mardi 4 octobre 2022

RETRO TOUR DE FRANCE : 1967, la mort au rendez-vous

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Retour 55 ans en arrière, sur la pire 13ème étape de l’histoire du Tour de France.

Alors que cette année 1967 a été marquée par la grande victoire du Français Roger Pigeon, ce fut surtout le tragique décès de l’anglais Tom Simpson lors de la 13ème étape qui resta dans les mémoires.

C’est le 13 juillet 1967, sur l’étape Marseille-Carpentras dite « l’étape de la soif », du fait d’une privation d’eau certaine (le ravitaillement en pleine course ayant été autorisé à partir de l’année suivante) qu’arriva l’incident, alors que les températures s’élevaient aux 37°C.

Tom Simpson était un sportif à part. Il n’avait jamais caché le fait qu’il faisait du sport pour l’argent, mais aussi qu’il prenait des stupéfiants (une révélation faite en 1965). Ce jour-là, la prise d’amphétamine et de méthylamphétamine lui a été fatale.

Le but de cette drogue étant de repousser le repos et non de l’annuler… La combinaison avec l’alcool, du cognac transmis par les spectateurs amassés au bord des routes, fut dévastateur.

> Vendredi 15 juillet (13ème étape) : Le Bourg d’Oisans – Saint-Etienne

Sorti de la route à cause du choc, Tom Simpson s’écroula et resta au sol pendant pas moins de 40 minutes, avant de mourir dans l’hélicoptère qui devait l’emmener à Avignon.

Alors qu’un an auparavant les coureurs avaient manifesté contre les contrôles anti-dopages, la mort de Tom Simpson fut un déclic déclenchant une guerre contre le dopage. Depuis ce drame, les controles anti-dopages sont autorisés à la fin de chaque étape. 

Yanis Dandjinou

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