dimanche 2 octobre 2022

Tour de France : 10e étape (Albertville – Valence) : l’étape avant le Ventoux

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Tous les matins pendant le Tour de France, retrouvez la présentation de l’étape du jour, avec en prime l’analyse d’un expert.

Les étapes au lendemain d’une journée de repos restent compliquées. Les coureurs ont alterné le repos pour récupérer des efforts consentis dans les Alpes et la petite sortie pour se dégourdir les jambes. L’étape partira d’Albertville pour la sixième fois de son histoire. En 1998, elle avait accueilli une arrivée et le départ le lendemain.

Cette étape neutralisée suite à la grève de coureurs qui dénonçaient les pratiques policières à leur encontre en pleine tourmente de l’affaire Festina. Elle a ensuite été ville départ en 2012, 2016, 2018 et 2019. Albertville est au pied des stations savoyardes, mais il n’y aura pas de montée cette fois-ci, les coureurs partiront vers l’Isère et le Rhône.

Patrie de Charly Mottet, Valence sera ville d’arrivée pour la 4ème fois après 1996, 2015 et 2018 et les victoires de Chepe Gonzalez Pico, André Greipel et Peter Sagan. La ville de Valence labélisée « Ville à vélo du Tour de France » par ASO récompensant ainsi la politique de promotion de la pratique cycliste de la ville drômoise.

Une seule difficulté au programme

Cette année, la victoire ne devrait pas échapper encore une fois à un sprinteur. Sur le parcours, au 58ème km, les coureurs auront un col à gravir, mais le Col de Couz n’a rien à voir avec ce qu’ils ont connu dans les Alpes et ce qui les attend dans les Pyrénées. C’est un 4ème catégorie (622 mètres) avec 7,5 km de montée à 2,8%. Ce sera la seule difficulté jusqu’à l’arrivée à Valence qui devrait se jouer dans un sprint massif ou en petit comité car il n’est pasexclu qu’il y ait des échappés qui aillent au bout. Comme lors des précédents passages, l’arrivée sera jugée sur l’avenue de la Romans. Et, en cas de sprint massif, il n’y aura pas de danger majeur bien qu’en 2018 les journalistes du Monde avaient désigné l’arrivée de Valence comme la plus moche de la Grande Boucle 2018…

Les premiers effets de la fatigue se feront sentir après le passage des Alpes, même si les coureurs sortent d’une journée de repos. L’arrivée des Pyrénées poussera certains coureurs à garder des réserves pour les luttes des jours suivants. En effet, dès le lendemain, le Mont Ventoux se dresse sur la route du Tour et il sera certainement déjà dans tous les esprits.

L’avis de Yoann Offredo

« Une étape sans véritables difficultés, mais je ne pense pas qu’elle se terminera forcément au sprint. Les coureurs sortent des Alpes et au lendemain de la journée de repos certains auront des fourmis dans les jambes. Les non grimpeurs ou non sprinteurs ont quelques étapes pour essayer dans gagner une.

Je vois bien Thomas De Gendt, Philippe Gilbert ou un baroudeur partir dans une échappée et aller au bout. Si personne n’a de bon de sortie et que les équipes de sprinteurs maîtrisent, on aura droit à un sprint massif. Mais après le passage des Alpes, je ne pense pas que les équipiers des sprinteurs seront en mesure physiquement d’assurer le train du peloton. »

Albertville – Valence, étape mythique – à retrouver dans le Sport.

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