samedi 13 avril 2024

Saint-Etienne (rétro) : 1968, la panthère verte est née

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En 1968, au lendemain du premier doublé de l’histoire du club, l’ASSE n’ayant toujours pas d’emblème. Le président Rocher lança une grande consultation auprès des supporteurs. Mais les résultats poussèrent les dirigeants stéphanois à aller plus loin dans leurs investigations. On vous dit pourquoi.

Le second titre de 1964, sept ans après le premier, marque le début de la domination stéphanoise sur le football français. Elle se confirmera par quatre couronnes successives en 1967, 1968, 1969 et 1970. Et, deux Coupes de France qui venaient confirmer l’implacable suprématie des Verts. Pourtant, malgré sa popularité grandissante, le plus représentatif de nos clubs ne possédait toujours pas de véritable emblème.

A une époque où il était de bon ton d’être assimilé à un animal, un objet, une référence marketing. À l’instar du Sanglier des Ardennes pour Sedan, du crocodile nîmois, du lion sochalien, de la tête de Maure bastiaise, de la lampe de mineur lensoise ou du scapulaire bordelais, l’ASSE se limitait à l’expression de ses quatre lettres majuscules. Insuffisant pour le président Rocher bien conscient que, dans ce secteur là au moins, son club avait du retard.

Pour incarner le club, ses valeurs, entretenir son image et le mythe grandissant. La décision fut prise de lancer une grande consultation auprès des supporteurs. Mais, à l’instar d’Angoulême ou du Racing Paris qui avaient effectué la même démarche avec des résultats pour le moins étonnants et non retenus (un escargot et un pingouin !), rien de bien probant ne déboucha de l’imagination des supporteurs.

La lumière vint de l’imagination du docteur Julliand, un proche du club, collectionneur de timbres à ses heures perdues. C’est en passionné de philatélie, de football et de l’ASSE qu’il tomba sous le charme de timbres. Émis par les pays africains qui représentaient un félin bondissant, panthère ou léopard.

Un nouveau logo en 2022 pour l’ASSE

Le rapprochement avec Salif Keita était une évidence. Au club depuis le début de la saison 1967/1968, le Malien dominait tellement son sujet, suscitait tellement de louanges unanimes, que le président Rocher s’empara de la métaphore : ce sera une panthère, animal bondissant et puissant, tout en souplesse et vélocité.

Encore fallait-il déterminer un visuel bien précis. Pour ça, un concours fut organisé à l’école des Beaux Arts de Saint-Etienne avec pour récompense une belle prime et une carte d’entrée gratuite à Geoffroy-Guichard pour deux saisons.

Quelques semaines plus tard, une panthère, dessinée par Roger Viou, déboulait sur l’écusson du club. La panthère noire sur fond or qui bondissait sur un ballon de football resta sur le blason officiel jusqu’en 1975. Avant de disparaitre quelques saisons, de revenir, rugissante, en 1987 et de s’effacer définitivement en 1992. Pour un logo qui demeure le plus ancien pour un club de Ligue 1.

Jusqu’à cette année… car une démarche populaire et collaborative a été lancée par le club pour le mettre au goût du jour. Plusieurs modèles étaient soumis aux votes des supporteurs… aucun ne reprenant la fameuse panthère.

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