lundi 4 mars 2024

Sa mère, Chabal et lui… Les révélations de Baptiste Jauneau (Clermont)

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Champion du monde avec les moins de 20 en 2023, Baptiste Jauneau le demi de mêlée de Clermont est l’une des nouvelles pépites du rugby français.

Premier sport

« J’en ai attaqué trois en même temps à l’âge de 4 ans : le rugby, le judo et le ski. Mes premiers entraînements, c’était vraiment le rugby et après je voulais faire un autre sport à côté et j’ai trouvé le judo. J’en ai fait 10 ans jusqu’à la ceinture marron et après j’ai dû arrêter car je suis parti à Biarritz pour le rugby. Le ski, c’était juste l’hiver pendant six ou sept ans. J’ai arrêté quand ma sœur a arrêté. »

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Premier club

« Ogeu. On était en entente avec Oloron. Mais ma première licence, c’est à Ogeu, l’AS Buzy Ogeu (dans les Pyrénées-Atlantiques, Ndlr). Mon père a joué dans mon village, mon papy était le président. Ma mère a été vicechampionne de France avec l’Etoile Sportive Arudyenne. Ma sœur a également joué à l’UNSS. Un autre joueur est passé par Ogeu, en Pôle Espoirs, Quentin Bourdieu. Il joue aujourd’hui à Hyères (en Nationale, Ndlr). »

Premier poste

« J’ai fait centre, 10 même pas un an et je suis très vite passé 9 quand on a fait du 15 contre 15. »

Premier maillot porté à l’entraînement

« Celui de Biarritz ou de Montpellier. »

Premier entraîneur qui a compté

« Ma mère a été mon entraîneur pendant quatre ans. Elle a beaucoup compté. Elle m’entraînait avec la mère de mon meilleur ami. Mais elle ne faisait pas de favoritisme. Quand j’étais nul, elle me sortait et je prenais des soufflantes devant tout le monde. Elle était dans son rôle d’entraîneur, pas de maman. Benoît Baby, dès que je suis arrivé à Biarritz, m’a beaucoup apporté niveau rugby. Je n’avais pas forcément les passes ou le jeu aux pieds. »

« Il m’a aussi apporté un travail sur soi-même, en dehors du rugby, analyser ses matches, se satisfaire de ce que j’avais fait durant le match et ne pas rester bloqué sur là où je n’avais pas été bon. Ça a été mon meilleur entraîneur, celui avec lequel j’ai noué la plus grande relation ».

Premier souvenir rugby

« Quand Ogeu a été champion de France de 2ème Série (en 2006, Ndlr). On a fêté ça avec tout le village. J’étais tout petit. Je devais avoir 3 ans. »

Premier match en pro

« Face à Biarritz, il y a deux ans (le 4 décembre 2021, Ndlr). En plus, c’étaient les 110 ans du club. Un très bon souvenir contre mon ancien club même si je n’avais jamais joué avec les pros à Biarritz. Je m’étais régalé même si je n’avais joué que 5 minutes. J’avais adoré l’ambiance. En plus, on avait gagné (39-11, Ndlr). »

Premier match en champions cup

« Pareil, il y a deux ans, contre Leicester chez eux (le 16 avril 2022, Ndlr). Mon premier match comme titulaire. Je suis sorti à la 45ème sur crampes. Morgan Parra avait fait aussi sa première là-bas. Là, il était remplaçant et il m’a énormément encouragé. J’avais joué avec Camille Lopez en 10. Lui aussi m’avait beaucoup accompagné sur ce premier match (défaite 2717, 8ème de finale retour, Ndlr). »

Premier essai

« A Castres (le 22 octobre 2022, Ndlr). Je me suis retrouvé à 30 centimètres de la ligne comme si je faisais un pick and go. Arthur Itturia m’avait ouvert la porte en déblayant un joueur et j’avais juste à aplatir. »

Premier titre

« Champion d’Europe à 7 Développement. Après, ça ne comptait pas trop car ce n’était pas face à de très grosses équipes. Mon premier vrai titre, c’est la Coupe du monde avec les moins de 20 cette année. »

Première idole

« François Trinh-Duc et Sébastien Chabal. »

Première blessure

« Contre Perpignan cette saison. Une entorse tibio-fibulaire de la cheville droite. J’ai rechuté, exactement la même contre Montpellier. »

Première interview

« A Toulouse, à la mi-temps, au micro de Canal+. C’est un exercice un peu compliqué pour moi. Je ne suis pas très à l’aise même si on a fait du media training avec les moins de 20. Je suis un peu timide. »

