vendredi 3 février 2023

Tour de France 2022 — 11ème étape : Albertville-Col du Granon (mercredi 13 juillet)

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Le Tour de France aura attendu 36 ans avant de revenir au Col du Granon pour une arrivée d’étape. C’est pourtant un site très intéressant car il permet de préparer des attaques et offrir du spectacle à chaque fois qu’il est retenu.

En 1986 (la dernière fois qu’il a été au programme du Tour), Eduardo Chozas s’imposait dans l’étape Gap-Col du Granon-Serre Chevalier. En 2022, c’est un pur grimpeur qui lui succèdera, pas forcément un coureur qui joue le général car les grands leaders pourraient se neutraliser. Vu le profil de l’étape, un pur grimpeur sera à l’aise, un coureur qui n’a pas peur de prendre des risques comme Sergio Higuita peut être considéré comme favori pour la victoire.

Cette fois-ci, l’étape ne part pas de Gap, mais d’Albertville qui est ville étape pour la 7ème fois. Elle fait partie des habituées du Tour. La première partie de la course ne présente pas de dangers, elle est propice à des échappées qui auront quand même du mal à aller au bout. Les premières difficultés arrivent au 50ème km avec les lacets de Montvernier, une montée de 3,4 km à 8,2%. Après la descente, ce n’est pas fini puisqu’il faut franchir les cols du Télégraphe puis du Galibier.

Long de 11,3 km, le col du Granon est très exigeant

Le Col du Granon n’est pas à sous-estimer, même s’il passe après des cols du Télégraphe et du Galibier. Le Col du Granon arrive après la traversée de Serre-Chevalier. Long de 11,3 km, le col du Granon est très exigeant, avec un dénivelé de 1040 mètres et une pente oscillant entre 8 à 11% (9,2% de moyenne). L’arrivée à 2 413 mètres offre une magnifique vue sur le massif des Ecrins et la vallée de Serre Chevalier Briançon.

Pendant 25 ans, le Col du Granon a été le site d’arrivée le plus haut du Tour de France. Cette étape en précède une autre mythique et très dure, celle de l’Alpe d’Huez. Les coureurs pourraient avoir en tête la terrible étape du lendemain avec de nombreux cols et garder des forces. L’étape de l’Alpe d’Huez s’annonce terrible pour les organismes et il pourrait y avoir des défaillances avec autant de montagne en peu de temps.

L’avis de Yoann Offredo

« C’est une des plus belles étapes de cette édition. Des montées très exigeantes, il y a bien sûr les plus connues comme le Col du Galibier, du Télégraphe ou du Granon, mais aussi des moins célèbres tout aussi difficiles. Je pense notamment aux Lacets de Montvernier 46 km après le départ d’Albertville. Le départ s’annonce donc mouvementé, tout le monde voudra être bien placé avant les premiers lacets, ça promet du spectacle. La descente de ce col est rapide, il faut ensuite enchainer avec le Télégraphe et le Galibier puis la montée du Granon 11 km à 9,2%. Cette étape avec des cols très hauts convient parfaitement aux Colombiens, l’un d’eux pourrait s’imposer. D’ailleurs, le Galibier (2642 mètres) sera cette année le toit du Tour. Il ne peut que l’honorer avec une victoire au bout. »

De Copenhague, ville de départ, le 1er juillet, à Paris, pour l’arrivée, le 24 juillet, Le Quotidien du Sport vous présente les 21 étapes du Tour de France.

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