mardi 18 juin 2024

Terry Tarpey : « J’ai choisi l’équipe de France plutôt que la NBA »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

A 27 ans, le Manceau Terry Tarpey, 3ème du nom, a fêté en novembre sa 1ère sélection en équipe de France. Une récompense méritée pour l’ailier-arrière qui porte comme son père (de 1994 à 1997) le maillot du MSB depuis 2017 avec qui il a prolongé jusqu’en 2024.

PREMIER SPORT

« Le basket. J’ai fait aussi du foot, du baseball, du foot américain, mais le basket c’est toute ma vie. Mon père y a joué. Cela fait partie de moi, j’avais d’ailleurs un ballon dans les mains quand j’étais bébé. »

PREMIER CLUB

« Le club de ma ville dans le Connecticut à Stamford. Ce sont de bons souvenirs. Ce n’était que du plaisir. »

PREMIER POSTE

« Meneur. J’avais 6 ans et je jouais avec des enfants de 7 ou 8 ans. J’étais donc un peu plus petit que les autres. C’est pour cela que j’ai joué meneur. Ensuite, au lycée, je jouais 2, 3, 4 et à l’université plutôt poste 4, mais je savais qu’en passant pro je devais évoluer comme 2-3 et, depuis 2016, je suis passé au poste 3 qui est mon poste naturel. »

PREMIER MAILLOT PORTÉ À L’ENTRAÎNEMENT

« Le maillot de Michael Jordan, le 23, celui des Bulls. Ce devait être un cadeau de mes parents. Je l’ai gardé car c’était le début du rêve. »

PREMIER ENTRAÎNEUR QUI A COMPTÉ

« Tony Hargraves en AAU qui sont des camps d’été aux Etats-Unis. Il a été important pour moi. Il m’a donné toutes les clés mentales, une mentalité de gagnant, le souci de toujours se battre. »

PREMIER SOUVENIR BASKET

« Avec mon premier club ; Stamford Basketball Team. On avait perdu le match pour le titre. J’en avais pleuré… »

PREMIER MATCH EN PRO

« Un match amical contre Lille. On avait gagné, j’avais bien joué, mon père était présent. »

PREMIER DUNK

« En match, c’était au cours de ma deuxième année au lycée, à Fairfield Prep, j’avais 14 ans, c’était le premier match. Ma famille était là, c’était sympa. Juste après le match, ma sœur a fait un post facebook : « Mon frère a fait un tomar ! » »

PREMIER TITRE

« On a gagné pleins de tournois en AAU, mais pour moi ça n’a pas la saveur d’un vrai titre. Ensuite, en université, on a perdu le match du titre (avec William & Mary Tribe, Ndlr). Mon premier titre, c’est donc avec Le Mans en 2018 ; champion de France. »

PREMIÈRE IDOLE

« Mon premier maillot quand j’étais petit était un maillot de Zidane, mais mon premier maillot de basket était celui de Michael Jordan. Je ne peux pas choisir entre les deux car j’ai aussi joué au foot, c’était alors Zidane et Thierry Henry. Et quand j’ai joué au baseball, c’était Derek Jeter. »

PREMIÈRE BLESSURE

« L’été, aux Etats-Unis, une grosse entorse de la cheville, en 2010 ou 2011. C’était frustrant de ne pas jouer. »

PREMIÈRE INTERVIEW

« Au cours de ma troisième année au lycée,

« Mon objectif est de gagner le titre avec Le Mans en étant cette fois sur le terrain. »

j’avais 15 ou 16 ans. C’était une interview sur moi, sur ma famille, sur notre histoire en France. Ma mère a gardé l’article ! »

PREMIER AUTOGRAPHE

« De Wally Szczerbiak, un joueur NBA qui vient de la même ville que mon père. On l’a vu dans une salle et mon père m’a poussé à lui demander un autographe. Ensuite, j’en ai eu de plus célèbres de Latrell Sprewell et Allan Houston après un match des Knicks. Moi le premier que j’ai donné, c’était lors de ma première année à l’université. Après chaque match à domicile, on faisait des dédicaces aux fans. »

PREMIER TRANSFERT

« De Denain au Mans. D’autres équipes étaient intéressées, mais Le Mans avait ma préférence car mon père y a joué. »

PREMIER SALAIRE BASKET

« A Denain. Jusque-là, je jouais pour le plaisir. Là, je ne faisais que du basket. J’étais rookie en Pro B dans un club qui n’est pas un top club donc ce n’était pas énorme, moins de 4000 euros. J’ai acheté une xbox ! Comme j’étudiais l’économie à l’université, j’ai mis de côté le reste de l’argent. »

PREMIER AMI DANS LE BASKET

« Le fils de Dwayne Scholten. Nos pères ont joué ensemble au Mans. On devait avoir 2 ou 3 ans, c’est mon premier ami et ça l’est toujours. »

PREMIÈRE FOIS CONFONDU AVEC QUELQU’UN

« Lors d’un match à l’extérieur en université à Northeastern. Les gens ont écrit que j’étais Steve from Blue’s Clues. C’est un show télé pour les enfants (animé par Steve Burns, Ndlr). »

PREMIÈRE FOIS EN ÉQUIPE DE FRANCE

« J’ai joué avec l’équipe de France A’ en 2016. Un bon souvenir. Et là j’ai été appelé en novembre avec l’équipe de France A (les 26 et 29 contre le Monténégro et la Hongrie, Ndlr). Ma famille était là. C’était fort de partager ça avec eux. Je vais garder ça toute ma vie. Malheureusement, j’ai la tenue d’entraînement, mais je n’ai pas pu garder le maillot en raison du COVID. Je voulais l’offrir à mon père. »

PREMIÈRE FOIS CONTRE VOTRE PÈRE

« Il gagnait jusqu’à ce que j’intègre le lycée. Depuis, on n’a plus rejoué (rires). Il dit d’ailleurs que je suis plus fort que lui. Mais ce sont deux époques différentes. »

PREMIER CONTACT AVEC LA NBA

« Juste après l’université. Au Connecticut, je me préparais pour plutôt jouer en Europe. Les Celtics m’ont alors demandé de venir au work-out la semaine suivante.

J’ai dit non car c’était en même temps que l’équipe de France A’. Porter le maillot de l’équipe de France, c’était un rêve pour moi depuis toujours, j’ai donc choisi la France. La NBA reste néanmoins toujours une possibilité. En anglais, on dit :

« we have to be on the right place at the right time (tu dois être à la bonne place au bon moment) ». C’est toujours un rêve. On ne sait jamais. Je connais des personnes dans le staff des Spurs, mon université a également des contacts en NBA.

Mais, pour l’instant, je suis bien au Mans où on réalise de bonnes choses et où ça se passe bien avec le coach. Je n’ai pas l’impression d’y avoir tout connu. Certes, on a gagné le titre, mais j’étais alors blessé et mon objectif c’est d’en gagner un autre en étant sur le terrain »

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