dimanche 21 avril 2024

Sandra Toft, la meilleure gardienne de France quitte Brest

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Deuxième gardienne de l’histoire à être sacrée meilleure joueuse du monde, Sandra Toft profite de ses dernières semaines en France. La Danoise s’est engagée avec Györ, elle laissera un grand vide en Bretagne.

Le championnat de France possède la meilleure joueuse du monde. Ce n’est que la deuxième fois de son histoire que cela arrive après le titre d’Allison Pineau en 2009 et c’est donc suffisamment rare pour être souligné. Ce qui est rare également, c’est qu’une gardienne soit plébiscitée, les joueuses offensives étant souvent privilégiées pour ce genre de prix.

Sandra Toft, meilleure gardienne en France

Sandra Toft n’est en effet que la deuxième gardienne à recevoir ce titre suprême vingt ans après la Norvégienne Cécilie Leganger et elle n’est que la deuxième danoise à recevoir ce trophée après Anja Andersen en 1997. Tous ces chiffres montrent le niveau atteint par la Danoise et l’aura qu’elle a pris dans les cages, mais également dans son rôle de leader au sein d’un groupe. Sandra Toft domine sa cage depuis de nombreuses saisons, elle s’est installée parmi le gotha mondial mais, à 32 ans, elle est au sommet de son art et son départ pour Györ en fin de saison sera une grosse perte pour le club brestois :

« Elle est l’une des meilleures joueuses du monde depuis des années, mais elle est arrivée avec beaucoup d’humilité. Elle s’est rapidement intégrée au groupe, à la vie française. Elle a participé à la montée en puissance du club. C’est une fille en or » explique sa jeune coéquipière Pauletta Foppa qui a également profité de pouvoir s’entraîner à ses côtés quotidiennement pour prendre une nouvelle dimension.

Avant d’être désignée meilleure joueuse du monde, la Danoise avait été élue meilleure gardienne de la Ligue des Champions 2015, des Championnats d’Europe 2016 et 2020 et du Mondial 2021. Cela montre sa longévité. Avec ses performances en club et en sélection, elle était logiquement suivie par les meilleurs clubs européens et a opté pour Györ car, après trois saisons en Bretagne, elle avait envie de connaitre une nouvelle expérience.

Elle est seulement la deuxième gardienne à recevoir ce titre suprême

Mais où qu’elle soit à l’avenir, elle n’oubliera pas Brest, elle est liée non seulement au club, mais également à la ville : « J’avais déjà un bon avis sur le handball français, la sélection bien sûr a des résultats très bons, mais les clubs font aussi toujours un excellent travail. C’est pour cela que j’avais décidé de venir, de découvrir un autre handball, une autre culture. On a vécu des choses qui nous ont soudées pour la vie. Le titre de championne de France, le doublé avec la Coupe de France, la finale de Ligue des Champions (elle avait déjà été finaliste de la compétition avec Larvik HK en 2015, Ndlr), une salle incroyable avec les meilleurs supporteurs, j’ai vécu tellement de belles émotions en France.»

« Comme la concurrence est rude avec notamment une équipe comme Metz, les matches ont été très disputés, ça m’a fait progresser mentalement également. Et puis la Bretagne est tellement belle. J’ai été très bien accueillie, c’est pour cela que j’ai pu produire mon meilleur handball. On a vraiment un super groupe, cela nous a aidées à performer. Le club a de jeunes joueuses de talent, il va continuer sa progression ».

Une gardienne décisive pour Brest

Si à Brest elle a remporté des titres, en sélection le Danemark est souvent placé, mais pas gagnant, son meilleur résultat est une médaille de bronze aux Championnats du monde 2021. Mais individuellement elle s’est souvent distinguée avec sa sélection également.

À Györ, à partir de la saison prochaine, Toft, qui devra faire oublier Amandine Leynaud, va connaitre son quatrième club professionnel après Tvis Holstebro, Larvik, Esbjerg et donc Brest. En Hongrie, elle retrouvera des joueuses françaises puisqu’elle évoluera avec Estelle Nze Minko et elle partagera les buts avec Laura Glauser. Elle pourra continuer à parler français, elle qui avait mis un point d’honneur à apprendre notre langue à son arrivée à Brest pour que l’intégration soit parfaite. Elle l’aura été, bien plus qu’elle ne pouvait l’imaginer.

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