mercredi 17 juillet 2024

Tour de France : jamais 2 sans 3 pour Dylan Teuns (Israël-Premier Tech) ?

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Vainqueur d’une étape dans la Grande Boucle en 2019, puis d’une autre deux ans plus tard, le Belge Dylan Teuns aimerait faire la passe de trois. Entretien pour Cyclisme magazine et Le Quotidien du Sport.

Quel regard portez-vous sur vos premiers mois de compétition ?

Ma première partie de saison n’a pas été celle espérée. Je me suis bien comporté sur l’Etoile de Bessèges et la Route du Soleil, mais je n’ai pas été à mon meilleur niveau pour autant. Ensuite j’ai été malade pendant les classiques et je n’ai pas pu courir les ardennaises qui étaient mon plus gros objectif de ma première partie de saison. Cela me motive encore plus pour tourner la page et entamer ma deuxième partie de saison lors de laquelle j’espère atteindre mon meilleur niveau.

Quelles sont justement vos ambitions dans les semaines qui viennent ?

Le Tour de Suisse est ma prochaine course et, après un bon bloc en altitude, j’espère vraiment me tester sur cette épreuve. Bien sûr le Tour de France est toujours un objectif. Après le Tour je ferai de plus petites courses et je me reposerai. Je passerai ensuite sur les courses italiennes d’un jour en fin de saison. Je connais bien le Tour de Lombardie et j’espère retrouver le podium sur ce genre d’épreuve.

« Il va falloir aborder le Tour de manière agressive »

Vous étiez attendu l’an dernier pour permettre à l’équipe de rester en World Tour. Cela n’a pas été le cas. Cela a changé quoi pour vous ?

Pour moi rien en tant que coureur. Je continue à disputer les plus grandes courses. L’équipe reçoit des invitations  pour participer aux plus grandes épreuves. On a remarqué à quel point l’équipe a bien couru le Giro. Cela a prouvé à tout le monde  que  désormais  on avait cette capacité à courir plus libre et de manière plus agressive.

Notre équipe a déjà marqué beaucoup de points cette année. Il semble déjà qu’on sera parmi les deux premières équipes Pro Team la saison prochaine. Cela nous garantit de participer aux courses World Tour que nous désirons. C’est appréciable.

Qu’attendez-vous de vous-même sur le Tour ?

On se focalisera sur les victoires d’étapes et c’est mon objectif. J’ai déjà deux victoires d’étapes à mon actif et j’aimerais en gagner une troisième. Je serai heureux si je cours au top de ma forme pour espérer une victoire d’étape. L’équipe a remporté deux victoires d’étape l’an dernier (Simon Clarke et Hugo Houle, Ndlr) en courant de manière très agressive dans les échappées. C’est ce qu’ils ont répété sur le Giro. C’est aussi de cette manière qu’on doit aborder le Tour.

Que signifierait une troisième victoire personnellement ?

Ce serait incroyable. C’est le rêve de tout coureur et j’en ai déjà deux. Mais j’ai envie de plus. Je suis encore jeune (31 ans, Ndlr). Il me reste encore pas mal d’années. Donc cela reste toujours un but.

Avez-vous certaines étapes en tête ?

Certaines étapes avec des montées raides peuvent me convenir comme à la Planche des Belles Filles où je me suis imposé (en 2019, Ndlr). En général, les étapes dans les Alpes sont intéressantes pour moi aussi. Mais quand vous courez pour une victoire d’étape depuis une échappée, l’issue dépend aussi de la manière dont le groupe pour le général réagit. On a vu dans le Giro que le groupe  pour le classement général laissait beaucoup faire les échappées. Je  ne crois pas qu’on puisse autant attendre cela sur le Tour.

Et collectivement ?

Je pense que les victoires d’étapes seront le défi cette année. Surtout avec les deux succès de l’an dernier.

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