Premier autographe

« Un judoka, David Douillet. Je devais avoir 5 ans. Il était venu à Oloron et avec le club d’Ogeu on avait été invité à participer à un entraînement avec lui. Moi, le premier que j’ai donné, ça devait être durant un entraînement ouvert au public avec Clermont. Je leur ai demandé s’ils étaient sûrs parce que moi j’étais le petit jeune et je ne jouais pas. »

Premier transfert

« De Oloron à Biarritz en 2018. Je n’avais pas de club, je devais rester à Oloron et partir dans un lycée agricole à Montardon où il y avait du rugby. Mon meilleur ami, Paul Laperne, partait à Biarritz. Le club cherchait également un demi de mêlée. Il leur a parlé de moi. Du coup, j’ai pu passer des tests grâce à lui et j’ai signé là-bas. J’ai fait un lycée général classique à Biarritz et après je suis parti au Pôle Espoir à Bayonne. Le dernier transfert, c’est de Biarritz à Clermont en 2021. D’autres clubs étaient intéressés, Bordeaux, Pau, mais rien de concluant. Désormais, je suis lié à Clermont jusqu’en 2026. »

« J’aime beaucoup le style de Dupont comme celui d’Arata »

Premier salaire avec le rugby

« Lors de ma dernière année à Biarritz en 2020/2021. C’était un tout petit contrat, juste pour m’aider à payer le loyer d’un appartement. Je n’avais même pas assez vu que les appartements sont chers sur la Côte. »

Premier surnom

« Jeannot. Mon grand-père, tout le monde l’appelait Jeannot et vu que mon nom de famille c’est Jauneau on m’a appelé Jeannot ! Aujourd’hui, à Clermont, c’est Battit, ce qui veut dire Baptiste en basque, mais ils disent Bakkik. »

Premier tatouage

« Je n’en ai pas. Pour l’instant, je ne me suis pas décidé. »

Premier ami dans le rugby

« Paul Laperne. Je l’ai connu quand j’avais 4 ans. Il joue maintenant à Dax. Il joue avec les Espoirs et s’entraîne avec les pros. »

Première fois contre Antoine Dupont

« A Toulouse la saison dernière (le 8 octobre 2022, Ndlr). C’était une de mes premières titularisations en Top 14. Un très bon souvenir même si on avait perdu largement (46-10, Ndlr). C’est toujours plaisant de jouer contre le meilleur joueur au monde. J’évolue au même poste que lui. J’aime beaucoup son style comme celui d’Arata (Castres). J’aime bien regarder ce que font les autres joueurs. Par exemple, Sébastien Bézy m’apporte énormément à Clermont après Morgan Parra. »

Première fois en Équipe de France

« Il y a deux ans pour le Tournoi des 6 Nations avec les moins de 20 contre l’Italie (le 4 février 2022, victoire 41-15, Ndlr) pour ma première saison à Clermont. La grande équipe de France ? Au départ, je pensais un peu au prochain Tournoi. Mais, vu mon début de saison et mes blessures, j’essaie de ne pas trop y penser et plutôt de faire une grosse saison avec Clermont. »

« Si l’équipe de France m’appelle, bien sûr je serai le plus heureux, mais pour l’instant je ne m’y attends pas. J’en ai parlé avec Benoît Baby, mais chaque chose en son temps. Il y a du monde à mon poste et je suis très loin d’être à mon meilleur niveau à l’heure actuelle. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Il ne faut pas se créer de fausses joies. »

Première coupe du monde

« Cette année avec les moins de 20. C’est l’un des meilleurs souvenirs de ma carrière. C’était vraiment impressionnant, trop bien. J’ai regardé celle des A, tous les matches, ça donne envie d’en être dans quatre ans surtout en Australie… »

Premier adversaire qui vous a impressionné

« Tuisova ! Il est hyper puissant. Quand on le regarde à la télé, il renverse tout le monde. Une fois, j’ai réussi à le plaquer, mais la 2ème il a intercepté le ballon, j’ai voulu revenir et il m’a poussé comme un enfant ! C’est assez impressionnant. George Moala avec qui je m’entraîne et je joue, c’est pas mal aussi ! »

Première 3ème mi-temps

« A Oloron, je devais avoir 14-15 ans. Il y en a eu pas mal de mémorables… Aujourd’hui, il y en a encore, mais il faut savoir quand les faire avec l’enchaînement des matches. »

Première bagarre en match

« Contre Pau avec Biarritz lors de ma première année au BO. Un amical. Avec Biarritz, on ne faisait que se bagarrer. Les six premiers matches, il y avait eu six bagarres générales ! »

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