin. Cette étape m’avait fait du bien. J’étais revenu dans la bagarre. L’an dernier, de re- tour d’une fracture du radius, mon Tour avait été plus neutre (56ème, Ndlr).

Imaginez-vous le Tour échapper à Pogacar ou à Vingegaard cette année ?

On ne sait jamais ce qui peut arriver… Mais bientôt, avec Remco (Evenepoel) notamment, mais aussi la nouvelle génération comme Ayuso ou Grégoire, ils devraient rapidement être challengés. S’ils  continuent à progresser comme ils le font tous les ans, ils seront des candidats à la victoire. Déjà, cette année, avec un tel parcours, Gaudu a de sérieuses chances de monter sur le podium.

Votre entraîneur, Maxime Robin, a souligné lors du dernier Paris-Nice, que vous aviez attaqué la saison avec deux kilos de moins que d’habitude. Est-ce bon signe ?

C’est surtout le signe que j’ai enfin pu m’entraîner cet hiver sans aucun problème physique. En étant plus léger, forcément, ça a porté ses fruits dans les bosses. J’ai retrouvé mon poids de 2018.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Actu

spot_img
spot_img

À lire aussi