samedi 26 novembre 2022

Retro (PSG) : 2019, Kylian Mbappé porte le PSG

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Thomas Tuchel a pris la place de Unai Emery sur le banc du club parisien. Le PSG prend un départ canon avec Mbappé en enchaînant quatorze victoires de rang. C’est ni plus ni moins qu’un record dans notre Championnat. 

Cet effectif là mène encore un véritable train d’enfer. A la trêve hivernale, le PSG établit un autre record en ayant 53 points au compteur. 53 est d’ailleurs un chiffre clé de cette saison pour le PSG quand on sait que le club de la capitale marquera 53 points à domicile  sur 57 possibles. La phase retour sera tout de même moins probante. Quelques fois Paris mène à la marque puis se fait rejoindre et perd. C’est notamment le cas contre Lyon (1-2), Nantes (2-3) ou même Montpellier (23). Le PSG inquiète même quand Lille lui inflige une véritable correction (1-5).

33 buts pour Kylian Mbappé

C’est le plus lourd revers sous l’ère QSI. Toutefois, malgré ces toussotements, le PSG réussit le tour de force de marquer lors de ses 38 matchs de championnat. Le prodige Mbappé y contribue beaucoup. En marquant à lui seul 33 buts de son équipe (bien loin devant Pépé avec 22 buts de Lille), il devient pour la toute première fois le meilleur buteur de notre exercice domestique. Bien que connaissant une fin de saison un peu poussive (entre les  éliminations en C1 et les Coupes nationales), Paris décroche tout de même son huitième titre de Champion de France.

Tuchel : « Tout le monde attendait ce titre » 

Tuchel a alors pu tirer le bilan de ce sacre : « C’était un peu dur ces dernières semaines, avait conclu le coach allemand. Il n’y avait que quatorze joueurs avec nous. On ne peut pas avoir soixante joueurs ! On a perdu de l’énergie. Marseille a constitué une grande victoire. Puis il y a eu la trêve et c’était compliqué de rester sur ce niveau. Les joueurs ne sont pas des machines. Ils sont humains. Lille était un match spécial. Strasbourg était de ma faute. A Nantes il a manqué la faim et la mentalité. C’était parfois difficile de trouver des solutions car il n’y avait pas de concurrence. J’étais très heureux après le match de Lille. Tout le monde attendait ce titre. Je tiens à remercier tout le staff et les joueurs ». 

Quant à l’absence de fête le technicien s’est montré fataliste : « On ne peut pas changer cela. A la Juventus, au Bayern, ils gagnent le titre plusieurs fois et c’est normal pour tout le monde. Mais nous on sait que ce n’est pas normal. On est conscient que c’est dur d’être champion, surtout très tôt. C’est une excellente performance. C’est très précieux. C’est vrai que ce n’était pas une ambiance de champion ce soir (après la victoire contre Monaco 3/1 et l’officialisation du titre : ndlr).

Tuchel et Mbappé, le duo gagnant

« Dorénavant on doit construire notre groupe avec des joueurs fiables. Il ne faut pas changer beaucoup de postes pour garder les automatismes. Pour la saison qui se profile, on peut donner du rythme dès le début. On aura une saison ensemble. On peut commencer très fort. On peut améliorer les détails. Le groupe doit donner de l’intensité tous les trois jours. C’est nécessaire d’avoir plus de joueurs fiables pour être prêt pour chaque défi ».

Mais tel un vieux refrain, le PSG aura ramené le titre en Championnat et une fois de plus déçu en Ligue des Champions (éliminé en 8ème par Manchester) :

« Tous les projets des plus gros clubs européens sont basés sur la Ligue des Champions, commente Eric Rabesandratana. Mais n’oublions surtout jamais que le football n’est pas une science exacte. Pour obtenir des résultats il faut mettre son talent et son état d’esprit au service d’une équipe. Et non pas se démener une fois de temps en temps à l’envie. Une fois que tu as pris l’habitude d’être performant et de respecter les bases du football c’est à dire de travailler ensemble et de ne pas miser sur des exploits individuels cela fonctionne. ».

« Comme par hasard sur les cinq premières journées de championnat le PSG a déjà marqué cette saison 21 buts. On est déjà sur des records de buts par rapport à ce qui est établi à l’accoutumée. On n’a pourtant pas transformé radicalement l’effectif. Si ce n’est en ajoutant deux ou trois joueurs. Sauf que les joueurs sont concernés aussi et qu’une compétition internationale approche (Mondial 2022) ».

Le PSG en mode performance XXL

« Les joueurs de football de haut niveau restent avant tout des compétiteurs. Ce qui les motive le plus ce sont les compétitions. Une compétition mondiale arrive très prochainement. Elle a été déplacée ailleurs dans la saison. Les joueurs ont besoin d’être prêts dans cette perspective. Ils se mettent donc au service de l’équipe. Ils utilisent les fondamentaux et les valeurs dont on a besoin pour ce sport. Les joueurs ne vont pas avoir besoin de préparation car on sera déjà en plein milieu du championnat. Ils vont donc enchaîner sans faire de préparation. Ce qui est également une bonne chose pour le sélectionneur ».

« En termes de rendement et de forme physique, les gars sont presque à leur niveau optimal. On a donc des footballeurs qui sont prêts, motivés, et ont envie de performer. Ils ont donc une préparation physique dite normale. Car depuis des années il y a des compétitions à disputer entre la Ligue des nations, la Coupe d’Europe, la Coupe du monde, le Championnat d’Europe… Donc même quand il y a une plage de repos, des matchs de Ligue des nations peuvent venir se greffer après des vacances. Cette fois il n’y a pas de compétition intermédiaire, mais avec une qui a été déplacée en novembre et décembre ».

« Les joueurs ont pris des vacances normalement. Ils ont fait une préparation normale. Comme par hasard tout fonctionne. Ils sont performants dès la première minute. Parce qu’il y a cette compétition à jouer et qu’ils ont été bien préparés. Il n’y a pourtant rien de magique là-dedans… La question qui se pose est de savoir si cela s’avère judicieux de mettre autant de compétitions ».

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